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"Réformer l’éducation" (numéro en ligne de la revue de Sèvres). Entretien du Café avec le coordonnateur. Vers un enseignement décentralisé "dans des lieux et des formes d’apprentissage organisés en partenariats ?"

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Additifs du 19.06.20

Réformer l’éducation (et non plus l’école ?)
L’avenir de l’éducation est-il hors de l’école ? C’est ce que donne à penser le dernier numéro de la Revue internationale d’éducation (n°83). Invités à donner leur vision de l’école en 2030, des experts du monde entier dessinent un système éducatif où la forme scolaire n’est plus qu’un élément mis en réseau avec d’autres acteurs. Un monde où la question de la réforme scolaire est dépassée par une "responsabilisation" et un jeu entre des acteurs variés qui adaptent un système éducatif aux contours fuyants. Alors que la pandémie vient de démontrer la nécessité de l’institution scolaire, les experts convoqués par la revue dessinent un monde où la part de l’Ecole décline au profit d’autres acteurs. Un univers éducatif où des dispositifs , comme le 2S2C, ont pris le dessus sur l’école pour tous.

"Ce ne sont pas les réformes qui changent l’école mais l’inverse"

Le précédent numéro de la Revue internationale d’Education de Sèvres montrait la privatisation montante et inéluctable des systèmes éducatifs. Ce nouveau numéro continue sur la même ligne de pensée en promettant des systèmes éducatifs où l’institution scolaire n’a plus qu’une part plus ou moins congrue. Il fait suite à un colloque organisé au CIEP de Sèvres en juin 2019 dont Le Café pédagogique avait rendu compte.

La Revue interroge d’abord les réformes éducatives pour tirer un relatif constat d’échec. Certes JM BLanquer, qui avait ouvert le colloque, vante le "pragmatisme" de ses réformes. Mais Xavier Pons montre les limites de ce "pragmatisme" qui tourne au bricolage et à l’opacité. Pour Antonio Novoa, ce ne sont pas les réformes qui changent l’école mais l’inverse.

"Plus que l’école, c’est l’avenir qui apparaît incertain"

Mais la partie la plus importante de la revue est consacrée à l’avenir de l’Ecole. Le québécois Claude Lessard croit dans le maintien de l’institution scolaire mais prise dans un marché émergent. "L’intensification de la scolarisation a pour conséquence que les familles sont prises dans une course sans fin pour un avantage comparatif pour leur enfant, d’abord sur le quasi-marché scolaire, puis sur le marché du travail et dans l’ensemble des champs sociaux. Cette course pousse vers le haut les taux de scolarisation, et à l’intérieur des divers ordres d’enseignement, à la recherche constante des meilleurs créneaux, des meilleures (ou réputées telles) formations et des diplômes des institutions les plus prestigieuses, dites de « classe mondiale ». Cette poussée de croissance de la scolarisation et le rôle qu’y jouent les classes moyennes, ne permettent pas de conclure que les inégalités dans l’école ont disparu ou se sont atténuées. On observe même des phénomènes de ségrégation scolaire". Pour lui, "Plus que l’école, dont on voit mal comment nos sociétés pourraient se passer, c’est l’avenir qui apparaît incertain et, à bien des égards, inquiétant".

Avec la technologie l’éducation échappe à l’école

Mais Mark Bray pose la question de l’avenir de la forme scolaire. Pour lui, "l’apprentissage est une activité, pas un lieu". La technologie change l’accès au savoir. "L’avènement d’internet et des moteurs de recherche fait que, d’un clic de souris ou d’iPhone, les élèves peuvent instantanément accéder à des réservoirs de connaissances bien plus vastes que ceux que les enseignants pourront jamais fournir... Les technologies de l’enseignement et de l’apprentissage à distance existent depuis longtemps, au format individuel et collectif, mais elles sont en train de se révolutionner. Les entreprises de tutorat, en Chine par exemple, ont recours à des logiciels visant à tirer profit des compétences de leurs meilleurs enseignants en ville pour atteindre des classes d’apprenants situées dans les zones rurales. Le logiciel de leurs caméras à distance analyse les expressions faciales des élèves pour indiquer dans quelle mesure ils sont concentrés sur leur tâche et comprennent les cours. Les enseignants qui se trouvent à des centaines, voire des milliers de kilomètres, travaillent avec des assistants sur place et adaptent leur pédagogie en fonction des informations fournies par la technologie. Et ces enseignants à distance n’ont pas besoin de se limiter à des partenariats avec des écoles formelles. De plus en plus de familles s’inscrivent à des formes de soutien sur internet dans des centres dédiés, dans des bibliothèques, des cafés ou d’autres espaces publics, mais également à leur domicile. Dans certains cas, les cours demeurent axés sur le contenu mais, de plus en plus, le leitmotiv devient : « Notre manière d’enseigner est plus importante que ce que nous enseignons ». Les élèves sont guidés afin de trouver leur propre contenu et de bâtir leur propre compréhension". Partout se développent les cours de soutien privés qui parfois remplacent l’école. "En Égypte, en Inde et dans de nombreux autres pays, un nombre considérable d’élèves se contentent de prétendre suivre l’enseignement ordinaire, alors que dans les faits, ils sèchent les cours pour se consacrer aux cours privés." Sa conclusion c’est que "Les systèmes scolaires devront coexister avec de nombreux autres canaux d’apprentissage et d’enseignement, et l’évolution de ces autres canaux nécessitera des ajustements des modèles de scolarisation. Ces ajustements peuvent se produire plus rapidement dans certaines sociétés que dans d’autres, mais le fait que les évolutions technologiques et les progrès de l’éducation de l’ombre sont manifestes dans toutes les cultures semble indiquer que ces changements seront visibles dans des sociétés de tous types, partout dans le monde".

L’éducation informelle à l’assaut de l’Ecole

Pour Baba Moussa, président de la Confemen, la conférence des ministres de l’éducation de la francophonie, le système éducatif ne peut plus se réduire en Afrique à l’enseignement formel. Mais il élargit sa réflexion. "Si l’institution scolaire reste l’une des réponses incontournables à l’apprentissage, elle n’est plus la seule et elle peut elle-même adopter plusieurs formes. Si le rôle complémentaire de l’éducation non formelle est de plus en plus reconnu en Afrique, face à la forte déperdition et aux abandons scolaires, il l’est moins en France et dans plusieurs pays d’Europe, où le système scolaire, souvent conservateur, accueille tout de même la majorité d’une classe d’âge. Or Nathalie Mons montrait déjà, au début des années 2000, que se développaient dans plusieurs pays de l’OCDE, à côté du modèle scolaire traditionnel centralisé, soit une logique de la « différence dans l’unité », dans laquelle les mêmes objectifs éducatifs sont définis pour tous, tout en laissant la possibilité de choisir des chemins différents d’accès au savoir, soit une logique de « fonction éducative désarticulée », où « de nouveaux acteurs s’emparent de la fonction éducative sans contrôle apparent ». S’il s’avère que le second modèle peut influencer négativement l’équité sociale, le premier, en favorisant la diversité des acteurs, la liberté de choix et un contrôle optimal de l’État, permettrait d’obtenir un niveau éducatif général élevé et plus de facilité de réussite pour un plus grand nombre". Il conclut donc à un changement de paradigme.

Deux autres grands experts se font entendre. Andrew Heargraves plaide pour un pilotage des systèmes par le milieu, c’est à dire l’abandon du pilotage national et son remplacement par des réseaux d’acteurs régionaux. Anthony Bryk défend ausi l’idée de "communautés d’amélioration en réseau".

Une rescolarisation en partenariat avec de nombreux acteurs

En tirant la conclusion de ce numéro, Jean-Marie de Ketele, coordinateur du numéro, voit l’avenir de l’éducation dans "un maillage collaboratif au coeur du système" où l’école formelle n’est plus qu’un élément. "Suite à l’émergence et à la multiplication d’espaces d’intelligence collective, le scénario actuel de la forme scolaire se transformerait progressivement, non pas vers un scénario de rescolarisation, mais vers un scénario des formes partenariales, où les divers lieux et espaces d’apprentissage qui se multiplient et se multiplieront établiraient des collaborations. Le système éducatif ne se réduirait plus à l’espace et à la forme scolaire ; et le ministère de l’éducation verrait donc son rôle s’élargir, en mobilisant les intelligences collectives et les partenariats autour d’un récit mobilisateur que l’on peut espérer au service d’un bien commun".

L’avenir de l’Ecole c’est le 2S2C ?

Ce numéro , savant et théorique, nous ramène portant exactement aux tensions dans le système éducatif français. Ce que nous présente la Revue de Sèvres comme évolution future du système éducatif, ce sont les orientations que le ministre de l’Education nationale donne aujourd’hui. Un système éducatif largement décentralisé, contractualisé avec d’autres acteurs et où la frontière entre école et non scolaire s’efface. Actuellement cela prend la forme du dispositif 2S2C , propulsé à l’occasion de la crise sanitaire, mais dont le ministre dit qu’il est structurel. C’est aussi la perméabilité de l’Ecole à des acteurs privés (comme Agir pour l’Ecole) ou territoriaux (comme l’orientation donnée aux régions, bientôt l’EPS).

Si pour la Revue cette évolution semble aussi incontournable que la privatisation (numéro 82), on est bien placé en ce moment pour en montrer les limites. Dès que l’Ecole s’affaiblit les inégalités explosent entre établissements mais aussi à l’intérieur des établissements et des classes. Bien loin de banaliser le métier d’enseignant, la crise a aussi rappelé à tous qu’enseigner est un métier. Pour le moment on est à ce constat. La crise a émietté l’Ecole qui en ressort très affaiblie mais en même temps affirmé sa mission.

Le non dit de la vision du futur des systèmes éducatifs donnée par la Revue de Sèvres est social. Quel est le but et pour qui fonctionne le système éducatif ? Pour qui est-il le plus performant ? L’impasse qui est faite par ce numéro donne des bases théoriques à une certaine évolution des systèmes éducatifs.

François Jarraud

 

Jean-Marie de Ketele : L’avenir de l’Ecole ce sont les partenariats avec d’autres acteurs
Coordonnateur du numéro 83 de la Revue internationale d’Education, consacré aux réformes de l’éducation, Jean-Marie de Ketele revient sur ce numéro et défend les conclusions qui s’en dégagent. "L’Ecole doit absolument s’ouvrir et créer ces triangulations entre acteurs. Cela à plusieurs niveaux : la communauté locale, la gouvernance du milieu et la strate ministérielle. Pour cela il faut une vision socio politique."

Peut-on encore réformer un système éducatif ? Le vrai changement ne se fait-il pas ailleurs ou autrement ?

Ma thèse personnelle, dans le scénario que je propose en conclusion du numéro de la Revue de Sèvres, c’est qu’il s’agit de préparer un scénario incluent différentes formes de partenariat. Comme le disent Antonio Novoa et Mark Bray, il y a d’autres lieux et d’autres formes d’apprentissage qui font souvent mieux que l’école. Par exemple, certains ateliers pédagogiques de musées portant sur la science ou la culture sont mieux armés pour faire apprendre. En sport il y a des lieux où le sport est mieux appris qu’à l’école. Lors du colloque, le ministre de l’éducation de Corée du Sud, qui a permis aux lycéens d’être libres d’organiser un semestre de leur curriculum , puis toute leur dernière année, dit qu’il ne se considère plus comme le ministre de l’éducation ou de la scolarisation mais comme le ministre des apprentissages. C’est une idée remarquable.

Dans l’avenir on doit se préparer à faire en sorte qu’on considère l’enseignement dans des lieux et des formes d’apprentissage organisés en partenariats. Ca ne supprimera pas l’école. Elle aura toujours un rôle important pour donner des racines aux élèves et articuler ce qu’ils apprennent. La crise sanitaire renforce cette vision qui ne va pas aboutir en 10 ans même si ça s’accélère. On voit déjà les parents des catégories favorisées faire preuve d’activisme parental . Il savent que leur enfant ne se satisfait pas de lécole et ils multiplient les lieux d’apprentissage pour le sport, les arts, etc.

Qui peut réformer ?

On ne peut donc plus se contenter de réformer l’école seule. Il s’agit de projet de société. Dans la revue Denis Meuret parle de "récit mobilisateur". Ce récit doit être porté par un ministre qui ne soit pas que le ministre de l’école. Dans ce projet de société il faut multiplier les triangulations entre les acteurs. Ceux de l’école mais aussi hors de l’école les interfaces de la communauté locale. On peut suivre l’exemple de la Finlande. Il y a un curriculum national mais ce curriculum est opéré dans le contexte de la municipalité. Les personnes en charge du sport et de la culture dans la municipalité conçoivent le projet d’éducation qui se fera dans la municipalité. Autre exemple :l’Afrique où l’éducation non formelle recueille les enfants négligés par l’école.

N’est ce pas une vision très libérale du système éducatif ?

Le problème c’est d’éviter les classements. On parle de partenariats et d’un récit mobilisateur global qui se concrétise localement. Lors du colloque on a analysé 26 études de cas et cela montre que l’articulation entre l’école et les acteurs de la communauté locale est indispensable pour réussir l’action éducative nécessaire localement. L’OCDE a analysé plus de 500 réformes de ces dernières années et montré que la plupart n’ont pas eu les effets escomptés. Dans un précédent numéro de la Revue de Sèvres on a présenté les grandes figures de l’éducation dans le monde. Des grandes figures qui n’ont pas changé l’école en fait. Le temps est donc venu de faire évoluer la forme scolaire pour développer des partenariats pour les apprentissages. La crise sanitaire montre que c’est une nécessité.

Mais ces réformes sont pour qui ?

La question c’est d’ouvrir l’éducation à tous et de donner un enseignement de qualité à tous. La classe favorisée s’en sortira toujours avec ou sans l’école. Par contre , pour les défavorisés, si on ne met pas en place des triangulations entre acteurs on ne s’en sortira pas. Le vrai enjeu c’est de regarder où sont les besoins et quels acteurs peuvent les prendre en charge le mieux.

L’Ecole doit absolument s’ouvrir et créer ces triangulations entre acteurs. Cela à plusieurs niveaux : la communauté locale, la gouvernance du milieu et la strate ministérielle. Pour cela il faut une vision socio politique. Une des interventions importantes de ce nuémro c’est celle de Ma Umba Mabiala qui montre l’importance de la place des jeunes dans les changements des systèmes éducatifs. Ils alertent sur les enjeux (environnementaux par exemple) mais aussi mettent en place des structures pour veiller sur ces enjeux. Le politique doit les aider à mettre en place ces structures. La place des jeunes est importante pour l’avenir de l’éducation.
Propos recueillis par François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 19.06.20

 

Extrait de cafepedagogique.net du 19.06.20

 

Revue internatinale d’éducation de Sèvres
83 | 2020

Réformer l’éducation
sous la direction de Jean-Marie De Ketele

Le 83e numéro de la Revue internationale d’éducation de Sèvres s’intéresse à un enjeu qui concerne tous les pays du monde : « réformer l’éducation ». Il poursuit la réflexion engagée lors du colloque international sur « les conditions de réussite des réformes en éducation », qui avait réuni à France Education International, en juin 2019, 60 intervenants – chercheurs, décideurs politiques et praticiens – venus de 30 pays.
Pour ce numéro, une vingtaine de grandes voix ont été sollicitées, dont celle de l’actuel ministre français de l’éducation et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer. Il leur a été demandé non seulement de livrer leur analyse de l’état actuel de l’éducation dans le monde et des voies et moyens de l’améliorer mais aussi de se risquer à parler du futur : comment ces experts respectés et écoutés au plan international envisagent-ils l’éducation à l’horizon 2030 ou 2040 ?
Tous les auteurs ont joué le jeu, en veillant à s’entourer des gardes-fous et précautions intellectuelles nécessaires. Trois grandes parties structurent l’ouvrage : questions préalables ; les conditions pour réussir les réformes en éducation ; l’avenir de l’éducation. Si les éclairages proposés divergent parfois, ce qui ressort des différentes contributions n’est pas ordinaire. On voit bien que quelque chose de nouveau se prépare ou est parfois déjà en place, et qui n’est pas le seul fait des pays de l’OCDE.
Une tendance se dessine un peu partout dans le monde : on observe les limites des conceptions top-down ou bottom-up des réformes. Le numéro met en lumière un appel partagé à des formes de gouvernance horizontale intermédiaire, au-delà des considérations idéologiques, et une évidence : en matière de réforme, les praticiens ont un rôle clé à jouer.
Ce qui est en train de se passer pour l’école est-il aussi en germe dans d’autres secteurs, tels que la santé ? Ce numéro exceptionnel par son volume et par ses perspectives est coordonné par Jean-Marie De Ketele, Université catholique de Louvain.
A l’occasion du 25e anniversaire de la revue, et avec l’aimable autorisation des éditions Didier, diffuseur de la revue, le numéro sera disponible intégralement en ligne dès le 17 juin sur OpenEdition.

SOMMAIRE
Pierre-François Mourier
Avant-propos [Texte intégral]

Alain Bouvier et Marie-José Sanselme
Réformes et prospective [Texte intégral]

Dossier - Réformer l’éducation

Jean-Marie De Ketele
Réformer l’éducation [Texte intégral]
Introduction

Questions préalables

Antonio Novoa
La notion de réforme en éducation est-elle encore pertinente aujourd’hui ? [Texte intégral]
Qu’est-ce qu’une réforme éducative réussie ? Une réflexion sociologique [Texte intégral]

Mamadou Ndoye
Réformes éducatives : attentes et conduite du changement [Texte intégral]

Sur les conditions pour réussir les réformes en éducation

Jean-Michel Blanquer
Les comparaisons internationales, la science et l’expérimentation au cœur des réformes en éducation [Texte intégral]

Jose Weinstein
Syndicats enseignants et réformes éducatives : une relation vouée à l’échec ? [Texte intégral]

Faire réussir les filles. Prescriptions et réalités [Texte intégral]

Thierry Chevaillier et Yannick Tenne
Le financement des réformes éducatives [Texte intégral]

Élisabeth Bautier et Jacques Marchand
Peut-on concilier qualité et équité dans les réformes en éducation ? [Texte intégral]

Stéphane Foin et Roger-François Gauthier
Quelle mesure de la qualité dans les réformes éducatives ? [Texte intégral]
La qualité n’est pas qu’un enjeu de performance

Anne-Marie Bardi et Jean-Pierre Véran
Vers une gouvernance apprenante [Texte intégral]

Denis Meuret
Légitimation et légitimité des réformes [Texte intégral]

L’avenir de l’éducation

Mark Bray
Les systèmes éducatifs formels ont-ils un avenir ? [Texte intégral]

Éric Charbonnier et Pierre Gouëdard
Les réformes à l’horizon 2030 dans les pays de l’OCDE [Texte intégral]

Claude Lessard
L’avenir de l’école, mais dans quel monde ? Un point de vue nordaméricain [Texte intégral]

Alioune Sall
Regards sur l’éducation en Afrique subsaharienne à l’horizon 2040 [Texte intégral]

Abdel Rahamane Baba-Moussa
L’avenir des dispositifs d’éducation non formelle [Texte intégral]

Ma-Umba Mabiala et Gisèle Menye Langue
Réformer avec et pour les jeunes [Texte intégral]

Andrew Hargreaves
La gouvernance « par le milieu » à l’ère de changements politiques complexes [Texte intégral]

La fiabilité : une voie vers l’équité ? [Texte intégral]

Jean-Marie De Ketele
Réformer l’éducation : travailler ensemble au bien commun en développant une intelligence collective [Texte intégral]

Extrait de journals.openedition.org de juin 2020

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