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Dédoublements contre classes rurales et maternelles à deux ans ? - Les chiffres du cabinet (le Monde) - Une tribune de deux "maitres d’école" sur le site de Philippe Meirieu. inquiétudes à Chalon-sur-Saône

23 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Education La colère des écoles rurales
[...] Interpellé, le 20 février, devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée, le ministre a promis que les " taux d’encadrement dans les territoires ruraux vont s’améliorer ".

["Au cabinet [de J.-M. Blanquer], on en appelle aux chiffres. Avec 32 000 écoliers en moins attendus sur les bancs del’école à la rentrée 2018, dont 20 000 de moins dans les départements les plus ruraux, si l’on restait à une logique arithmétique, on devrit fermer 1 700 classes. Or on en crée 3 880 postes au primaire"]

Voir lireactu.fr/source/le-monde/ du 23.02.18 : Education La colère des écoles rurales

 

Carte scolaire : la bombe à retardement ))

[...] Cela s’inscrit dans la logique – plus théorique que réelle – de « donner plus à ceux qui ont le moins »,comme le prévoyait déjà la création des ZEP (Zones d’Éducation Prioritaires) en 1981. Fidèle à notre devise, cette décision s’inscrit dans une volonté appréciable d’égalité et de fraternité.

Mais ce que semble ignorer le grand public, c’est que tout ceci se fait à peu près à moyens constants. Autrement dit, si pour ouvrir une classe, il faut également
en fermer une ailleurs, il en est de même pour ce dédoublement des classes de CP
et CE1 dans les zones les plus sinistrées. Pour affecter des enseignants sur ces
dispositifs, il faut forcément les prélever ailleurs, même dans des écoles dont les
effectifs sont stables. Or, les académies de Besançon, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Limoges, Poitiers et Rennes ne bénéficient d’aucune création de postes dans le 1er degré. D’autres académies se voient, certes, dotées de postes supplémentaires, mais loin du nombre nécessaire pour assurer le dédoublement des classes annoncé. Ainsi, Nantes reçoit bien 34 postes mais pour 137 classes. Nancy 36 emplois, mais pour 142 classes. Reims 20 pour... 121 !
Dès lors, chacun comprend que le généreux principe du dédoublement ne
pourra se faire qu’au détriment d’autres écoles, et donc d’autres enfants. Au-delà des
traditionnelles fermeture s de classes, il va falloir renoncer aux dispositifs ambitieux
du « plus de maîtres que de classes » ou à la « scolarisation dès 2 ans », mais aussi 2
revoir les effectifs des enseignants des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en
difficulté (RASED), sans parler des postes de remplaçants. Du coup, l’effet de
« vase communicant » crée un réel malaise dont atteste la presse locale. Monte le
sentiment que ce sont les écoles rurales qui vont faire les frais de l’apparente
générosité ministérielle en direction des classes en difficulté. Bref, l’impression que
l’on déshabille la campagne pour habiller la banlieue.

Extrait de meiieu.com du : Carte scolaire : la bombe à retardement

 

Chalon-sur-Saône

[...] De plus, les écoles placées en REP (Réseau d’Education Prioritaire) semblent menacées de perdre leur statut.

Les écoles Pauline Kergomard et St-Exupéry pourraient sortir de ce dispositif qui apporte moyens supplémentaires avec des classes moins chargées ce qui est totalement incohérent du fait du classement du quartier des Près-St-Jean en quartier prioritaire de la Ville.

Enfin, Gilles Platret a plaidé pour que l’école des Aubépins, pourtant classée en Quartier de la Politique de la Ville, puisse bénéficier d’un classement REP
Il est à craindre que ces fermetures de classes et ces changements de statut d’école soient la conséquence du dédoublement des classes de CP en zone REP+, idée intéressante en soi, mais dont les conséquences seraient dramatiques si pour la mettre en œuvre, le Gouvernement déshabillait certains territoires pour en doter d’autres.
[...]

Extrait de info-chalon.com du 08.02.18 : Fermetures de classes et Réseau d’éducation prioritaire : Gilles Platret interpelle l’Etat

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