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« Pour un développement complet de l’enfant et de l’adolescent », rapport de France Stratégie), avec des extraits sur l’éducation prioritaire

1er octobre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Pour un développement complet de l’enfant et de l’adolescent
Commission Enfance et adolescence présidée par François de Singly
Rapporteurs : François de Singly, Vanessa Wisnia-Weill

Ce rapport, publié par France Stratégie (Premier ministre) le 30 septembre 2015, aborde à plusieurs reprises l’éducation prioritaire.
En voici certains extraits :

Page 14 :
[…]
ORIENTATION N° 9.
Renforcer l’articulation entre l’école et les parents.
Proposition a.
« Mieux informer les parents du niveau que doivent atteindre leurs enfants en fin de cycle des apprentissages fondamentaux sur le pilier « Lire, écrire, compter » (ressources en ligne avec des exemples concrets, des bases de données d’exercices par niveaux et des tutoriels). En éducation prioritaire, des moyens (en temps et en lieux) seront dégagés pour présenter ces objectifs et ces ressources aux parents et pour faire le point régulièrement sur les parcours des enfants ».
[…]

Page 51 :
[…] « Dans la consultation de l’Unicef, seuls les deux tiers des enfants et des adolescents pensent pouvoir confier leurs problèmes à un adulte qu’ils apprécient au sein de leur établissement (et seul un élève français sur deux déclare que ses enseignants s’intéressent à son bien-être, soit 13 points de moins que la moyenne OCDE). Ne pas pouvoir identifier les adultes à l’école, tout particulièrement les professeurs, comme ressource de confiance qui protège, porte atteinte à la relation enfant-professeur.
Le mal-être à l’école s’étend aux professeurs : 1 enseignant sur 10 juge le climat médiocre, surtout parmi les enseignants jeunes – moins de six ans d’ancienneté – ou les enseignants en éducation prioritaire, qui ont le sentiment d’une dévalorisation de leur métier. Cette crise de confiance dans le métier d’enseignant se lit notamment dans les difficultés actuelles de recrutement, qui en retour se traduisent par un certain absentéisme dans certaines zones d’éducation prioritaire et diminuent le réservoir d’adultes non découragés à l’école. » […]

Page 64 :
[…] « Depuis la rentrée 2013, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place un service d’accompagnement interactif personnalisé pour les élèves de sixième et de CM2 de l’éducation prioritaire (D’COL) dans plus de 1 000 collèges de l’éducation prioritaire. Vingt-trois mille élèves de sixième ont ainsi pu bénéficier du dispositif au cours de l’année scolaire 2013 - 2014.
Sur proposition de leur établissement et avec l’accord des parents, les élèves sont invités à rejoindre le dispositif. Ils bénéficient d’un soutien présentiel : dans les collèges, un enseignant - référent encadre un groupe de 15 élèves maximum sur des plages horaires spécifiques et dans une salle équipée d’ordinateurs ; dans les écoles, l’élève se connecte au site D’COL et travaille avec l’appui de son enseignant dans le cadre des activités complémentaires ou sur le temps d’enseignement. Les élèves disposent également d’un accès en ligne à un site de soutien scolaire : le site propose plus de 4 500 activités permettant de mettre en place des parcours personnalisés interactifs, adaptés à chaque élève, à son niveau, à ses difficultés et ses besoins de remédiation en français, mathématiques et anglais.
Enfin, 25% des élèves bénéficient d’un tuteur CNED en ligne. D’une manière générale, les réseaux d’éducation prioritaire promeuvent des soutiens personnalisés. » […]

Page 82 :
[…] « L’origine sociale est l’une des caractéristiques qui pèsent le plus sur le retard scolaire, avec le niveau d’études des parents. D’où l’importance des politiques ciblées notamment dans l’éducation prioritaire où les milieux populaires sont surreprésentés. Toutefois, sachant que 70 % des décrocheurs se situent en dehors des REP, il importe de développer aussi des réponses plus universelles. » […]

Page 130 :
[…] « La surreprésentation des enfants en difficulté scolaire dans les ZUS (et les DOM) est bien connue. Elle donne lieu à des financements spécifiques dont on peut interroger la suffisante concentration et l’ampleur. En même temps, les difficultés scolaires en primaire touchent dans des proportions assez significatives les petites villes et le rural (27 % des élèves en difficulté contre 38,1 % dans les zones denses des métropoles, et 21 % dans les villes moyennes), mais sur un mode beaucoup plus dispersé sur le territoire, sachant que le taux de retard est quant à lui à peu près stable sur le territoire (environ 10 % à 12 %) à l’exception des DOM (15 %). C’est pourquoi nos propositions des deux premiers axes préconisent d’abord une approche universelle pour toucher l’ensemble des enfants, qui doit coexister avec des approches ciblées sur l’éducation prioritaire. » […]

Page 131 :
[…] « L’école doit jouer un rôle pour orienter les enfants, les adolescents et leurs parents dans leurs choix d’activités, mais elle ne pourra le faire que grâce à un réseau structuré et lisible, à l’image de ce qui est prévu dans l’éducation prioritaire, où les directeurs d’école et les chefs d’établissement s’appuient, pour connaître l’offre disponible, sur les associations, les structures péri-éducatives du territoire, le délégué du préfet pour le quartier et le coordonnateur du programme de réussite éducative. » […]

Le rapport intégral (158 pages)

Le dossier de présentation

Le site de France Stratégie

Composition de la Commission

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