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Quelques déclarations entendues à la journée d’études Paris 8 / Archives Nationales du 1er juillet 2016 sur l’histoire de l’éducation prioritaire

2 août 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Un certain nombre de comptes rendus seront intégrés dans le numéro de la revue Diversité de septembre 2016.

L’OZP a sélectionné quelques formules d’intervenants, à la tribune ou dans la salle, qui ne se trouvent pas dans les comptes rendus publiés.

 

Ces déclarations sont classées dans l’ordre chronologique des interventions

L’histoire de l’éducation prioritaire reste à faire.
La question a été très peu instrumentalisée à l’origine (Jean-Yves Rochex)

Au départ, le dispositif était conçu comme "très temporaire" et personne n’aurait imaginé qu’il soit encore actif 35 ans après.
Nous avons eu tort à la Dgesco d’appeler le référentiel "référentiel de l’éducation prioritaire" car ses principes sont valables pour l’ensemble du système éducatif.
L’administration de l’Education nationale, pour répondre à une demande politique, devrait travailler davantage en s’appuyant sur des missions. Marc Bablet a été missionné pour préparer le refondation de l’éducation prioritaire (Jean-Paul Delahaye)

Une autre preuve de reconnaissance de l’apport de l’éducation prioritaire : le réseau de formateurs éducation prioritaire que nous avons mis sur pied l’an dernier a été très sollicité cette année pour la réforme du collège (Marc Bablet)

A mon arrivée à la Dgesco en 1997, on m’a donné le dossier ZEP : il était quasiment réduit à une fiche recto-verso. (Anny Aline)

Beaucoup de chercheurs accumulent des documents mais ne les trient pas. Idem pour l’administration : pour ma thèse, j’ai proposé à la Dgesco, qui a accepté, de trier leurs archives de l’éducation prioritaire (Philippe Bongrand)

"Pas de ZEP sans projet !", ont proclamé les textes dès 1981. On devrait dire maintenant "Pas de réseau sans journal de réseau", pour pallier les difficultés administratives à développer le sentiment d’appartenance à un réseau qui, en éducation prioritaire, est par nature interdegrés. (Jean-Paul Tauvel)

Archives. Que faire des documents personnels, y compris des notes ? Les relevés de conclusion, eux, effacent les confrontations.
La relance de 1998, en ajoutant des REP aux ZEP, a malheureusement remplacé une politique de zones d’éducation "prioritaires" (au pluriel) par une politique d’éducation "prioritaire". (Dominique Glasman)

On a fait beaucoup parler les militants et les croyants de l’éducation prioritaire, qui en donnent une image trop idéale. Mais la mémoire des non investis, des profs ordinaires est un trou noir.
On retrouve dans l’histoire de l’éducation prioritaire la même crainte des conséquences stigmatisantes de la recherche qu’avec l’élaboration scientifique du Français fondamental par Georges Gougenheim au début des 50, qui a été accusé très vite de vouloir imposer une langue au rabais aux enfants de la classe ouvrière.
La déontologie du chercheur en éducation repose sur un principe premier : ne pas nuire aux élèves. (Anne-Marie Chartier, historienne de l’éducation)

Interventions dans la salle
N’occultons pas le contexte politique qui, en 1981, a présidé à la création des ZEP. L’approche d’Alain Savary a été une des premières manifestations d’une volonté décentralisatrice (Jean-Louis Piednoir, IGEN honoraire)

L’idée de projet, préparée par le rapport Legrand, a été appliquée d’abord en éducation prioritaire. Elle a rencontré au départ l’hostilité de syndicats qui craignaient le développement de l’autonomie des établissements (Francine Best, IGEN honoraire)

Rien n’était prévu jusqu’en 1984 pour piloter les ZEP. Le ministère a créé un groupe de travail spécialisé, dans lequel les représentants des différentes directions étaient nommément désignés. C’était une première dans l’administration (Jean-Claude Emin)

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