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B* Quelques actions expérimentales (enseignement professionnel, prévention de la violence, "l’art fait école") du LP DERS Bertrand Schwartz à Pompey (Meurthe-et-Moselle)

22 septembre 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

-  Expérimentation de la modularisation du CAP « AEM »

Après avoir réalisé l’architecture modulaire du CAP AEM (Agent d’Entreposage et de Messagerie) en 2005/2006, le LPR Bertrand SCHWARTZ de Pompey l’expérimente dans une classe de CAP AEM en formation initiale. Le projet s’étend sur 3 ans (1 cycle complet + 1 cycle de réajustement) à compter de la rentrée 2007/2008. Le public concerné est une classe de CAP constituée de publics prioritaires (ex SEGPA, 3ème d’insertion). Ce même travail est effectué au LPR René Cassin de Metz (57). Les deux équipes se rencontrent régulièrement pour échanger sur les pistes choisies et sur les résultats obtenus. Une banque de données pédagogiques est créée pour traduire les modules. Un espace numérique de travail Quick Place dédié à cette expérimentation doit permettre les échanges pédagogiques entre les 2 équipes, la collaboration avec les membres du PASI, la supervision des corps d’inspection et des personnels de direction. Ce travail porte sur la motivation des élèves à travers une évolution des pratiques pédagogiques avec, notamment, une organisation novatrice des référentiels en lien direct avec les métiers de la logistique (magasinier, préparateur de commandes, ...).

Cette pédagogie privilégie l’enseignement par thème en décloisonnant les disciplines professionnelles dans un premier temps et générales dans un deuxième temps. Ce projet doit permettre la remotivation des élèves par une pédagogie active. Par ce biais, nous luttons contre l’absentéisme, les sorties sans qualification. Il s’agit de donner du sens aux enseignements. L’expérimentation nécessite une évaluation cohérente avec la formation à travers l’évaluation de chaque module interdisciplinaire dès la fin de sa réalisation. La somme des modules permet l’accès à l’examen à travers la réalisation des épreuves en contrôle en cours de formation. Ce projet a été validé par le C.A du lycée en date du 12 juin 2007. Il est inscrit dans le contrat d’objectifs de l’établissement.

Juin 2009 : taux de réussite au CAP : 87%. Juin 2010 : taux de réussite au CAP : 86%.

La revue L’école des parents a publié un article sur cette expérimentation : "Le sens du module", Isabelle Guardiola, octobre 2008.
Documents :

Extrait du site du PASI de l’académie de Nancy-Metz le 11.10.2011 : Expérimentation de la modularisation du CAP « AEM »

 

- Projet « Enseignement professionnalisant », enseigner avec des outils professionnalisants

Enseigner avec des outils professionnalisants » est un projet à caractère pluridisciplinaire, basé sur la cohabitation cohérente, dans une même situation professionnelle, de plusieurs disciplines.

Cette action pédagogique est née de la volonté d’apporter tous les savoirs dans une logique d’entreprise. Le déroulement de l’enseignement se fait autour d’un fil conducteur qui trouve son point de départ dans le projet de création d’un point de vente.

Chaque situation professionnelle permet de travailler les compétences du référentiel du BEP du « métier de la relation aux clients et aux usagers » servant de programme pour la 2nde Bac pro commerce 3 ans. La création du magasin de vente et de la vitrine commerciale par les élèves permet ainsi d’apporter plus de réalisme et d’implication dans les enseignements.

Cette action pédagogique s’articule aussi autour d’une même problématique : donner et redonner aux élèves l’envie d’apprendre au travers d’outils professionnalisants tels qu’un plateau technique (magasin pédagogique avec utilisation des TICE), une vitrine, mais aussi permettre aux élèves de comprendre leurs enseignements, et ainsi d’adhérer plus facilement aux enseignements dispensés par les professeurs.

Le déroulement du projet prévu sur deux ou trois années scolaires se déroule autour de trois axes :

• La pratique des enseignements : décloisonnement total de l’enseignement professionnel et interdisciplinarité entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel.

• La pratique professionnelle et artistique : aménagement et utilisation d’un magasin pédagogique et de progiciels commerciaux, aménagement d’une vitrine commerciale.

• Un travail préventif sur la démotivation et le décrochage scolaire : utilisation du tutorat, réalisme des enseignements professionnels, accompagnement des élèves en difficulté.

Projet « Enseignement professionnalisant », enseigner avec des outils professionnalisants

- Intégrer autrement les comportements agressifs d’élèves
(juillet 2006)

Le projet "intégrer autrement des comportements agressifs d’élèves dans la vie d’un établissement scolaire" est né dans ce lycée professionnel qui accueille un public en difficulté (difficultés scolaires, familiales, sociales...).

En effet, la vie de l’établissement et le temps de formation sont émaillés de conflits répétitifs ; mauvaise ambiance, insultes banalisées et violences physiques et verbales en sont les conséquences. La réponse institutionnelle scolaire est par ailleurs souvent celle de la sanction répétitive et inefficace à l’égard de l’élève.

Alternative à la sanction, le projet s’inscrit dans une démarche préventive et comportementaliste. L’idée est de tenter d’agir sur le comportement agressif même de l’élève, en l’amenant à prendre conscience de son comportement violent et inadapté. Cette prise de conscience suppose au préalable que l’élève puisse se connaître (travail sur l’image de soi, sur ses limites, confiance, estime de soi). L’usage de la parole (médiation systématique avec un adulte extérieur de l’établissement), du corps et de l’expression artistique (sublimation possible d’un comportement violent), sont ainsi les principales "entrées" pour tenter d’amener l’élève vers cette prise de conscience.

Le projet à destination des élèves "entrants" (3 DPG, 1 CAP, 2 BEP, 1 BAC PRO) se déroule de septembre 2005 à mai 2006 et s’articule autour de deux grands axes :

- les "actions préventives" aux comportements agressifs,
- les "actions visant la connaissance de soi", la gestion de l’agressivité et sa transformation (sublimation) possible.

Plusieurs membres de l’équipe éducative (professeurs de français, professeurs principaux, CPE, AS, COP, documentaliste, professeurs d’enseignements artistiques, agents...), ainsi que des intervenants extérieurs (CMP...) sont impliqués dans le projet, dont l’objectif est de réduire les situations conflictuelles et de faire acquérir des repères sociaux à des élèves en difficulté (apprendre à se socialiser, favoriser l’intégration, apprentissage de la tolérance...) et donc de "mieux vivre ensemble" au sein d’une communauté scolaire.

Intégrer autrement des comportements agressifs d’élèves dans la vie d’un établissement scolaire

 

-  L’art fait école
(juin 2006)

« L’art fait école » est un projet culturel transfrontalier original organisé et subventionné par le Ministerium für Bildung Kultur und Wissenschaft de Saarbrücken, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Lorraine et l’association Œil de Forbach. Deux classes de Lorraine et six classes de Sarre ont été sélectionnées pour participer à ce projet qui s’est déroulé du 10 au 16 octobre 2005 dans une ancienne filature de coton à St Ingbert, dans la région de Saarbrücken, en Allemagne.

Pendant une semaine, les élèves ont rencontré des artistes allemands et français et ont travaillé avec eux à l’élaboration et à la réalisation de projets artistiques. Les techniques et pratiques artistiques proposées sont très variées : peinture, sculpture, vidéo, sérigraphie, fresque murale, installation...

Les élèves du lycée professionnel Bertrand Schwartz ont conçu et réalisé une installation avec l’aide du sculpteur berlinois Thomas Rentmeister.

L’expérience s’est poursuivie par une exposition présentant conjointement les œuvres des élèves et celles des artistes intervenants. La semaine s’est achevée par un vernissage et une soirée festive : moment de confrontation, d’échange et de dialogue entre les élèves, les artistes, les enseignants et les familles. Ce projet a permis aux élèves de filière professionnelle de découvrir une pratique artistique et d’aborder un processus complet de création, domaine qui leur est totalement étranger et éloigné de leurs préoccupations.

Ce fut également l’occasion de changer de pédagogie, de travailler hors établissement scolaire, de bousculer les habitudes, les règles, les repères, d’être immergé dans un autre pays, une autre culture... d’aborder l’Europe par le biais de la culture et de l’art.

Vous trouverez dans ce dossier :

L’art fait école

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