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13e Journée AFEV : les comptes rendus du Café et de ToutEduc

25 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Eric Charbonnier : Aller plus loin
Intervenant après un discours de Nathamie Elimas où la secrétaire d’Etat s’en est tenue à répéter les propos de JM BLanquer, Eric Charbonnier, expert de l’OCDE et membre du CEE, a invité l’Ecole à aller plus loin, lors de la journée de l’Afev le 23 septembre. "Dans certains pays où la culture numérique est mieux installée on s’en est mieux sorti", a t-il expliqué "L’enjeu de la rentrée est de permettre aux élèves défavorisés et à l’enseignement professionnel de mettre le paquet pour rattraper le retard... Il faut aller plus loin que les mesures actuelles. L’inégalité commence dès le plus jeune âge. Il faut plus de moyens matériels en maternelle or en France les classes sont chargées : 23 élèves en moyenne contre 14 dans l’OCDE. Les écoles doivent changer leur fonctionnement. Ne pas fonctionner pour finir le programme mais pour aider les élèves à avancer au même rythme".

Extrait de cafepedagogique.net du 24.09.20

 

AFEV et 13e Journée pour refuser l’échec scolaire : quelle alliance éducative pour l’après-confinement ?

La 13è journée du refus de l’échec scolaire de l’AFEV était organisée hier mercredi 23 septembre sous la forme hybride d’une assemblée restreinte dans le grand auditorium du journal Le Monde et d’une visio-conférence relayée par Internet. Elle s’est focalisée sur la rentrée très particulière de cette année et sur l’occasion que celle-ci pourrait fournir pour renforcer certaines préconisations allant bien au-delà des questions de "décrochage" et de "raccrochage".

Lors du confinement, "dès que la coopération a pu jouer, on a pu tirer un enseignement des bugs" dans la relation avec les élèves, estime Frédérique Weixler (inspectrice générale), pour qui le repérage des "signaux faibles" d’un risque de décrochage a pu se faire avant de proposer une remédiation. Mais "si on n’arrive pas à remédier au cœur de la classe", la coopération avec les parents et autres partenaires n’y suffira pas. Encore faut-il mettre en oeuvre des pédagogies engageantes.

Précisément, parce que cette coopération "n’est pas forte en France", pour Eric Charbonnier (OCDE), "c’est le bon moment pour remettre en place les bonnes pratiques… il ne faudrait pas que ces pas en avant soient un feu de paille". Pour Marie-Caroline Missir (réseau Canopé), la lutte contre le décrochage a posé la question de savoir comment consolider le lien avec l’élève en risque de décrochage malgré l’absence d’école. Des webinaires ont été proposés aux enseignants qui ont eu accès à une autoformation sur l’accompagnement des décrocheurs. Florence Rizzo (Synlab) évoque la nécessité pour l’enseignant d’avoir un pair non jugeant, "un élément fondamental du développement professionnel". Elle rappelle que 17% des enseignants n’ont pas réussi à créer le lien avec des élèves, "et même 40 % dans les lycées".

Christophe Paris, directeur général de l’AFEV, ajoute que "la continuité n’a pu se faire dans certains quartiers et il n’y aura pas de raccrochage scolaire si on n’est pas en mesure d’accompagner de manière spécifique ceux et celles qui sont en difficulté". Il pointe l’importance du mentorat et le rôle de 7000 étudiants qui sont venus aider les élèves repérés en difficulté.

Les deux tables rondes ont fait la part belle aux analystes, aux chercheurs, aux élus plutôt qu’aux enseignants, élèves décrocheurs, tuteurs ou encore parents, éducateurs.

Extrait de touteduc.fr du 24.09.20

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