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Le SNUDI-FO (1er degré) publie un dossier "spécial" de 4 p. intitulé "Dispositif REP+ : "Un laboratoire de la déréglementation"

9 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Dispositif REP+ ; Un laboratoire de la déréglementation

Dans le cadre de la refondation de l’école, le dispositif REP+ est maintenant en place depuis trois ans.
Côté cour, la ministre "communique" sur les journées libérées pour les enseignants et sur l’indemnité REP+.

Côté jardin, le dispositif est un véritable laboratoire de la dérèglementation permettant toutes les dérives locales en matière d’annualisation de temps de travail et de flexibilité. Il permet également aux inspecteurs d’académie de généraliser les postes à profil, notamment pour la direction d’école, contre le barème et le statut.

Il aboutit même parfois à des situations ubuesques avec l’ensemble des titulaires d’une école absents sur la même journée, et remplacés par des brigades REP+ qui sont souvent de jeunes collègues, ce qui ne peut qu’être facteur de désorganisation de l’école.

Le SNUDI-FO défendra pied à pied le statut et les conditions de travail des enseignants, ainsi que l’intérêt de l’école publique, face à cette dérèglementation organisée.

Le SNUDI-FO invite les syndicats départementaux à réunir les personnels REP+, adjoints, directeurs et remplaçants, et à prendre toutes les initiatives pour faire valoir leurs revendications.

 

Non à l’annualisation du temps de travail,
non aux récupérations hors temps de classe

des ORS (obligations réglementaires de service) dérogatoires à celles des PE affectés dans des écoles hors REP+ ; sous couvert de temps libéré, il s’agit d’une expérimentation d’une plus grande annualisation du temps de travail des PE.
En effet, aux 108 heures s’ajoute parfois la récupération des heures issues de certaines des 18 demi-journées « libérées ».

Le SNUDI-FO refuse cette nouvelle dérèglementation qui dans certains départements va même jusqu’à sortir du cadre des textes officiels.
● La circulaire.du 4 juin 2014 précise : « Les enseignants exerçant dans une des écoles Rep+, listées dans un arrêté ministériel, bénéficient de la libération de 18 demi-journées par année scolaire dans leur service d’enseignement... »
Les 18 demi-journées doivent donc être libérées sur le temps d’enseignement, c’est-à-dire sur les 24 heures hebdomadaires de classe.
Les IA-DASEN qui cherchent à imposer des « récupérations » de ces 18 demi-journées le soir et/ou le mercredi après-midi (voire pendant les congés) outrepassent leurs prérogatives.
Par exemple, dans le Bas-Rhin ou dans le Rhône, les PE en REP+ sont convoqués à une « formation » un mercredi après-midi puis sont libérés de leur classe un lundi matin dans le cadre des 18 demi-journées.
la circulaire précise :
"... pour participer aux travaux en équipe nécessaires à l’organisation de la prise en charge des besoins particuliers des élèves qui y sont scolarisés, aux actions correspondantes ainsi qu’aux relations avec les parents d’élèves et à la formation... Ces activités seront organisées en concertation avec les équipes pédagogiques."
« Les Ia-DaSEN et les IEN en charge des REP+ définissent le calendrier annuel de mise en œuvre des 18 demi-journées à l’échelle du réseau dans lequel se trouvent les écoles, en concertation avec les équipes pédagogiques.
Le calendrier annuel de mise en œuvre de ces 18 demi-journées doit donc tenir compte des demandes des enseignants et être arrêté avant le début de l’année scolaire.
Les 18 demi-journées sont présentées comme un "bénéfice" pour les PE en REP+. Il est donc prévu que le PE ait du temps libéré et non de nouvelles contraintes de « formations » prenant un caractère obligatoire pour mettre en place une pédagogie officielle dont l’enseignant devra rendre des comptes lors de l’évaluation

 

Le SNUDI-FO revendique : aucune obligation de récupération en dehors des heures d’enseignement
Le "compte-temps REP+" dans les Bouches-du-Rhône

L’administration oblige les équipes REP+, dans le cadre des 9 journées « libérées », à ne pas aller travailler en classe durant une semaine complète, appelée semaine « Baléares », « rouge » ou « asynchrone »... Chaque collègue doit donc choisir une semaine dans le calendrier scolaire : une semaine sans rien à rendre compte. Il peut quitter le département, le pays, sans avoir à demander autorisation. Il bénéficie donc d’un calendrier scolaire individuel.
C’est une brigade dédiée (REP+) qui viendra remplacer le collègue libéré. Pour l’IA, c’est plus pratique de bloquer la brigade sur 1 semaine complète plutôt qu’un jour, par-ci, par-là...
Ces 24 h libérées devraient ensuite être rattrapées dans le cadre de l’annualisation, hors temps scolaire. Dans la pratique, cela varie en fonction des circonscriptions.
Ce dispositif a été présenté aux OS lors d’un groupe de travail (GT) CTSD. Seule FO a dénoncé l’annualisation, l’individualisation, la flexibilité et la dérèglementation des ORS de ces collègues et de leurs droits statutaires.

(voir la suite en ouvrant le lien ci-dessous, le texte étant difficilement copiable, NDLR)

Extrait de fo.snudi.fr de février 2017 : Le dispositif REP+ : un laboratoire de la dérèglementation

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