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"Surveillante", témoignage d’une assistante d’éducation dans un collège REP de banlieue, par Nora Bussigny, éditions Favre, avril 2018

20 avril 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

VIDEO. Pionne de banlieue : « Les insultes [entre élèves, NDLR] sont si fréquentes dans certains collèges, qu’elles ne sont plus sanctionnées »

Ce sont les vigies des collèges et des lycées. Pourtant le rôle des surveillants (ou assistants d’éducation) n’est pas valorisé dans la société. Dans l’ouvrage Survaillante qui sort ce jeudi, Nora Bussigny, étudiante en lettres, raconte son expérience pendant un an dans un collège classé REP de banlieue parisienne. Un témoignage précieux sur les violences scolaires et la difficulté pour les établissements d’y répondre efficacement.

[...] A vous lire, les sanctions prises à l’égard des élèves en cas de dérive ne semblent pas très efficaces…
Une heure de colle, ça ne sert à rien, car l’élève ne s’interroge pas sur ses agissements. Il faudrait mettre en place des punitions plus éducatives, comme des tâches d’intérêt général par exemple, qui pourraient leur permettre une meilleure prise de conscience. Je pense aussi qu’un psychologue devrait aussi être à temps plein dans les établissements les plus difficiles. Car beaucoup d’élèves vivent dans la pauvreté, au sein de familles monoparentales en difficultés ou sont confrontés à des problèmes de violences. Si on prenait davantage en compte leurs problèmes, le climat scolaire y gagnerait certainement.

Vous déclarez que devenir pionne vous a fait mûrir vite, pourquoi ?
Le fait d’avoir connu une expérience dans un collège difficile où les sentiments sont exacerbés m’a fait progresser humainement. Avant cette expérience, j’étais belliqueuse. Mais en rencontrant des élèves qui étaient plus en colère que moi contre beaucoup de choses, j’ai appris à relativiser. Je n’étais pas très empathique et je le suis devenue beaucoup plus.

*Surveillante, Nora Bussigny, éditions Favre.

Extrait de 20minutes.fr du 12.04.18 : Pionne de banlieue : « Les insultes sont si fréquentes dans certains collèges, qu’elles ne sont plus sanctionnées »

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