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Rencontre OZP des coordonnateurs. La transcription des échanges : 5 et 6/8. - verticalité et horizontalité du réseau et rôle du coordonnateur - Comment continuer à travailler entre OZP et coordonnateurs. Distanciel et présentiel

9 novembre 2023

OZP Observatoire des zones prioritaires
Compte rendu de la rencontre consacrée aux coordonnateurs le mercredi 11 octobre 2023

5. Troisième partie des échanges : verticalité et horizontalité du réseau et rôle du coordonnateur.

Assurément cela ne saurait être uniquement sur le lien écoles- collège. On peut réfléchir à différentes manières de faire réseau, construire des outils dans cette perspective. Penser le parcours de l’élève, travailler l’écrit en maternelle…

Anne Armand
Alors là je vais rebondir sur ce que vous dites, parce qu’on touche un dernier point de ce qu’on avait prévu. Je vais caricaturer votre propos. Vous dites finalement je travaille dans l’inter degré et l’inter degré, finalement, c’est le cycle trois. Moi, je suis l’administration, je me dis « qu’est ce qu’on va faire des coordos ? » Donc c’est le spécialiste du cycle trois. Est-ce que sous la mention « faire réseau » il n’y a pas une autre dimension que celle là ? Par exemple, on s’est interrogé au sein du conseil scientifique en disant souvent on pense le réseau de façon verticale, c’est à dire de la petite section à la troisième. Et qu’en est-il de l’axe horizontal, c’est à dire les écoles. Vous avez dit vous même « on nous dit qu’on nous voit jamais », parce que finalement chacun voit selon sa lucarne. Est ce que la notion de faire réseau, elle n’existe pas aussi comme ça ? Je vous laisse réfléchir, parce que là, encore une fois, ça peut être assez varié selon les situations et les départements. Pensez donc à cette épée de Damoclès, vous allez devenir des conseillers cycle trois.

Coordo
On était tous réunis, pilotes et coordos, en groupes de travail. Et là je me suis aperçue dans mon groupe de travail qu’effectivement pour beaucoup de pilotes, même le mien, je parle du principal, que pour lui, effectivement, l’inter degré, c’était le cycle trois, alors qu’on a toujours bossé sur des projets y compris sur la maternelle. Je me suis dis ça fait deux ans qu’il est là, mais quand même. Et un autre chef d’établissement a dit « on n’a pas le temps de tout faire donc finalement,la priorité c’est l’inter degré, c’est le cycle trois ». Et donc c’est nous les coordos, parce qu’on était à peu près cinq ou six coordos autour de la table. On était tous en train d’essayer de ramener ça justement à voir plus loin et en disant par exemple, quand on avait bossé sur l’écrit, c’est très intéressant déjà de savoir comment se construit l’écrit, pour les enseignants du premier et du second degré, comment ça évolue dans la scolarité de l’enfant ? Où sont les trous dans la raquette ? Comment on va pouvoir faire de la remédiation ? Par exemple, l’écrit, ça se construit dès la maternelle, même si ça n’a rien à voir avec l’écrit quand on est en troisième.

Michèle Coulon
On peut essayer de développer ça ensemble, de dire finalement comment on peut faire réseau, avec quoi ? Il y a des supports, il y a des outils, des démarches, qui ne passent pas forcément par le fait que les élèves soient ensemble à un moment donné où que les enseignants soient ensemble, à un moment donné… Ca peut être ça aussi, mais ça peut être aussi plein d’autres choses. Donc d’après votre expérience, sur quoi vous appuyez ?

Coordo
Juste dire que moi, je suis pas du tout d’accord avec le fait qu’on ne travaille que sur le cycle trois. Je travaille sur tous les cycles et je travaille en inter cycle de la maternelle au collège : par exemple, on a travaillé beaucoup sur le développement durable et on avait des visites croisées maternelles avec des éco délégués. Enfin, moi je travaille vraiment sur tous les cycles. Je ne suis pas du tout centrée uniquement sur le cycle trois. Je trouve que c’est l’intérêt de notre métier aussi, c’est de voir justement ce suivi d’élèves. On a même réussi à connecter les premier et second degrés et à faire un parcours de l’élève de la petite section jusqu’en troisième dans le Développement Durable justement, et c’est possible. Tous les documents sont archivés sur la scolarité de l’enfant. Le cycle trois c’est important, cette année, particulièrement avec la nouvelle sixième. Mais ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir une vision, je pense beaucoup plus large.

 

Quatrième partie des échanges : comment continuer à travailler entre OZP et coordonnateurs. Intérêt et limites du distanciel, Importance d’échanges en présentiel pour approfondir les discussions professionnelles.

Anne Armand
Voilà la question qu’on voulait vous poser. Aujourd’hui, on a proposé une réunion. Comment continuer ? Voilà. Et est ce que vous avez besoin de nous ? Parce que vous pourriez lancer une liste de diffusion WhatsApp, vous n’avez pas besoin de nous, il suffit de prendre les coordonnées de tout le monde.
Alors, est ce que l’OZP peut vous être utile ? Comment ?

Coordo
Mais par le WhatsApp, je ne suis pas sûre que ce soit intéressant. Je pense que rien ne remplace des échanges comme ça.

Locuteur 2
Mais je pense que l’OZP est indispensable par rapport à l’historique, par rapport à vous. J’entends les membres de l’association qui ont une vraie expertise et que vous avez les liens avec justement les instances du ministère, etc. Voyez bien, donc il y a besoin de vous. De toute façon, à un moment comme relais.

Anne Armand
Mais nous, la question qu’on se pose : On a eu 49 réponses au questionnaire. On avait 189 adresses. Au moment du COVID, les échanges en distanciel ont rendu service à tout le monde. Et on est en train de se demander si finalement on n’est pas en train de payer quelque chose. Nous sommes bien persuadés que rien ne remplace l’échange tel que vous venez de le vivre. Mais en même temps, on se dit un jour on va se réunir entre nous, il n’y aura plus que nous, les vieux membres du bureau, pour échanger. Mais vous voyez, là, aujourd’hui, on avait décidé, c’était un acte fort de notre part, de ne pas ouvrir ce moment en distanciel. Mais en même temps, vous savez que deux fois par an, on propose une journée qui est un samedi, de manière à ce que ce ne soient pas simplement les Parisiens. Comment faire ? Mais la question qui est vraiment une question pour nous, c’est en quoi l’OZP peut apporter une aide, un lieu, un réseau, un site, une mise en réseau ?

Coordo
Non mais peut être que du distanciel ce serait pas mal aussi. Nous, on a eu au moins six collègues, six ou sept collègues qui nous disent « Moi, je peux pas venir, mais est ce qu’il y aura une trace ? » Vous nous ferez un résumé, un compte rendu. Enfin bon. Donc intéressé quand même, oui. C’est des gens qui ont des contraintes peut être d’enfant, qui ne pouvaient pas ce soir.

Coordo
Il faut maintenir ces échanges avec eux, avec les personnes.

Jean-Paul Tauvel
Et des échanges librement entre vous, par quels moyens ? On peut vous aider.

Coordo
Je pense qu’on le fait déjà avec les coordonnateurs de notre secteur, de notre département.

Coordo
Moi j’ai une bonne amie qui est coordo justement dans le 93, donc je vois bien qu’on ne fait pas le même boulot. Enfin globalement oui, mais pas vraiment. Mais sans ça on n’est pas vraiment au courant de comment ça fonctionne. Si, il y a longtemps il y avait effectivement, Mr Picard qui avait fait quelque chose avec des coordos. Il y a une vidéo d’ailleurs qui tourne là dessus et qui était intéressante justement sur le fait que partout en France le métier de coordo c’était pas le même entre guillemets, c’était pas tout à fait les mêmes missions. C’était il y a deux ans. Il y a eu une journée d’accueil pour les nouveaux coordonnateurs, il y a deux ans.
Et cette année, elle n’a pas été faite au niveau national.

Michèle Coulon
Quand il y avait la refondation et les formations dont elle parle, c’étaient des formations, qui étaient organisées trois ans de suite et qui ont eu lieu à Poitiers. C’était très symbolique aussi de faire des réunions à Poitiers, donc dans le centre de formation des cadres.

Coordo
Est ce que vous seriez prêts à venir ? Est ce que ce genre de discussions et d’échanges, ce serait possible, par exemple sur mon département ? Nous, on se réunit déjà avec les autres coordonnateurs plus en charge de l’éducation prioritaire. Est ce que vous pourriez être présents sur un site ?

Marc Douaire
Nous, on veut bien se promener, il n’y a pas de problème. On a du temps.

Coordo
Nous, on se réunit quand même régulièrement, quatre ou cinq fois dans l’année en fait. En fait, on essaie de tourner sur les différents réseaux.

Marc Bablet
La condition, C’est qu’il faut que vos autorités soient d’accord.

Marc Douaire
Ça c’est déjà fait. Moi je suis intervenu plusieurs fois sur les réseaux sociaux à l’initiative de la chaîne qui était en charge du dossier. Donc c’est tout à fait possible. On ne se déplacera pas tous, mais c’est dommage pour vous. On peut se déplacer. Donc d’après ce que je comprends, on souhaite continuer ensemble sous cette forme de débat. Nous, ça nous va bien parce que on s’est rendu compte même des Parisiens du C.A. se contentaient d’être en distanciel. Et donc là, on va faire un compte rendu anonyme de vos interventions. La présentation de Michèle tout à l’heure, le questionnaire et après il y a un gros travail sur ce qui a été dit, l’analyse, on vous l’ouvrira et puis on se fixera une suite. Alors je ne sais pas l’échéance, mais une nouvelle réunion ici parce qu’ici c’est quand même central et puis c’est quasiment gratuit. En novembre on organise une rencontre publique avec l’association Profession banlieue sur la politique de la ville, celle des cités éducatives à l’avenir. Ca concerne directement les coordos. Et puis on a notre journée nationale le samedi 2 décembre, à laquelle vous êtes invités, qui est à l’Ecole supérieure des Arts appliqués, à la République qui nous accueille magnifiquement. La thématique, c’est : l’école est elle un service public ou est elle au service des publics ? Intervenant Louis Maurin, le président de l’Observatoire des inégalités, Choukri Ben Ayed, qui interviendra sur la mixité sociale et l’éducation prioritaire, Jean-Yves Rochex sur la question posée et notre ami Marc Bablet dira à quelles conditions l’Éducation prioritaire contribue à lutter contre les inégalités .

Jean-Paul Tauvel
Je peux très facilement vous contacter et vous envoyer de l’information. Le problème, c’est le retour. On peut ouvrir la liste de diffusion à supposer qu’il n’y ait pas trop de spams, mais ça pourrait être jouable, ce qui vous permettrait de discuter entre vous ? Est ce que ça vous paraît fiable ?

Coordo
Ce qui est important c’est de se rencontrer. C’est pas d’échanger par mail. La différence aujourd’hui, c’est qu’on n’est pas simplement sur un besoin immédiat utilitaire, ni sur une description de ce qu’on fait. C’est que ce que vous nous apportez là, c’est que vous problématisez les choses. Par vos questionnements, par le questionnaire en amont, par l’historique et puis par la manière dont vous rebondissez sur ce qu’on dit et dont vous relancez les choses. On ne peut pas le faire par mail et c’est compliqué en visio. Enfin plein de fois j’ai voulu venir le samedi mais financièrement, je ne peux pas. Et donc ça veut dire qu’il faut soit renoncer au présentiel, soit renoncer à une représentation différentielle nationalement et qu’elle soit géographique mais aussi genrée. Parce que je pense que les jeunes femmes avec les enfants c’est difficile pour elles.

Coordo
Il faut privilégier le présentiel parce que la manière dont c’est fait construit davantage les choses. Ça exclut des gens qu’on peut aussi quand même rassembler après, par la manière dont on fait les retours, qui ne soient pas forcément qu’un compte rendu. Vous faites aussi une analyse. Votre rôle pour moi, je le vois comme ça et vous avez une hauteur de vue du système qui est très intéressante.

Anne Armand
Oui, mais vous voyez bien que pour nous, si on reste en distance, nous on ne s’enrichit pas. Je veux dire, on peut peut-être vous enrichir, mais nous on va finir par tourner en rond parce que nous ne pouvons tabler que sur ce que nous avons su, mais nous ne savons plus puisque voilà, ce n’est pas quand je cultive mon jardin, que je sais ce qui se passe dans les différents réseaux. Donc l’échange, il est riche aussi bien pour vous que pour nous. Voilà.

Michèle Coulon
Je comprends ce que vous dites sur le fait que les échanges comme ça en présentiel soient irremplaçables, quelque part, on ne peut pas les remplacer. Mais il peut y avoir là le désir d’ouvrir quand même un peu plus, parce qu’évidemment, qui dit présentiel, dit principalement Paris et la région parisienne. Si on veut toucher les coordinateurs qui sont un peu plus loin, on a toujours la possibilité de faire aussi de la visio en même temps. Il faut que tout soit bien préparé pour que ça fonctionne. Avec le risque que même les parisiens préfèrent la visio qui ne permet pas les mêmes échanges.

Coordo
Peut être est-il possible de faire des séances différenciées. C’est à dire que plutôt que de faire par exemple ce qu’on a fait aujourd’hui avec une partie présentielle, proposer une autre fois une partie distancielle, c’est à dire que si par exemple il y a trois commissions dans l’année, on en fait deux en présentiel mais que en présentiel et une en distanciel, mais qui est finalement sur une autre modalité qui n’est pas la même chose, c’est à dire qui est une présentation de retour des débats du présentiel qui serait complété par un apport avec ceux qui étaient en présentiel. Il faut donc pouvoir appeler ça une hybridation.

Anne Armand
En tout cas, là, vous faites la preuve que nous avons intérêt à être clairs avec les membres de nos équipes sur ce besoin que vous avez et que nous avons. C’est à dire c’est pas pour vous, c’est pas pour punir qui que ce soit qu’on ne veut plus faire de distanciel, c’est pour ne pas tomber dans quelque chose qui serait complètement virtuel. Et donc éthéré.

Marc Douaire
Et en même temps on est disponible si on est sollicités localement. Ca n’a rien de compliqué.

Coordo
Dans mon département, nous on a la position, on a un WhatsApp commun, donc je peux quand même communiquer par exemple avec tous les coordos du département. Voilà, voilà, ça fait toujours ça.

Michèle Coulon
C’est ce qui est assez perturbant. Moi, dans ce que vous avez dit, ce que je retiens quand même, enfin pour au moins les personnes qui sont là, vous êtes en lien avec les autres coordos. Et ça c’est bien parce qu’on a quand même vu des endroits ou des moments (quand j’étais moi même coordo) où ce n’était pas le cas, où il y avait même une peur de l’institution que les coordos soient en lien entre eux. Il y a quand même eu des réunions mais plus ou moins clandestines, on était dans la clandestinité ! et c’est vrai qu’il y a des limites quand même à la clandestinité ! Quand j’étais au CAREP de Reims, quatre départements, quatre fonctionnements, quand je voulais réunir les coordos académiquement, ça voulait dire que quatre fonctionnements allaient se rencontrer et c’était compliqué, il fallait gérer ça.

Anne Armand
Bon, je crois qu’on va peut être avoir un peu de mal à repartir dans la discussion après cet échange un peu conclusif quand même quelque part, qui apparaît comme « conclusions et perspectives » ? Effectivement, on a fait une tentative. Les gens qui sont partis nous ont remerciés, je crois que ça a apporté quelque chose. On va réfléchir à la façon dont on va continuer et réfléchir à une hybridation, suffisamment intelligente pour ne pas perdre le présentiel. Il s’agit de pouvoir s’appuyer dessus pour voir comment on peut faire. Et puis surtout l’analyse de ce qui a été dit aujourd’hui, afin de pouvoir en faire quelque chose d’intéressant pour tous.

En ligne demain :
7- Cinquième partie des échanges : ce que l’Ozp fera pour rendre compte des échanges et formations possibles
8- Autres remarques

Les comptes rendus de la rencontre déjà publiés

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