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OCDE Regards sur l’éducation 2018 : les moins de trois ans, le statut des directeurs d’école et l’autonomie. La réaction du SNUipp

13 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 23.10.18

PISA : La ségrégation sociale clé des inégalités scolaires en France
Après le Japon, la France est le pays de l’OCDE où la composition sociale de l’école explique le plus l’inégalité de résultats scolaires en sciences. C’est une des informations apportées par Pisa 2015 qui sort le 23 octobre un nouveau volume sur l’équité en éducation. La France fait encore figure de mauvais élève en matière d’inégalités sociales à l’école, même si quelques progrès on eut lieu en 10 ans.

L’équité scolaire
Qu’est ce que l’équité en éducation ? "Cela signifie que le système éducatif fournit les mêmes chances d’apprendre à tous les élèves", explique l’OCDE. "Par équité, on n’entend pas l’obtention des mêmes résultats éducatifs par tous les élèves, mais plutôt l’absence de lien entre les différences de résultats entre les élèves et le milieu dont ils sont issus ou les facteurs économiques et sociaux sur lesquels ils ne peuvent exercer aucun contrôle. En éducation, l’équité signifie que des élèves issus de milieux socio-économiques différents atteignent des niveaux similaires de performance scolaire et de bien-être social et affectif, et ont la même probabilité d’obtenir un diplôme de l’enseignement post-secondaire".

En fait, l’OCDE reconnait qu’il n’y a aucun pays où les inégalités sociales ne pèsent pas sur les résultats scolaires. En moyenne dans l’OCDE on compte 88 points d’écart en sciences entre les enfants favorisés et défavorisés. Cet écart est énorme : il correspond à 3 années d’école !

Quatre années d’école en moins pour les enfants défavorisés
En France, le lien entre milieu social et performance est parmi l’un des plus élevé des pays de l’OCDE. Lors de l’évaluation PISA 2015, environ 20% de la variation de la performance en sciences des élèves en France est associée à des différences de statut socio-économique (13% en moyenne dans les pays de l’OCDE, et 8% en Norvège et en Estonie, qui ont par ailleurs des performances moyennes au-dessus de celle des pays de l’OCDE). L’équité sociale dans les performances en sciences est restée au même niveau en France entre 2006 et 2015 – alors qu’elle a légèrement progressé en moyenne dans les pays de l’OCDE voire nettement dans certains pays comme en Allemagne et aux États-Unis.

En France la performance moyenne en sciences des élèves défavorisés est de 441 points contre 558 pour les favorisés. ON a donc 118 points d’écart et c’est un des plus forts écarts de spays de l’OCDE. Dis autrement : l’écart de niveau entre les enfants riches et pauvres en France n’est pas de trois années d’étude mais de quatre !

Peu d’enfants défavorisés parviennent à briser ce plafond de verre social : 9% en France contre 11% en moyenne dans l’Ocde (14% en Finlande). Là où réussit mieux la France c’est dans la "résilience sociale et émotionnelle" : 31% des élèves défavorisés sont satisfaits de leur vie et ne sont pas angoissés devant les évaluations contre 26% dans l’OCDE.

Dans les inégalités sociales il faut compter le niveau éducatif des parents. En France, les adultes dont les parents sont diplômés de l’enseignement supérieur ont 14 fois plus de chance d’être également diplômés de l’enseignement supérieur que ceux issus de parents avec un niveau d’éducation moins élevé. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, cet écart de chance est de 11 fois plus élevé – mais il n’en est que de 3 fois plus élevé en Nouvelle-Zélande et 4 fois plus élevé au Canada, en Estonie, en Finlande et en Suède.

Le poids de la ségrégation scolaire
Ce que montre l’Ocde c’est le caractère systémique de ces inégalités sociales en France. En France on concentre nettement davantage les enfants désavantagés dans les écoles défavorisées. La ségrégation sociale dans l’école est plus importante que dans la moyenne Ocde. Cela nuit fortement aux élèves. Les élèves défavorisés scolarisés dans une école favorisée ont 78 points de plus que les mêmes élèves dans des écoles défavorisés. Ils regagnent 3 années d’école ! On mesure le poids de la ségrégation scolaire, un sujet pourtant abandonné par JM Blanquer.

Que recommande l’OCDE pour réduire les inégalités ? Diminuer la ségrégation scolaire est un des premiers points. Un autre est l’aide apportée aux enseignants par la formation à faire face à l’hétérogénéité des élèves. L’OCDE invite aussi les pays à donner des moyens plus importants aux élèves défavorisés et aux écoles défavorisées, alors que souvent les écoles défavorisées ont moins de moyens.
François Jarraud

OCDE

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Extrait de cafepedagogique.net du 23.10.18 : http://www.cafepedagogique.net/lexp...

 

OCDE . Regards sur l’éducation 2018
Le texte du rapport sur la France

Le site de Regards sur l’éducation

 

L’OCDE plaide pour davantage d’autonomie et un corps de directeurs au primaire

"Il est impératif de conforter le statut des directeurs d’école". Le 11 septembre, Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, a clairement montré la route au gouvernement français à l’occasion de la publication des Regards sur l’éducation 2018. L’OCDE plaide aussi pour davantage d’autonomie des établissements en général pour améliorer l’équité du système éducatif français. Après un rapport parlementaire qui demandait de confier les écoles à de vrais chefs d’établissement (directeurs ou principaux de collèges), l’offensive de l’OCDE renforce un courant dans lequel on trouve aussi la Cour des comptes.. et le ministre de l’éducation nationale. Mais si effectivement les conditions de travail des directeurs d’école sont dures et décourageantes, les pays qui ont suivi ces conseils de l’OCDE ne s’en sont pas toujours forcément bien trouvé...

Extrai de cafepedagogique.net du 12.09.18 : L’OCDE plaide pour davantage d’autonomie et un corps de directeurs au primaire

 

Ocde : Des temps d’instruction supérieurs en France

On est les champions, nous dit l’OCDE. Champions des temps d’instruction. Et aussi champions des fondamentaux. Champions aussi des vacances mais pas des vacances d’été comme on le reproche souvent aux enseignants.

Extrait decafepedagogique.net du 11.09.18 : Ocde : Des temps d’instruction supérieurs en France

 

L’OCDE met l’accent sur l’équité en éducation

Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE, a tenu à présenter personnellement l’édition 2018 des "Regards sur l’éducation", sans doute une façon de montrer l’importance que l’organisation internationale attache à ce domaine, qu’elle place "au coeur" des politiques, mais peut-être aussi d’adresser en creux un message au Gouvernement français en attirant son attention sur quelques priorités, notamment réfléchir à une réforme du statut de l’enseignement primaire et poursuivre la politique de lutte contre le décrochage.

La situation est sérieuse. Le poids des origines et du milieu socio-économique, tel que PISA avait pu le mesurer en 2015, a progressé, il est plus important qu’il y a 10 ans : "on va dans la direction contraire" à ce qui est attendu et "il y a urgence à agir". L’éducation pré-scolaire constitue un des leviers les plus importants dans la lutte pour l’équité, ses bénéfices se retrouvent tout au long de la vie, et la France a un taux de scolarisation à 3 ans proche de 100 %, mais avec un nombre d’enfants par enseignant, 23, qui n’est supérieur qu’en Afrique du Sud et dans 3 pays d’Amérique latine, et qui tombe à 15 avec les ATSEM, la France étant le seul pays où le différentiel est aussi important avec la Norvège (15 élèves par enseignant, 6 par adulte).

Les moins de 3 ans
En revanche, en ce qui concerne l’accueil des moins de 3 ans en maternelle, maisons d’assistantes maternelles et EAJE, il ne concerne que 36 % des enfants, à peine plus que la moyenne OCDE et nettement moins que le Danemark, la Belgique, l’Islande, le Luxembourg et les Pays-Bas, qui atteignent ou dépassent les 55 %.

Autre point sur lequel Angel Gurria attire l’attention, le statut des directeurs d’école primaire. Leur salaire n’est que de 7 % supérieur à ceux des enseignants avec qui ils travaillent, et il est très inférieur à celui d’un principal, l’écart, 70 % de plus pour le niveau collège, "l’écart le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. Plus globalement, l’OCDE appelle à donner "plus de latitude" aux établissements, mais aussi à associer davantage les enseignants aux décisions qui y sont prises. Manque en France une culture de la coopération. Les salaires brut des enseignants sont inférieurs à ceux de la moyenne OCDE, mais légèrement supérieurs une fois les primes et autres avantages versés aux enseignants du 2nd degré.

Promouvoir l’alternance

L’organisation internationale encourage la France à promouvoir l’apprentissage. Interrogé par ToutEduc, Eric Charbonnier (analyste à la direction de l’éducation) précise qu’il s’agit surtout de l’alternance et de la réactivité des organismes de formation aux évolutions des métiers et des besoins, qui seraient moindres dans les lycées que dans les CFA. L’enseignement professionnel ne manque d’ailleurs pas d’atouts, avec un taux d’encadrement d’un enseignant pour 9 élèves et un financement supérieur de 35 % à la moyenne OCDE, fait-il remarquer.

A noter encore que sur les 9 années que représentent l’école élémentaire et le collège, les élèves français ont 8 100h de cours contre 7 500 en moyenne OCDE, et, à l’école élémentaire, 864 heures / an (contre 793, 767 pour les pays européens) dont près de 60 % pour les fondamentaux.

Extrait de touteduc.fr du 11.09.18 : http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/a...

 

Le dernier « Regards sur l’éducation » de l’OCDE épingle une nouvelle fois le système éducatif français

Le communiqué du SNUipp-FSU

Obsédé par la culture de l’évaluation, le ministre de l’Éducation nationale n’aura pas manqué de se pencher sur celle de la France, livrée par le dernier rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation 2018 ». Il brosse cette année encore un portrait peu flatteur d’un système éducatif français sous-investi par l’État qui consacre au primaire 15% de ressources en moins que dans les autres pays membres de l’OCDE. Derrière la sécheresse des tableaux et des graphiques, se dessine un système éducatif qui reste plus marqué qu’ailleurs par les inégalités sociales de destin scolaire.

Ce sous-investissement trouve des traductions dans les conditions concrètes de l’exercice du métier d’enseignant, avec par exemple un nombre d’élèves par classe plus important que dans les pays comparables, notamment en maternelle avec 23 élèves en moyenne, huit de plus qu’ailleurs. Autre particularité pointée par le rapport, la faiblesse des salaires des enseignantes et des enseignants des écoles, couplée à un temps de travail supérieur à leurs homologues de l’Union européenne.

Les experts de la rue de Grenelle, adeptes d’un « retour aux fondamentaux », n’auront également pas manqué de remarquer que ces mêmes fondamentaux occupent déjà près de 60% du temps d’enseignement dans les écoles françaises, loin devant les autres pays comparables et qui réussissent pourtant mieux aux évaluations internationales.
Toutes ces données montrent une nouvelle fois que pour faire réussir tous les élèves et mieux reconnaitre les enseignants dans leur professionnalité, c’est bien un investissement sérieusement réévalué dans l’école qui s’impose. Cela passe par des créations de postes, de la formation initiale et continue pour les personnels, des salaires revalorisés et de la confiance à l’égard de celles et ceux qui font la classe au quotidien. C’est ce que le SNUipp-FSU portera, avec les enseignants, dans les discussions budgétaires qui vont s’ouvrir.

Extrait de snuipp.fr du 12.09.18 : Mauvaise évaluation pour la France

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