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Des élèves du collège REP+ Les Capucins de Melun participent à la 5ème édition du Prix « Non au harcèlement » organisée par le Ministère

12 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Des collégiens bâtisseurs de possibles à Melun

Des élèves du collège REP+ Les Capucins participent à la 5ème édition du Prix « Non au harcèlement » organisée par le Ministère.

Cette initiative fait suite à un projet mené l’année dernière par Madame Philippon, professeur d’histoire géographie-EMC.

Les élèves sont alors en classe de 6ème. Ils considèrent que la vie de la classe doit être améliorée. La seule piste envisageable pour eux est le recours à la punition. Madame Philippon n’adhère pas à cette solution purement répressive. Elle engage alors ses élèves à devenir acteurs du changement, « bâtisseurs de possibles ».
Ils expérimentent les messages clairs. Fara, élève de la classe, considèrent qu’ils « permettent de dire à quelqu’un qu’il nous a fait du mal ». Ryan précise que par ce biais « on peut s’exprimer sans utiliser la violence ».

La réflexion menée à partir des messages clairs aboutit à la réalisation de deux vidéos : « STOP aux bêtises ! » et « STOP au harcèlement ! ». Les élèves prennent ainsi conscience que « pour ne pas harceler, il faut se mettre à la place de la victime » (Fara). Ils développent ainsi des capacités d’écoute et d’empathie. Ils perçoivent les enjeux de s’engager et d’être responsable dans la vie collective.« En cas de harcèlement, il faut essayer d’intervenir » explique Oumar.

L’entrevision de possibles ne s’arrête pas là. La réflexion se poursuit cette année. Les élèves volontaires remanient la vidéo « STOP au harcèlement ! ». « Ils l’ont redécoupée pour qu’elle ne dure que 3 minutes. Ils ont décidé eux-mêmes du montage. Ryan a inventé les paroles de la bande-son » explique Mme Philippon.
Le jeune homme témoigne : « Ce chant est basé sur l’histoire décrite dans la vidéo. C’est l’histoire d’un garçon nommé Bernard. Les gens le regardent et ne font rien, c’est pas normal ! Ça fait bizarre de savoir que c’est moi qui ai écrit la chanson ».
Mme Philippon se réjouit : « Les volontaires sont venus sur le temps hors-classe. Je suis contente de les suivre cette année sur ce projet, de voir comment ils évoluent ». Les élèves ont l’air tout aussi ravis !« Cette année pour le concours, je ne souhaitais pas venir retravailler, explique Ryan, mais Fara m’a poussé à y participer. Je ne suis pas déçu ».

Avec le recul, les effets du projet dans la vie des élèves au collège se font sentir : « Mes bêtises ont diminué grâce au film » dit Fara. Ça m’a ouvert l’esprit, ajoute Ryan,et donné l’envie d’avancer sur mes projets, de réussir à l’école même si c’est dur ! »

Ces élèves et leurs camarades sont des « Bâtisseurs de possibles ». Ils sont acteurs du changement et développent des compétences psychosociales pour s’adapter aux contraintes de la vie en société.

Extrait de carep.ac-creteil.fr du 05.02.18 : Des collégiens bâtisseurs de possibles à Melun

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