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Conférence de presse de rentrée (5) : 6. Souplesse nouvelle dans l’organisation du temps scolaire . 18. Le bien-être des élèves : santé et sport

30 août 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a présenté l’année scolaire 2017-2018 lors d’une conférence de presse le mardi 29 août à 8h30 au ministère de l’Éducation nationale.

L’École de la République
100 % d’élèves qui maîtrisent les savoirs fondamentaux
Diviser par deux les classes de CP et CE1 en réseau d’éducation prioritaire
Mobilisation en faveur du livre et de la lecture
École inclusive : la scolarisation des élèves en situation de handicap
Continuité du service public de l’École sur tout le territoire métropolitain et dans les Outre-mer
Souplesse nouvelle dans l’organisation du temps scolaire
Sécurisation des écoles et des établissements scolaires

L’École des excellences
L’école maternelle, école du langage
Souplesse et enrichissement des enseignements au collège
Remuscler le baccalauréat
Faire de l’enseignement professionnel une voie d’excellence
Développer la culture de l’évaluation
Pour une école innovante
Former les professeurs0

L’École de la bienveillance

Respecter autrui
Mieux soutenir les élèves : Devoirs faits et stage de réussite
La culture et les arts au cœur de l’École de la confiance
Le bien-être des élèves : santé et sport
Renforcer le dialogue avec les parents]
Ouvrir l’École sur l’Europe et le monde

Voir les nombreuses infographies

Extrait de education.gouv.fr du 29.08.17 : Année scolaire 2017-2018. pour l’école de la confiance

 

Fiche 06. UNE SOUPLESSE NOUVELLE DANS L’ORGANISATION DU TEMPS SCOLAIRE

Une nouvelle dérogation au cadre réglementaire
La réforme des rythmes scolaires reposait sur un modèle uniforme d’organisation du temps scolaire. Elle n’a pas pris en compte la diversité des situations locales ; des crispations ont existé dans bien des endroits.
L’adaptation des rythmes scolaires proposée à partir de la rentrée 2017 correspond à un changement de méthode : elle privilégie les coopérations entre toutes les parties prenantes (communautés éducatives, élus).
Le décret du 27 juin 2017 ne vise pas à revenir sur la réforme conduite depuis 2013,
mais à offrir une liberté nouvelle aux acteurs en rendant possible une organisation de la semaine scolaire sur quatre jours dès lors qu’il y a consensus local.
Ainsi, l’organisation de la semaine scolaire sur plus de quatre jours demeure.
Lorsque la communauté éducative et la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) sont satisfaites de l’organisation de quatre jours et demi, elles peuvent continuer à fonctionner selon les mêmes modalités.

Le décret élargit donc le champ des dérogations à l’organisation de la semaine scolaire pour rendre possible une semaine comportant huit demi-journées réparties sur quatre jours.
L’inspecteur d’académie - directeur académique des services de l’éducation nationale (IA-Dasen) doit être saisi d’une proposition conjointe de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) et des conseils d’école concernés. Il lui revient de trancher dans le sens de la cohérence des apprentissages et de l’intérêt des enfants.
La mise en œuvre de la semaine de quatre jours résulte nécessairement de
l’accord de la commune ou de l’EPCI et d’un ou plusieurs conseil(s) d’école.
Avant de fixer définitivement l’organisation du temps scolaire, l’IA-Dasen a consulté la collectivité territoriale compétente en matière de transport scolaire.

L’ESSENTIEL
La réforme des rythmes scolaires a pu créer des tensions dans certains territoires.
Le Président de la République a souhaité y répondre en donnant aux acteurs de terrain une liberté nouvelle. Le décret du 27 juin 2017 introduit ainsi la possibilité d’une nouvelle
dérogation dans l’organisation de la semaine scolaire.
L’objectif est de donner aux acteurs de terrain davantage de souplesse dans
l’organisation de la semaine scolaire afin de répondre le mieux possible aux
singularités de chaque contexte local, dans le souci constant de l’intérêt
des enfants.

La demande de dérogation se fait sur la base d’un consensus local entre les
acteurs de l’éducation.
Un assouplissement possible dès la rentrée scolaire 2017 et lors des
rentrées ultérieures
Le décret permet une mise en œuvre de ces nouvelles dispositions dès la rentrée scolaire 2017.
Toutefois, le décret n’impose pas aux communes souhaitant passer à la semaine de
quatre jours de le faire dès cette rentrée.

C’est une possibilité qui pourra également être mise en œuvre lors d’une rentrée ultérieure. À cet égard, l’année 2017-2018 pourra être l’occasion d’une réflexion associant l’ensemble des acteurs locaux (communes ou établissement public de coopération intercommunale [EPCI], conseils d’école et inspecteurs de
l’éducation nationale [IEN] de circonscription) en vue de cette éventuelle évolution.

À la rentrée 2017 (infographie)

Ce mouvement montre que les acteurs de terrain se sont saisis de la liberté nouvelle qui leur était offerte pour mettre en place des organisations correspondant aux besoins de leur territoire. Les villes, a fortiori les grandes villes, sont restées très majoritairement à quatre jours et demi.
Depuis le mois de juillet, les horaires des écoles pour la rentrée 2017 sont consultables sur le site dédié du ministère

Voir carte

Les études montrent que les effets de l’aménagement du temps scolaire – sur quatre
jours ou quatre jours et demi – sont négligeables, voire nuls, sur les résultats des élèves.
En 1994, une étude menée par Brizard, Desclaux et Salva, puis une autre menée par Dévolvé et Dalila et enfin, en 1997, celle de Bianco et Bressoux concluent dans le même sens [Bressoux, P. et Bianco, M. (avec la participation de Michèle Arnoux et Cécile Bleuchot), Les effets d’un aménagement du temps scolaire. L’expérience du canton du Monestier de Clermont. Rapport de recherche, 1ère phase (année scolaire 1996-1997), Inspection de l’éducation nationale de Grenoble Montagne, direction
départementale jeunesse et sports de l’Isère, déc. 1998]
. Les communes sont invitées à poursuivre leur réflexion déjà engagée sur les temps
de l’enfant dans le cadre d’un projet éducatif territorial (PEDT).
Les communes qui conservent une organisation de la semaine scolaire sur plus de quatre jours continuent à bénéficier du fonds de soutien aux activités périscolaires.
Le ministère poursuit son dialogue avec les collectivités territoriales pour veiller à la qualité et à la bonne articulation des temps de l’enfant partout sur le territoire.
Cette qualité doit se traduire notamment par la diversité et la richesse des activités et par leur dimension pédagogique.

 

Fiche 18. LE BIEN-ÊTRE DES ELEVES : SANTE ET SPORT

Promouvoir la santé à l’École
La promotion de la santé à l’École permet de favoriser l’adoption de comportements favorables à la santé pour tous les élèves et, pour certains, de répondre aux problèmes de santé rencontrés, notamment la détection des problèmes de vision ou d’audition, la prévention des conduites addictives, des conduites à risque, de l’obésité, des mauvaises habitudes de vie (activité physique, temps passé devant un écran, sommeil, habitudes alimentaires, etc.).
Ainsi, d’après l’enquête DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) publiée en juin 2015 et faite en 2013 auprès des élèves en grande section de maternelle,12 % des enfants sont en surcharge pondérale et 3,5 % sont obèses.
Dès le collège, la prévention des conduites addictives a toute sa place : 28 % des élèves déclarent avoir connu au moins une ivresse durant leurs années collège (HBSC
Health Behaviour in School-aged Chidren 2014) ; l’usage quotidien de tabac a continué de progresser très légèrement, passant de 31,5 % à 32,4 % entre 2011 et 2014 (ESPAD - European School Survey on Alcohol and Other Drugs 2015). Les années collège correspondent toujours à une période importante d’expérimentation des substances psychoactives.

Renforcer le parcours éducatif de santé (PES)
De la maternelle au lycée, le parcours éducatif de santé (PES) prépare les élèves à prendre soin d’eux-mêmes et des autres.
Il se met progressement en place dans les écoles et les établissements scolaires.
Il a pour objectif :
• la construction des compétences et connaissances utiles tout au long de la vie ;
• la participation à l’acquisition de comportements responsables individuels et collectifs ;
• l’accès à des dispositifs de prévention, notamment les visites médicales et de dépistage obligatoires à 6 et 12 ans.

À la rentrée 2017, une réunion commune entre recteurs et directeurs des agences régionales de santé sera organisée sous la présidence des ministres de la Santé et de l’Éducation nationale.
Il s’agira de renforcer les coopérations entre les deux ministères pour
accroître la protection sanitaire des élèves. Une attention toute particulière sera portée aux diagnostics des troubles auditifs et visuels, notamment à l’occasion des visites médicales obligatoires.

L’ESSENTIEL
L’École doit créer un climat de confiance et offrir un cadre protecteur propice aux apprentissages et à l’épanouissement des élèves.
Éduquer, protéger, prévenir sont les trois dimensions qui fondent l’éducation à la santé.
La promotion de la santé et du sport s’inscrit dans cette démarche.

Prendre en charge la souffrance psychique des élèves
L’organisation de la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans sera expérimentée, à compter de janvier 2018, dans trois régions académiques : Grand Est, Île-de-France et Pays de la Loire.
Au cours de l’année scolaire, le guide Une École bienveillante pour tous
sera diffusé afin d’accompagner les équipes éducatives des écoles, collèges et lycées à repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique. Ce guide, élaboré conjointement avec le ministère des Solidarités et de la Santé et la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et des disciplines associées, a pour objectif d’aider à mieux connaître et repérer les signes de mal-être des élèves, à agir de manière concertée pour établir un environnement serein pour la réussite scolaire de chaque élève.

Développer la pratique sportive
La pratique sportive régulière permet l’épanouissement de chacun.
Elle contribue à l’apprentissage de l’esprit d’équipe, au goût de la coopération, au respect des règles, comme à l’estime de soi et des autres. Elle améliore également l’hygiène de vie et permet ainsi de prévenir les conduites addictives.
Le dépassement de soi, inhérent à la pratique sportive, permet enfin de susciter chez
les élèves le goût de l’effort indispensable à la réussite de tout parcours scolaire et
professionnel.
Cela justifie la promotion de la pratique sportive à l’école notamment dans le cadre de l’EPS et de l’Association Sportive (AS).
L’organisation des Jeux olympiques et paralympiques à Paris en 2024 sera l’occasion pour le ministère de l’Éducation nationale de promouvoir les valeurs de l’olympisme, qui sont aussi celles de l’École de la confiance : excellence, amitié et respect.
Les Jeux olympiques et paralympiques doivent aussi être l’occasion de promouvoir la
pratique sportive à l’École.
En lien constant avec le ministère des Sports, l’éducation nationale travaillera étroitement avec le Comité national olympique et sportif français (Cnosf), le Comité paralympique et sportif français (CPSF), les fédérations sportives et le groupement d’intérêt public Paris 2024 (GIP Paris 2024) pour diffuser l’esprit olympique au sein des écoles et des établissements scolaires et transmettre durablement la passion du sport.
La Journée nationale du sport scolaire, mercredi 27 septembre 2017, sera un temps fort pour faire connaître les activités proposées au sein des associations sportives scolaires, et les organisations mises en place par les fédérations sportives scolaires (UNSS, Usep et Ugsel).
Cette journée sera l’occasion d’encourager à l’horizon 2024 les partenariats pédagogiques par le rapprochement des écoles et établissements scolaires avec les clubs ou associations sportives locales pour que chaque jeune puisse trouver un sport qui lui convienne, et pour inscrire la pratique sportive dans la durée, tout au long de l’enfance et de l’adolescence.

Voir infographie

 

Voir aussi sur le site OZP

La place de l’éducation prioritaire dans la conférence de presse du ministre. Les remarques du Quotidien des ZEP

Conférence de presse de rentrée du ministre (1) : 1- 100% d’élèves qui maîtrisent les savoirs fondamentaux. 2 - Dédoublement de classes de CP avec coexistence du Plus de maîtres. 3 - L’école maternelle, école du langage

Conférence de presse du ministre (2). 7. Souplesse et enrichissement des enseignements au collège. 16 - Mieux soutenir les élèves : Devoirs faits et stages de réussite

Conférence de presse de rentrée (3). 12. Développer une culture de l’évaluation (avec évaluation de 300 écoles REP et REP+ en sept. 2017). 13. Pour une école innovante

Conférence de presse de rentrée (4). 14 - Former les professeurs. 19 - Renforcer le dialogue avec les parents. L’internat

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