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Les programmes de réussite éducative et d’égalité des chances. Etat des lieux, principes, articulation et perspectives, avec Antoine Anderson (Rencontre OZP)

15 avril 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

-----LES RENCONTRES DE L’OZP-----

Observatoire des zones prioritaires

n° 76 - avril 2009

Les programmes de réussite éducative et d’égalité des chances :
état des lieux, principes, articulation et perspectives

Compte rendu de la réunion publique du 18 mars 2009

L’OZP a demandé à Antoine Anderson, consultant et intervenant en politique de la Ville et en développement local auprès de collectivités, de présenter le tableau de la réussite éducative au moment où l’Education nationale développe l’accompagnement éducatif.
La longueur du texte de l’intervention d’Antoine Anderson (29 pages dans la version PDF ci-jointe), qui a tenu à étendre son exposé à l’ensemble des dispositifs de l’égalité des chances, nous a amenés à ne reproduire en format html que des éléments particulièrement significatifs de la Rencontre.
-  Le sommaire de la première partie : Etat des lieux de la réussite éducative et de l’égalité des chances, qui montre suffisamment le foisonnement des dispositifs en oeuvre
- La conclusion de l’intervention d’Antoine Anderson
- Le compte rendu du bref débat qui a suivi.

&nbsp :

I/ ETAT DES LIEUX DE LA REUSSITE EDUCATIVE ET DE L’EGALITE DES CHANCES

1/1 - Le programme de réussite éducative (Ville / Acsé)
- Les projets de réussite éducative
- Les internats de réussite éducative (IRE)

1/2 - Le programme de l’éducation prioritaire (Education nationale)
- Les Réseaux Ambition réussite (RAR)
- Les Réseaux de réussite scolaire (RRS)

1/3 - Les actions au titre de l’égalité des chances (Ville/EN). Trois types d’actions

a) Actions portées dans le cadre de la politique de la Ville au titre du « Plan Espoir Banlieues » et en coopération avec le ministère de l’Education nationale.
Programmes s’appliquant exclusivement dans les territoires relevant de 215 quartiers considérés comme les prioritaires des prioritaires.
- Le développement des écoles de la deuxième chance et des internats d’excellence
- Le busing
- Les banques de stages
- L’accentuation de la lutte contre le décrochage et l’absentéisme scolaires dans les quartiers avec l’annonce de la création de 5 000 médiateurs de réussite scolaire

b) Actions portées par le ministère de l’Education nationale, destinées sur la base du volontariat à des enfants éprouvant des difficultés
- L’aide personnalisée, en direction des élèves du primaire en difficulté
- Les stages de remise à niveau pour les élèves de CM1-CM2
- L’accompagnement éducatif
- Le dispositif de réussite scolaire expérimenté dans 200 lycées
- L’organisation de stages pendant les vacances scolaires

c) Actions portées, à l’initiative des collectivités locales en direction du plus grand nombre et sur la base du volontariat (inscriptions)
- Projet éducatif local (PEL)
- Accompagnement à la scolarité
- Accueil éducatif pendant les vacances scolaires

d) Actions diverses à l’initiative de Grandes écoles ou d’associations
- Le tutorat auprès de lycéens développé par de Grandes écoles ou leurs associations d’élèves ;
- Le soutien scolaire proposé dans les quartiers par de nombreuses associations locales ou nationales à caractère caritatif ou social et assuré par des bénévoles ou des vacataires rémunérés.

NOTE : Les cours particuliers payants proposés par des organismes privés, qui sont en pleine expansion, ne peuvent évidemment pas être considérés comme relevant des dispositifs publics d’égalité des chances.

[...]

&nbsp :

VI-/ CONCLUSIONS

Un dispositif qui a de l’avenir aux condition suivantes :

-  Trouver sa place dans une véritable politique locale éducative, dont il représente
une déclinaison en direction de publics « fragiles » centrée sur des territoires
prioritaires. A l’avenir, il faudrait voir à lever ce dernier critère, car les publics cibles
n’habitent pas tous dans les quartiers prioritaires, qui sont en voie de réduction, alors
que, par ailleurs, les publics « fragiles » sont en augmentation.

- Développer un partenariat plus fort entre la collectivité et l’Education nationale
pour bâtir une stratégie locale, un mode d’organisation, des référentiels, une offre
répondant aux défis, impliquant le secteur associatif.

- Instaurer un débat local sur la réussite éducative à l’initiative des maires, qui,
dorénavant, devront plus s’impliquer dans la prise en compte de la problématique de la
réussite éducative au bénéfice des habitants des quartiers et de la ville.

- Conforter le dispositif dans la durée : ressources stables, évaluation et
accompagnement des équipes, réflexions sur les pratiques et la méthodologie, définir
les résultats concrets attendus.

- Mettre en place des observatoires locaux de la réussite éducative, (c’est une urgence
à l’image de ceux pour le relogement dans les opérations de rénovation urbaine), à
partir des données existantes de la réussite scolaire (à l’image de ce qui existe depuis
maintenant plusieurs années à Chanteloup-les-Vignes).
L’observatoire travaille sur la
notion de cohorte permettant de suivre et d’apprécier, dans la durée, les parcours
scolaires des enfants et des jeunes. Il ne s’agit plus de porter le regard sur l’un des aspects du parcours, qui ne concerne jamais les mêmes enfants, mais de comprendre la
réussite dans une visée dynamique et continue6 à partir d’un panel qui présente, au départ, tel type de difficulté et dont on verrait précisément comment la somme des actions ont pesé ou pas sur la réussite scolaire / éducative et, plus largement, sur le rétablissement de l’égalité des chances.

 

Le débat

Du débat, assez bref en raison de la durée de l’exposé, émergent quelques questions marquées par les incertitudes actuelles.

Q. : La politique de la Ville a-t-elle encore un avenir ? Que signifie la transformation récente - pour ne pas dire la réduction - de la DIV (Délégation interministérielle à la Ville) ?
A. A. : La politique de la Ville, initiée au début des années 80, est probablement en train de mourir. Ce qui est en jeu aujourd’hui c’est la capacité des municipalités à prendre le relais. Cela peut prendre du temps.
Cependant dans le domaine du logement et de l’urbanisme, on a vu émerger en 5 ans de véritables politiques locales. Le même phénomène peut se répéter avec l’action éducative. Nous sommes encore dans la préhistoire des politiques éducatives locales.

Q. : Dans un contexte de désengagement général de l’Etat, pourquoi aujourd’hui une municipalité se lancerait-elle ?
A. A. : La pérennité du dispositif est quand même assurée et il reste intéressant.

Q. : Le foisonnement des dispositifs de soutien, d’accompagnement etc... s’amplifie. Je suis pessimiste sur la capacité des ministères à la réduire. Le plus grave, c’est qu’aujourd’hui, la réussite de tous n’est plus un objectif porté par les institutions.
A. A. : La réussite éducative est une réponse à la difficulté de la prise en charge de l’échec scolaire et de le faire reculer. Les équipes de réussite éducative (ERE) sont bien placées pour, par exemple, faire progresser les relations avec les familles, traiter les problèmes de langues, alphabétiser des parents etc.
Pour l’éducation nationale, il s’agit de s’organiser en interne pour être en cohérence avec le milieu environnant.
Le pilote de la réussite éducative c’est le maire.

&nbsp :

Voir ci-dessous en cliquant sur l’icône le compte rendu intégral en pdf

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Contact :
antoine.anderson@wanadoo.fr
Le site Guidfi
01 60 47 34 59

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Voir aussi le compte rendu de la précédente Rencontre OZP animée par Antoine Anderson le 9 mars 2005 sur le thème "La politique de la Ville et l’application de la loi Borloo dans les ZEP"

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