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L’état de l’École 2017. Coûts, activités, résultats (DEPP) avec plusieurs indicateurs sur l’éducation prioritaire ou l’origine sociale des élèves

15 novembre 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’état de l’École 2017. Coûts, activités, résultats
Synthèses statistiques - Statistiques - publications annuelles - Numéro 27, novembre 2017

La vingt-septième édition de L’état de l’École présente la synthèse des indicateurs statistiques essentiels dans le champ de l’éducation. Cette publication rassemble 34 indicateurs qui permettent d’analyser notre système éducatif, d’en apprécier les évolutions et de mesurer l’impact des politiques mises en œuvre.

Les tendances décrites dans les numéros précédents se confirment. L’effort de la nation est important. Il s’est traduit par une amélioration du niveau de qualification, sans toutefois parvenir à diminuer les inégalités, en particulier celles liées à l’origine sociale, ni à réduire les écarts des élèves en grande difficulté scolaire.

Les indicateurs sont répartis en trois thèmes principaux : 1. les coûts ; 2. les activités ; 3. les résultats. Ils sont accompagnés d’un historique permettant de lire les évolutions du système éducatif et des comparaisons internationales.

L’objectif est d’alimenter le débat public autour de l’École, avec des données objectives, pour contribuer à améliorer la réussite de tous les élèves.

La présente édition est enrichie de plusieurs fiches exposant les résultats des enquêtes internationales sur les évaluations des élèves (indicateurs 23, 24 et 25), sur l’insertion professionnelle des jeunes sortants de 2013 (indicateur 34) ainsi qu’une analyse sur la ségrégation sociale entre les collèges (indicateur 11).

Les données, tableaux et graphiques de la présentation [xls]

 

EXTRAITS

Note : Consulter chaque indicateur selon son numéro d’ordre

COÛTS

6. L’aide sociale aux collégiens et aux lycéens
Un quart des collégiens et lycéens bénéficient d’une aide directe de l’État, sous forme de bourses : la proportion atteint 36,2 % en lycée professionnel. En incluant les primes et les fonds sociaux, le montant de l’aide directe totale atteint 707,1 millions d’euros en 2016.
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ACTIVITES

 
10. L’éducation prioritaire
Les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) accueillent 7 % des écoliers et collégiens. Plus de sept élèves de collège REP+ sur dix sont issus des catégories sociales défavorisées et un sur cinq a un retard scolaire d’au moins un an en entrant en sixième. Par ailleurs, ces élèves maîtrisent moins bien les compétences du socle commun et leur réussite au diplôme national du brevet est, en moyenne, de 11 points inférieure à celle des collèges publics hors éducation prioritaire
10.1 Indicateurs sur l’origine sociale et le retard scolaire à la rentrée 2016 (en %)
10.2 Proportions d’élèves qui maîtrisent les compétences 1 et 3 du socle commun en 2015 et 2016
10.3 Répartition des élèves selon leurs notes aux épreuves écrites du diplôme national du brevet (DNB) en 2016
Voir l’indicateur page 32]

A la rentrée 2016, 364 collèges publics et 2 470 écoles publiques appartiennent à un réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) en France métropolitaine et dans les DOM. Ces derniers accueillent 459 900 écoliers et 177 800 collégiens,
soit 7 % des élèves du public.
Les autres collèges et écoles de l’éducation prioritaire représentent environ 13 % des élèves du public, soit près de 1 100 000 ; ils appartiennent à des réseaux d’éducation prioritaire (REP). Un réseau regroupe un collège et les écoles de son secteur.
En 2015, un objectif de scolarisation précoce a été défini en REP+, visant à porter le taux de scolarisation des enfants de 2 ans à 50 % (et à 30 % en REP).

À la rentrée 2016, 22,7 % des enfants de 2 ans étaient scolarisés en REP+, contre 19,5 % en REP et 9,9 % ailleurs. Les collégiens des REP+ sont très massivement d’origine sociale défavorisée : près de trois quarts d’entre eux ont des parents ouvriers ou inactifs, contre 60,1 % en REP et 37,8 % dans les établissements publics hors EP (France métropolitaine et DOM) (tableau 10.1)
. Leur retard scolaire est plus fréquent : 19,0 % des élèves en REP+ sont « en retard » à l’entrée en sixième contre 15,4 % en REP et 8,5 % dans les autres établissements publics.
En début de sixième comme en fin de troisième, les élèves des REP+ maîtrisent moins bien que les autres élèves les compétences 1 (maîtrise de la langue française) et 3 (principaux éléments de mathématiques, culture scientifique et technologique) du socle commun (se reporter à la fi che 20 sur la maîtrise des compétences du socle). En 2015, si 59,8 % des élèves de sixième des collèges du programme REP+ maîtrisent la compétence 1 du socle, ils sont 71,8 % dans les collèges en REP et 83,2 % ailleurs (tableau 10.2)

. En 2016, à la fin de la troisième, 64,3 % des collégiens en REP+ maîtrisent la compétence du socle 1 alors qu’ils sont 70,4 % en REP et 78,5 % dans les autres collèges publics hors éducation prioritaire. Le diplôme national du brevet (DNB) comprend un examen écrit de trois épreuves (français, mathématiques et histoire-géographie-éducation civique). À la session 2016, 43,9 % des élèves des collèges REP+ et 54,1 % des élèves des REP ont obtenu plus de 10/20
aux épreuves écrites, contre 72,7 % dans les autres collèges publics. Cependant, en prenant en compte le contrôle en cours de formation et l’oral d’histoire des arts, les écarts diminuent : 76,1 % des élèves en REP+ ont obtenu leur DNB contre 87,0 % ailleurs (figure 10.3).

Ces indicateurs doivent être interprétés plus comme un état des lieux initial sur la réussite scolaire des élèves en REP+ que comme une évaluation de ce
dispositif. En effet, il n’est entré en application qu’à la rentrée 2015, et ses actions pédagogiques propres n’ont pas pu être pleinement appliquées.

 

11. Les écarts de milieu social entre les collèges
Les écarts de milieu social entre collèges sont importants : à la rentrée 2016, 10 % des collèges ont moins de 14,5 % d’élèves qui sont enfants d’ouvriers ou d’inactifs, et 10 % en ont plus de 63,0 %. Les collèges publics accueillent des élèves en moyenne plus défavorisés que les collèges privés et l’écart entre les deux secteurs a sensiblement augmenté ces dernières années.
Télécharger les données, tableaux et graphiques de « Les écarts de milieu social entre les collèges » [xls]

19. Le climat scolaire
C’est en lycée professionnel que l’on observe les plus hauts niveaux de violence et d’absentéisme des élèves, mais ces phénomènes sont concentrés dans certains établissements. Les actes violents sont moins fréquents en lycée d’enseignement général et technologique, et l’absentéisme des élèves est plus rare au collège. Les heures d’enseignement non assurées sont plus nombreuses en lycée, en raison de la fermeture totale des établissements en fin d’année scolaire.
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RESULTATS

29. Les sorties aux faibles niveaux d’études
La part des jeunes de 18 à 24 ans qui ne sont pas en formation et n’ont aucun diplôme ou seulement le diplôme national du brevet a diminué régulièrement entre les années 1980 et 2000. La baisse est moins prononcée depuis le début des années 2000. Par ailleurs, 7,7 % des élèves arrêtent leurs études avant d’atteindre la fin du second cycle du secondaire.
Télécharger les données, tableaux et graphiques de « Les sorties aux faibles niveaux d’études » [xls]

31. Le niveau d’études selon le milieu social
Si l’accès à l’enseignement secondaire, puis supérieur, s’est généralisé à la fi n du XXe siècle pour l’ensemble de la population française, des disparités selon l’origine sociale de l’élève demeurent. Elles concernent en particulier l’obtention du baccalauréat, le type de baccalauréat obtenu et le niveau du plus haut diplôme obtenu.
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33. Le diplôme, la situation sociale et le salaire
Plus un jeune en emploi est diplômé, plus sa catégorie socioprofessionnelle et son salaire sont élevés. Globalement, les jeunes femmes occupent des postes aussi qualifiés que les jeunes hommes. En revanche, ces derniers perçoivent des salaires supérieurs, à niveau de diplôme équivalent.
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34. L’insertion professionnelle des jeunes sortants de 2013
Dans un contexte de faible reprise économique, les jeunes de la génération 2013 accèdent à peine plus à l’emploi que ceux de la génération 2010, qui avaient vu leur insertion fortement contrariée par la crise. En 2016, soit trois ans après avoir quitté le système éducatif, 70 % des jeunes occupent un emploi. Seuls 40 % des non-diplômés sont dans cette situation, confirmant le caractère structurel des difficultés qu’ils rencontrent.
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Extrait de education.gouv.fr du 14.11.17 : L’état de l’École 2017. Coûts, activités, résultats

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