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Le bilan du volet Education du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) invite à investir davantage dans des établissements à haute valeur ajoutée comme ceux en éducation prioritaire, mais indépendamment de la Dgesco (ToutEduc)

24 décembre 2019 Version imprimable de cet article Version imprimable

PIA : investir davantage dans l’éducation, mais indépendamment du ministère (Comité de surveillance des investissements d’avenir)

"L’amélioration du capital humain dès la formation initiale pourrait être une priorité compte tenu de l’impact de long terme qu’auraient de meilleures performances des élèves", estime le Comité de surveillance des investissements d’avenir qui publie son évaluation du premier volet du PIA. Celui-ci "n’a que peu contribué à l’augmentation du niveau de capital humain de la population dans son ensemble, c’est-à-dire via l’enseignement primaire et secondaire ainsi que via la formation professionnelle et l’apprentissage".

Certes, le GPI (Grand plan d’investissement) "prévoit une enveloppe globale de 14,6 Mds € sur la période 2018-2022" pour "former un million de jeunes en situation de décrochage scolaire et un million de demandeurs d’emploi éloignés du marché du travail", mais "au regard des performances des élèves français" aux tests PISA, il conviendrait d’investir sur la formation initiale. "En effet, les différentiels de croissance entre économies proviennent pour partie des écarts de performances des élèves."

Le Comité recommande donc de "constituer une enveloppe de soutien à des projets éducatifs transformants pour accompagner les réformes de structure (...) en se concentrant de manière principale voire exclusive sur l’amélioration du niveau scolaire des élèves dans les matières fondamentales". Des appels à projets permettraient "d’accompagner des établissements scolaires à haute valeur ajoutée éducative, notamment dans les réseaux d’éducation prioritaire" sur des dispositifs "de soutien scolaire, de formation des enseignants, de formation sur des enjeux thématiques (numérique, sécurité, environnement...)".

Le document évoque des cofinancements avec les collectivités territoriales, mais considère surtout qu’une telle démarche doit être située "en dehors du périmètre de la direction générale de l’enseignement scolaire", la sélection des projets étant assurée "par un jury externe indépendant du ministère" qui devra notamment s’assurer "que l’on ne finance pas des expérimentations sans lendemain, mais bien des projets transformants, durables et généralisables dans la durée", donnant lieu à "une évaluation systématique des progrès accomplis" de façon à "arrêter les actions qui ne produisent pas les effets attendus en termes d’amélioration du niveau des élèves, d’élévation du niveau de qualification et d’insertion professionnelle", mais "à accompagner le déploiement de celles dont les résultats sont avérés".

|Le document ici->https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2019/12/rapport_complet_evaluation_pia.pdf]

Extrait de touteduc.fr du 22.12.19

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