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OCDE Regards sur l’éducation 2018 : les moins de trois ans, le statut des directeurs d’école et l’autonomie. La réaction du SNUipp

13 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

OCDE . Regards sur l’éducation 2018

Le texte du rapport sur la France

Le site de Regards sur l’éducation

 

L’OCDE plaide pour davantage d’autonomie et un corps de directeurs au primaire

"Il est impératif de conforter le statut des directeurs d’école". Le 11 septembre, Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, a clairement montré la route au gouvernement français à l’occasion de la publication des Regards sur l’éducation 2018. L’OCDE plaide aussi pour davantage d’autonomie des établissements en général pour améliorer l’équité du système éducatif français. Après un rapport parlementaire qui demandait de confier les écoles à de vrais chefs d’établissement (directeurs ou principaux de collèges), l’offensive de l’OCDE renforce un courant dans lequel on trouve aussi la Cour des comptes.. et le ministre de l’éducation nationale. Mais si effectivement les conditions de travail des directeurs d’école sont dures et décourageantes, les pays qui ont suivi ces conseils de l’OCDE ne s’en sont pas toujours forcément bien trouvé...

Extrai de cafepedagogique.net du 12.09.18 : L’OCDE plaide pour davantage d’autonomie et un corps de directeurs au primaire

 

Ocde : Des temps d’instruction supérieurs en France

On est les champions, nous dit l’OCDE. Champions des temps d’instruction. Et aussi champions des fondamentaux. Champions aussi des vacances mais pas des vacances d’été comme on le reproche souvent aux enseignants.

Extrait decafepedagogique.net du 11.09.18 : Ocde : Des temps d’instruction supérieurs en France

 

L’OCDE met l’accent sur l’équité en éducation

Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE, a tenu à présenter personnellement l’édition 2018 des "Regards sur l’éducation", sans doute une façon de montrer l’importance que l’organisation internationale attache à ce domaine, qu’elle place "au coeur" des politiques, mais peut-être aussi d’adresser en creux un message au Gouvernement français en attirant son attention sur quelques priorités, notamment réfléchir à une réforme du statut de l’enseignement primaire et poursuivre la politique de lutte contre le décrochage.

La situation est sérieuse. Le poids des origines et du milieu socio-économique, tel que PISA avait pu le mesurer en 2015, a progressé, il est plus important qu’il y a 10 ans : "on va dans la direction contraire" à ce qui est attendu et "il y a urgence à agir". L’éducation pré-scolaire constitue un des leviers les plus importants dans la lutte pour l’équité, ses bénéfices se retrouvent tout au long de la vie, et la France a un taux de scolarisation à 3 ans proche de 100 %, mais avec un nombre d’enfants par enseignant, 23, qui n’est supérieur qu’en Afrique du Sud et dans 3 pays d’Amérique latine, et qui tombe à 15 avec les ATSEM, la France étant le seul pays où le différentiel est aussi important avec la Norvège (15 élèves par enseignant, 6 par adulte).

Les moins de 3 ans
En revanche, en ce qui concerne l’accueil des moins de 3 ans en maternelle, maisons d’assistantes maternelles et EAJE, il ne concerne que 36 % des enfants, à peine plus que la moyenne OCDE et nettement moins que le Danemark, la Belgique, l’Islande, le Luxembourg et les Pays-Bas, qui atteignent ou dépassent les 55 %.

Autre point sur lequel Angel Gurria attire l’attention, le statut des directeurs d’école primaire. Leur salaire n’est que de 7 % supérieur à ceux des enseignants avec qui ils travaillent, et il est très inférieur à celui d’un principal, l’écart, 70 % de plus pour le niveau collège, "l’écart le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. Plus globalement, l’OCDE appelle à donner "plus de latitude" aux établissements, mais aussi à associer davantage les enseignants aux décisions qui y sont prises. Manque en France une culture de la coopération. Les salaires brut des enseignants sont inférieurs à ceux de la moyenne OCDE, mais légèrement supérieurs une fois les primes et autres avantages versés aux enseignants du 2nd degré.

Promouvoir l’alternance

L’organisation internationale encourage la France à promouvoir l’apprentissage. Interrogé par ToutEduc, Eric Charbonnier (analyste à la direction de l’éducation) précise qu’il s’agit surtout de l’alternance et de la réactivité des organismes de formation aux évolutions des métiers et des besoins, qui seraient moindres dans les lycées que dans les CFA. L’enseignement professionnel ne manque d’ailleurs pas d’atouts, avec un taux d’encadrement d’un enseignant pour 9 élèves et un financement supérieur de 35 % à la moyenne OCDE, fait-il remarquer.

A noter encore que sur les 9 années que représentent l’école élémentaire et le collège, les élèves français ont 8 100h de cours contre 7 500 en moyenne OCDE, et, à l’école élémentaire, 864 heures / an (contre 793, 767 pour les pays européens) dont près de 60 % pour les fondamentaux.

Extrait de touteduc.fr du 11.09.18 : http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/a...

 

Le dernier « Regards sur l’éducation » de l’OCDE épingle une nouvelle fois le système éducatif français

Le communiqué du SNUipp-FSU

Obsédé par la culture de l’évaluation, le ministre de l’Éducation nationale n’aura pas manqué de se pencher sur celle de la France, livrée par le dernier rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation 2018 ». Il brosse cette année encore un portrait peu flatteur d’un système éducatif français sous-investi par l’État qui consacre au primaire 15% de ressources en moins que dans les autres pays membres de l’OCDE. Derrière la sécheresse des tableaux et des graphiques, se dessine un système éducatif qui reste plus marqué qu’ailleurs par les inégalités sociales de destin scolaire.

Ce sous-investissement trouve des traductions dans les conditions concrètes de l’exercice du métier d’enseignant, avec par exemple un nombre d’élèves par classe plus important que dans les pays comparables, notamment en maternelle avec 23 élèves en moyenne, huit de plus qu’ailleurs. Autre particularité pointée par le rapport, la faiblesse des salaires des enseignantes et des enseignants des écoles, couplée à un temps de travail supérieur à leurs homologues de l’Union européenne.

Les experts de la rue de Grenelle, adeptes d’un « retour aux fondamentaux », n’auront également pas manqué de remarquer que ces mêmes fondamentaux occupent déjà près de 60% du temps d’enseignement dans les écoles françaises, loin devant les autres pays comparables et qui réussissent pourtant mieux aux évaluations internationales.
Toutes ces données montrent une nouvelle fois que pour faire réussir tous les élèves et mieux reconnaitre les enseignants dans leur professionnalité, c’est bien un investissement sérieusement réévalué dans l’école qui s’impose. Cela passe par des créations de postes, de la formation initiale et continue pour les personnels, des salaires revalorisés et de la confiance à l’égard de celles et ceux qui font la classe au quotidien. C’est ce que le SNUipp-FSU portera, avec les enseignants, dans les discussions budgétaires qui vont s’ouvrir.

Extrait de snuipp.fr du 12.09.18 : Mauvaise évaluation pour la France

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