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L’école du socle commun déjà expérimentée dans les 3 REP de Brest depuis 5 ans. Le commentaire du Snes académique. Et aussi dans 4 écoles de l’académie de Dijon

6 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

L’école du socle commun déjà expérimentée à Brest

Obtenir une plus grande continuité entre l’école maternelle, l’école élémentaire et le collège : c’est l’objectif de l’"Ecole du socle commun", dont le gouvernement veut accélérer la mise en place. Un dispositif déjà expérimenté à Brest. Reportage de Yann Launay.

Il s’agit par exemple de renforcer les liens entre l’école et le collège pour réduire les risques de difficultés pour les élèves à l’entrée en 6ème. Concrètement, des binômes "école-collège" sont mis en place pour faire travailler ensemble profs des écoles et profs de collège, par des réunions régulières, des formations communes. Un système qui fait débat, et qui est même regardé avec méfiance par une partie des enseignants.

Mais un système qui existe déjà : l’école du socle commun est expérimentée depuis plusieurs années dans quelques secteurs de l’Ouest. C’est le cas par exemple à Brest : 3 collèges et 8 écoles, situées en zone d’éducation prioritaire, y participent depuis 5 ans, tout particulièrement sur la thématique de l’apprentissage de la lecture.

L’ensemble des enseignants d’une école et de son collège suit l’ensemble des élèves, de la maternelle à la 3ème, ce qui change la donne, comme l’explique Nadia Météry, coordonatrice du réseau éducation prioritaire de Brest :

Extrait de hitwest.com du 04.02.19 : L’école du socle commun déjà expérimentée à Brest

 

Mixer écoles et collèges ? Quand la rectrice de Rennes devance le ministre Blanquer...

Une expérimentation voulue par la rectrice de Rennes prévoit le regroupement d’écoles et de collèges en 25 ou 26 réseaux d’écoles du socle pour lesquels 13 ETP ont été prélevés sur les postes classe du premier degré.

« Auto-positionnement » et « école du socle » : deux termes à la mode pour les IEN et les principaux ! Ces derniers imposent aux collègues des écoles primaires et collèges une expérimentation voulue par la rectrice : la mise en place de 210 « écoles du socle », qui correspondent aux groupes d’écoles adossées aux 210 collèges publics de l’académie. A la rentrée 2019, ces regroupements écoles–collège permettraient de constituer 25 ou 26 réseaux d’écoles du socle. Le document d’auto-positionnement, grand tableur avec de nombreux items à compléter par les équipes, doit préparer un diagnostic de territoire avant la création des réseaux.

Le déploiement de cette expérimentation est budgété en carte scolaire 2019 par une ponction de 13 équivalents temps plein sur les postes classe du premier degré pour 26 « animateurs pédagogiques de l’école du socle », déchargés à mi-temps : leur mission sera de piloter un projet de réseau d’écoles du socle et de faire le lien entre les professeurs des écoles et ceux des collèges. Ils devront organiser des formations d’initiatives locales à l’intérieur du réseau. Ils travailleront sous l’autorité d’un directoire composé de l’IEN, du principal du collège et d’un IPR. Il s’agit donc d’une réorganisation en profondeur de la politique académique par un management vertical et centralisé, complètement déconnecté du terrain et des aspirations réelles des collègues et alors même que la dotation académique est insuffisante pour couvrir les besoins en Éducation Prioritaire et en milieu rural ! La concertation, pour avoir du sens et porter des fruits, doit résulter de l’initiative des personnels, autour de thématiques décidées par eux et s’effectuer en dehors de tout regard hiérarchique et sur du temps dégagé.

Comment ne pas y voir une anticipation des établissements publics locaux des savoirs fondamentaux (EPLSF) du projet de loi Blanquer, dite « Loi école de la confiance », qui sera présenté au sénat en procédure accélérée en avril 2019. Alors qu’aucune expérimentation d’école du socle n’a fait l’objet d’une évaluation, ces établissements faciliteraient les services partagés primaire-collèges, les regroupements de niveaux, la bivalence, voire des fusions d’écoles et de collège, placées sous l’autorité de chefs d’établissement, la fin des directeurs d’école, une perte d’identité du premier et du second degrés. Il s’agirait cette fois, sur fond d’économies budgétaires, d’une modification profonde du système scolaire de notre pays et d’une remise en cause du statut des enseignants, dont on ne voit pas non plus ce que les élèves auraient à y gagner.

Extrait de rennes.snses.edu du 07.03.19 : Mixer écoles et collèges ? Quand la rectrice de Rennes devance le ministre Blanquer...

 

Expérimentation
Première "école du socle" nivernaise à La Machine : on vous explique

La première rentrée de l’école du socle a sonné, ce lundi matin, à La Machine. Qu’est-ce que ce dispositif va-t-il changer pour les Machinois ? Qu’ils soient élèves et enseignants bien sûr, mais aussi élus, entreprises et associations.
Où ?Rue Maurice-Perceau, l’école élémentaire Albert-Camus est attenante à la cour du collège Jean-Rostand. À 200 m à vol d’oiseau de là, l’école maternelle Jacques-Prévert est au plus près. Une proximité géographique idéale pour implanter à La Machine, à titre expérimental, la première école du socle du département.

En Bourgogne, on compte quatre écoles du socle à Tonnerre (Yonne), à Recey-sur-Ource (Côte-d’Or) et à Gueugnon (Saône-et-Loire).

Extrait de lejdc.fr du 04.09.18 : Première "école du socle" nivernaise à La Machine : on vous explique

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