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Selon l’Enquête CEREQ 2013, "Quand l’école est finie. Premiers pas dans la vie active de la génération 2010", le poids des discriminations sociales, ethniques et géographiques demeure

24 octobre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Quand l’école est finie. Premiers pas dans la vie active de la génération 2010 – Enquête 2013, coord. Olivier Joseph et Pascale Rouaud, Centre d’études et de recherches sur les qualifications, 2014, 92 p.

Bien que nécessaire, le diplôme est-il aujourd’hui, pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail, une garantie suffisante contre le chômage ? Comment les origines sociales et géographiques jouent-elles sur les conditions d’insertion ? Les jeunes femmes connaissent-elles des situations professionnelles particulières ?
Cette cinquième édition de Quand l’école est finie apporte un éclairage original sur les premiers pas dans la vie active des jeunes sortis du système scolaire en 2010 et interrogés en 2013.

La publication sur le site du CEREQ

 

[...] Par ailleurs, accéder à un emploi s’avère toujours plus difficile pour les jeunes issus de l’immigration, notamment extra-européenne, ou ceux issus d’une zone urbaine sensible (Zus). A tous les niveaux de sortie, quel que soit leur sexe, les jeunes issus de l’immigration (13% de la génération) connaissent des débuts de vie active plus chaotiques que les autres. Ils ont davantage suivi une trajectoire aux marges de l’emploi, marquée par un chômage durable ou une inactivité. Pour ce qui est des jeunes qui résidaient en zone urbaine sensible à la fin de leurs études, trois ans après leur sortie, leur taux de chômage est de 34%, soit 12 points de plus que celui des autres jeunes de la génération 2010. Là encore, les difficultés d’insertion renvoient en bonne partie, mais en partie seulement, aux faibles niveaux de diplôme.

Extrait de najat-vallaud-belkhacem.com Présentation à la presse de "Quand l’école est finie" du CEREQ

 

La publication montre toutefois à quel point l’insertion des jeunes reste liée à leur genre ainsi qu’à leurs origines sociales, les jeunes issus de l’immigration ou résidant en zone urbaine sensible demeurant ainsi particulièrement fragilisés.

"Le poids des inégalités sociales demeure", souligne Najat Vallaud-Belkacem. La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche tient "à rappeler combien [elle] accorde de l’importance à la mission d’insertion professionnelle qui est aussi celle de l’école".
À cette fin, les collégiens suivront des parcours d’orientation et de découverte du monde professionnel afin de choisir leur filière en meilleure connaissance de cause. Des bourses de stages permettraient également de faciliter la découverte du monde de l’entreprise.

Extrait de touteduc.fr du 23.10.2014 : Insertion professionnelle des jeunes : la situation des jeunes femmes de la "Génération 2010" un peu meilleure (CEREQ)

 

Trois ans après leur sortie du système éducatif que deviennent les jeunes ? Le Céreq pose régulièrement cette question et présentait le 23 octobre l’édition 2014 de ces "premiers pas dans la vie active" pour la génération sortie en 2010. A rebours de bien des lieux communs, le Céréq montre que le diplôme compte bien davantage encore dans l’accès à l’emploi et que les jeunes aiment leur travail. Il souligne aussi la montée des discriminations.

[...] Les inégalites restent fortes dans l’accès à l’emploi. 71% des enfanst de cadres accèdent à un emploi durable contre 55% des enfants d’ouvriers et 51% des enfants d’immigrés. Un enfant de cadre a deux fois plus de chance de devenir cadre qu’un enfant d’ouvrier. A l’inégalité sociale s’ajoute la discrimination ethnique et même géographique. Ainsi le taux de chômage monte à 34% chez les jeunes résidant en zone urbaine sensible (ZUS) contre 22% hors zus. 12% des jeunes se sentent discriminés.

N. Vallaud-Belkacem est intervenue sur ce terrain. Estimant que "l’école doit s’occuper de ce que deviennent les élèves" elle a déclaré vouloir que "l’école ne conforte pas les discriminations". Elle souhaite par exemple proposer aux élèves une bourse de stages qui contournerait les pratiques discriminatoires. Mais pour cela elle a besoin de l’aide des collectivités locales.

Extrait de cafepedagogique.net du 24.10.14 : Quand l’école est finie : Comment les jeunes s’insèrent dans la vie active ?

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