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Les tâches du coordonnateur (ou secrétaire de réseau) (Fiche OZP : Tout savoir sur les ZEP)

juin 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Des fiches pour tout savoir sur l’éducation prioritaire

 

Les tâches du coordonnateur (ou secrétaire de réseau)

Les tâches du coordonnateur, enseignant issu le plus souvent du premier degré, consistent à tisser des liens entre les acteurs locaux, en fonction d’un projet pour la réussite scolaire des jeunes habitant des zones d’exclusion sociale.

Ses tâches s’inscrivent dans le pilotage du réseau. Les circulaires de février 1990 et de décembre 1992 donnent la mécanique d’ensemble de l’éducation prioritaire : il doit exister un projet interdegrés et partenarial, bâti à partir d’un diagnostic initial avec le concours des acteurs locaux, évalué régulièrement pour être régulé. Le coordonnateur est un élément important de ce système éducation prioritaire : il fait partie des personnels qui lui fournissent des informations, qui les recueillent pour les interpréter et les réinvestir dans une dynamique, avec l’appui du Centre académique de ressources pour l’éducation prioritaire (CAREP)inscrit dans le réseau national du Centre Alain Savary.

Il travaille selon les axes suivants [1] :
- la gestion des actions au plus près terrain,
- la constitution, la gestion et la diffusion de ressources documentaires,
- la mise en réseau, de manière progressive, des différents partenaires (enseignants des premier et second degrés, animateurs sociaux, ...),
- la prospection de nouvelles possibilités de travail en commun dans et hors l’école,
- la tenue du tableau de bord du réseau d’éducation prioritaire,
- la connaissance des ressources possibles et la prospection d’aides financières.

 

Historiquement, ses tâches se sont précisées au fur et à mesure de la définition de sa fonction.

- La circulaire de février 1990 a dessiné les contours de la fonction [2]
- Celle de décembre 1992 a apporté des précisions [3]
- Le rapport Moisan-Simon a précisé les contours de la fonction [4]
- Suite à ce rapport, la circulaire de janvier 1999 a fixé son rôle. [5]
- En 2006, il est devenu secrétaire du comité exécutif [6].

- La spécificité de la fonction apparaît dans le rapport Anne Armand et Béatrice Gille à partir des observations de terrain [7]
- Son rôle n’est pas précisé ni développé dans les dernières circulaires officielles.
 

Documents
- Journée des adhérents OZP 2007 : les fonctions de professeur référent, d’assistant pédagogique et de coordonnateur d’éducation prioritaire
- Lavauzelle, Catherine. Coordonnateur de ZEP : tuteur d’espoirs ? 2002
- Jean-Claude Emin, Françoise Oeuvrard, Jean-Luc Cousquer, Jean-François Schmitt. Le pilotage de l’éducation prioritaire, . Education & formations, n°61, octobre-décembre 2001. p.p. 23-31. Ministère de l’Education nationale.
- Toutes les circulaires en lien avec l’éducation prioritaire.

 

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Notes

[1Circulaire n°2003-133 du 1-9-2003, parue au BO n°33 du 11 septembre 2003 ;
Circulaire n°99-007 du 20-1-1999, parue au BO n°4 du 28-1-1999 ;
Circulaire n°92-360 du 7-12-1992, parue au BO n°47 du 10-12-1992

[2« ...ce coordonnateur est pour l’essentiel chargé de l’animation interne de la zone. Lorsque le quartier fait l’objet d’une démarche de développement social des quartiers, le coordonnateur de la ZEP fait partie intégrante du projet DSQ. (...) Les responsables et coordonnateurs des ZEP sont les relais de l’information externe vers les acteurs du système éducatif. »}

[3"Conseil de zone et conseil de quartier (DSU) -le cas échéant- doivent organiser leur liaison, c’est ainsi que le coordonnateur de la ZEP est associé à l’équipe opérationnelle du chef de projet du quartier, et que de la même façon, le chef de projet est associé aux travaux du conseil de ZEP » « Les responsables et coordonnateurs évalueront, ainsi, avec les chefs d’établissement, les IEN et les personnels des ZEP, les résultats des actions dans les écoles et les établissements de la ZEP. »

[4« ... Il doit :
- détecter les possibilités de travail en commun tant à l’intérieur du système éducatif qu’à l’extérieur,
- rechercher toutes formes de financements,
- être doté de qualités de gestionnaire,
- tenir le tableau de bord de la ZEP,
- être le pivot de la documentation spécifique à la ZEP et la rendre disponible à tous les acteurs. »

[5Le projet du réseau est le fruit d’un travail collectif des équipes pédagogiques, animées par le responsable et le coordonnateur du réseau. Il fait l’objet d’une discussion avec les autorités académiques pour être formalisé en un contrat de réussite. Celui-ci fixe les objectifs retenus en termes de réussite des élèves, précise les priorités accordées en moyens de tous ordres, intègre les mesures d’accompagnement, d’animation pédagogique et de formation nécessaires, ainsi que celles montées en partenariat. Ce contrat global doit se décliner dans le projet de chaque école et de chaque établissement, dont la contribution à l’atteinte des objectifs doit ressortir clairement.
Ce contrat comporte les modalités d’une évaluation continue et d’un bilan relatif à l’efficacité des actions entreprises. Les actions relatives à l’articulation entre le temps scolaire et les activités périscolaires, engagées en partenariat, peuvent s’intégrer soit dans le contrat de réussite soit dans un contrat éducatif local. (...)
Les responsables et les coordonnateurs des réseaux
Les recteurs veillent à ce que chaque Réseau d’éducation prioritaire ait un responsable désigné, connu et reconnu par l’ensemble des partenaires. Ce responsable est assisté d’au moins un coordonnateur, choisi parmi les personnels de l’éducation nationale indépendamment de son statut et de ses fonctions précédentes. Ce choix doit tenir compte de quatre critères : la motivation, les compétences pédagogiques, les qualités relationnelles et d’animation et la connaissance du système éducatif et de ses partenaires. Le coordonnateur, qui est issu aussi bien du second que du premier degré, dispose du temps nécessaire à l’exercice de sa fonction. Responsables et coordonnateurs reçoivent une lettre de mission que le recteur établit en fonction des objectifs et du contenu du contrat de réussite.
Les autorités académiques répondent aux besoins des acteurs des réseaux. Ils veillent notamment à ce qu’ils puissent échanger leurs pratiques et à ce qu’ils bénéficient de formations adaptées.
Un conseil de réseau ouvert à l’ensemble des écoles et des établissements du réseau et à ses principaux partenaires est réuni régulièrement.

[6Le coordonnateur devient secrétaire de ce comité exécutif, notamment chargé de préparer ses décisions et de les mettre en œuvre.

[7Il participe à l’élaboration des contrats de réussite :
« A Aix-Marseille, chacun des 46 contrats a été évalué en mai-juin 2005 au travers d’un examen en commission (composée de responsables académiques et départementaux) suivi d’un entretien d’une heure entre le coordonnateur, les deux responsables et les membres de la commission. (...) Dans le Haut-Rhin, pour les contrats 2003-2006, il a été mis en place une évaluation annuelle dont le protocole a été construit avec les coordonnateurs de ZEP. » (p. 29)
Les situations varient selon les académies, mais il est toujours reconnu :
« Toutes les zones ont un coordonnateur, le plus souvent nommé par l’IA-DSDEN, avec parfois un recrutement sur profil (Reims). A Créteil, c’est en général un personnel du premier degré à mi-temps déchargé pour le REP. A Dijon et à Strasbourg, tous les coordonnateurs sont issus du premier degré. A Orléans-Tours certaines zones comprenant plus d’un collège ont deux coordonnateurs.
La lettre de mission semble être la règle (une copie est souvent jointe aux réponses des académies) sauf pour quelques départements pour lesquels l’éducation prioritaire est marginale (Manche) ; pour Limoges, la lettre de mission est encore « en projet » ; pour Amiens, « certains coordonnateurs ont une lettre de mission » ; Dijon signale qu’il n’y a pas de lettre de mission. Aix-Marseille a adjoint au coordonnateur deux « responsables » (un chef d’établissement et un IEN) nommés par le recteur. Parfois le choix du coordonnateur s’inscrit dans une procédure exigente : appel à candidatures, entretien de motivation, passage devant une commission, validation par l’IA-DSDEN (Lille) »
Il assure le lien entre les partenaires au niveau local :
...« D’autres partenariats sont d’initiative locale (associations, communes), ce sont essentiellement des partenariats d’action qui sont parfois formalisés dans les contrats de réussite, action par action. Mais le niveau académique ne maîtrise pas cette information et laisse le pilotage au soin du local. Souvent les lettres de mission des coordonnateurs ZEP invitent à une contractualisation locale. »(p. 108) (...)
« Et, récemment, le 9 mars 2006, le conseil interministériel des villes a créé un nouveau contrat "hégémonique", le CUCS (le contrat urbain de cohésion sociale), qui remplace le contrat de ville. Les CUCS regrouperont l’ensemble des programmes existants (équipe de réussite éducative, contrat éducatif local, fonds interministériel pour la ville, école ouverte, ville vie vacances...). Il est trop tôt pour juger si cette nouvelle tentative d’harmonisation des dispositifs connaîtra plus de succès que les précédentes. Comme chaque ministère et chaque organisme doivent pouvoir rendre compte de leur action, la fusion des dispositifs n’est guère envisageable. C’est au niveau de chaque préfecture qu’une harmonisation peut être recherchée, afin d’éviter notamment de convoquer les mêmes responsables à des réunions multiples. Quant au plan local, le rapport sur les politiques locales à caractère interministériel a montré que la multiplicité des dispositifs n’était pas un obstacle réel pour des coordonnateurs ou des responsables avertis. »(p. 117)

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