> POLITIQUE VILLE > PRE, REUSSITE EDUC. > PRE (Rapports officiels) > Réussite éducative : Le rapport Borloo propose de créer un PRE+ et de lui (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Réussite éducative : Le rapport Borloo propose de créer un PRE+ et de lui "affecter une partie de la dotation horaire des enseignants réservée à la concertation (18 demi-journées / an)"

30 avril 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

Vivre ensemble, Vivre en grand. Pour une réconciliation nationale

Cliquer sur "Télécharger le rapport" (164 p.)

p. 34 Programme 4 : De l’école à la « cité éducative »
Relancer et renforcer le « programme de réussite éducative » (PRE+)

Même mobilisé dès le plus jeune âge, le cadre scolaire ne peut suffire à compenser un environnement familial et social défavorisé, qui pénalise durablement la réussite des élèves.
C’était l’ambition du programme de réussite éducative (PRE) créé en 2005, mais dont les moyens sont insuffisants (760€ par enfant, contre 11.000 dollars pour le Perry Preschool Project aux USA).

Il faut donc renforcer les moyens du PRE, pour en faire un PRE+, qui interviendra plus tôt, plus fort et plus longtemps, en appui des parcours de réussite des élèves fragiles (y compris les compétences non cognitives, à l’exemple des clubs
Coup de pouce – CLE )
� déployer le PRE+ dans les collèges (seulement 16% aujourd’hui)
� faire le lien avec les Cordées de la réussite et les actions de parrainage vers l’emploi
� coordonner les politiques de persévérance scolaire et les accueils dans les dispositifs de raccrochage (EPIDE, écoles de la 2ème chance, « Lâche pas l’école » BBZ...)
Concrètement, l’objectif du PRE+ serait de renforcer les parcours, en priorité en REP+, pour un coût unitaire net de l’ordre de 3.000€, avec un enveloppe nationale portée de 70 M€ à 280 M€, le cas échéant abondée par d’autres financeurs (CAF, bailleurs sociaux via la TFPB,...).

[encadré]
Conforter le rôle de coordonnateur du PRE et des équipes de réussite éducative, qui devront s’appuyer sur les outils et dispositifs existants.
Affecter au PRE+ une partie de la dotation horaire des enseignants réservée à la concertation (18 demi-journées / an)
Porter à 280 M€ les moyens affectés au dispositif (+210 M€)
Des « établissements publics de coopération éducative » ou GIP sur les sites majeurs

Note du QZ : Le Quotidien des ZEP se félicite des mesures proposées à la page 33 de ce même programme 4 en faveur de l’éducation prioritaire.
Nous approuvons de même le projet de renforcer le financement du PRE, un dispositif auquel nous n’avons jamais cessé de nous intéresser. Voir le mot-clé *PRE et Réussite éducative (gr 5)/ qui regroupe actuellement près de 500 articles.
Mais l’idée d’affecter à l’une des propositions-clés du rapport" (comme la qualifie ci-dessous Le Monde") une partie du budget de la formation des enseignants en REP+ nous parait une très mauvaise solution, tant nous considérons aussi les heures de concertation comme l’une des mesures-clés de la refondation de l’éducation prioritaire.
Sur la concertation, voir le paragraphe II, 1, a Une importante circulaire sur la "Refondation de l’éducation prioritaire" (BO du 5 juin 2014)

 

A Bron, l’outil " réussite éducative " au service des familles

[...] La coordination des professionnels autour de l’enfant et de sa famille est la clé de voûte du PRE, imaginé en 2005 dans le " plan Borloo " pour les banlieues. Ce modèle de réseau éducatif est de nouveau au cœur du projet des " cités éducatives ", l’une des propositions-clés du rapport remis jeudi 26 avril par Jean-Louis -Borloo au premier ministre.

[...] Une " évaluation des programmes de réussite éducative " -publiée en 2016 par l’Institut des politiques publiques avait conclu à " une absence d’effet des parcours PRE sur la situation des enfants ", en pointant une insuffisance de -financement. On dépense autour de 760 euros par enfant, contre 11 000 dollars (plus de 9 000 euros) pour le programme qui a inspiré les PRE aux Etats-Unis. Yves Fournel, chargé d’étude à l’Institut français de l’éducation, note que les quelque 520 PRE actifs en 2015-2016 font au -contraire l’objet d’une évaluation permanente, ce dispositif étant en grande partie financé par l’Etat au titre de la politique de la ville. " Il existe en fait une grande disparité de résultats selon les territoires, qui n’ont pas tous choisi les mêmes axes prioritaires ", explique-t-il. Certains se concentrent sur la santé, d’autres sur l’accompagnement scolaire… toute la difficulté étant d’arriver à articuler les actions de l’école avec celles des autres acteurs.

Pour y parvenir, le rapport Borloo propose de déplacer l’organisation de nouveaux réseaux éducatifs à l’intérieur de l’école, où existerait un " dirigeant en charge de la cité éducative ". Au risque de voir l’approche globale du PRE, aujourd’hui coordonné par la mairie, se recentrer sur la seule difficulté scolaire. Or, comme le souligne David Lenoce, " un mauvais élève, c’est aussi un enfant, un frère, un fils, qui peut se révéler ailleurs ". Pour les enfants en difficulté qui bénéficient du PRE, le rapport Borloo propose le renforcement des PRE en " PRE + ", avec des moyens renforcés. Mais le nom évoque les " REP + " (réseau d’éducation prioritaire renforcé), et laisse présager des dispositifs recentrés sur un nombre plus faible d’élèves.

Extrait de lemonde.fr du 29.04.18 : A Bron, l’outil " réussite éducative " au service des familles

Répondre à cet article