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Faut-il défendre le CNESCO ? Une tribune en défense, une critique de C. Ben Ayed (ToutEduc)

5 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Faut-il défendre le CNESCO ? Une tribune en défense, une critique de C. Ben Ayed

Le Monde a publié, le 16 octobre, une tribune en défense du CNESCO, dont "le démantèlement" est programmé par le projet de loi "pour une école de la confiance". De nombreuses personnalités, dont Marie Duru-Bellat, Yves Dutercq, Georges Felouzis, Agnès Florin, Christian Maroy, Yves Reuter, André Tricot, Eric Verdier font valoir que le Conseil national d’évaluation du système scolaire a produit "sans tabou mais aussi sans esprit partisan, des rapports qui ont éclairé d’une nouvelle lumière l’état de l’école française". Ils y voient "le symbole d’une volonté de transparence scientifique sur les politiques publiques", "aux antipodes d’une pensée bureaucratique et verticale" tandis que le nouveau conseil devra "se contenter de synthétiser des évaluations préexistantes (à l’exception de l’évaluation des établissements)" hors évaluation des politiques scolaires.

Choukri Ben Ayed n’a pas signé cette tribune et s’en explique dans un texte adressé au réseau des sociologues de l’éducation (RT4-AFS). Il reconnaît au CNESCO le mérite d’avoir joué un rôle "de facilitateur, de construction d’espaces de débats (il est vrai utiles), de rencontres avec les syndicats enseignants, des différents acteurs impliqués dans la question éducative". Mais il demande "qui (lui) a donné mandat" pour représenter l’état de la recherche : "Dans la communication du Cnesco, il y a souvent eu un effet artificiel d’unanimisme" alors qu’il aurait dû tenir compte "de l’éclatement du champ de la recherche en éducation".

Il ajoute : "Le Cnesco ne s’est jamais plié à ces exigences de débats contradictoires (...). Ses travaux ne sont pas soumis à l’expertise par les pairs", ce n’est pas "un conseil scientifique à proprement parler", mais une instance "à mi-chemin entre le politique et le scientifique". Autre reproche, le Cnesco ne travaille qu’avec un nombre réduit de chercheurs : "peu ou pas de sociologues (ou majoritairement issus du courant de l’individualisme méthodologique), une dominante d’économistes, notamment de l’école d’économie de Paris."

La tribune publiée par Le Monde

Extrait de touteduc.fr du 31.10.18 : Faut-il défendre le CNESCO ? Une tribune en défense, une critique de C. Ben Ayed

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