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Luc Cédelle (Le Monde) commente l’université d’automne du SNUipp, ce "petit paradis éphémère de l’Education nationale"

27 octobre 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Il existe de petits paradis éphémères de l’éducation nationale. Tant pis si cela fait des jaloux et tant pis aussi si certains trouveront que le journaliste se laisse trop facilement séduire, mais l’université d’automne du SNUipp, premier syndicat des enseignants du primaire, en est un.

La 17ème édition de cette manifestation vient de se tenir pendant trois jours, du vendredi 20 octobre au dimanche 23, à Port-Leucate (Aude).

[...] Cette année, le fil conducteur choisi par le syndicat était celui des inégalités scolaires, d’où la première conférence plénière, en ouverture, faite par le sociologue Choukri Ben Ayed. L’an dernier, la rencontre était ouverte sur le thème des élèves les plus pauvres et de leur relation à l’école, avec Chantal Zaouche-Gaudron, professeure de psychologie de l’enfant à l’université Toulouse Jean-Jaurès et Jacques Bernardin, président du GFEN (Groupe français d’éducation nouvelle). La conférence plénière de clôture était sur le thème de l’école laïque, avec un superbe exposé de Benoît Falaize, alors chargé de mission laïcité à la Dgesco (direction générale de l’enseignement scolaire).

[...] Si Boris Cyrulnik a été la « vedette » grand public de cette 17ème édition, l’autre tête d’affiche, plus interne au débat éducatif, a été Roland Goigoux, invité régulier du SNUipp, spécialiste de l’apprentissage de la lecture et absurdement désigné par Carole Barjon comme un propagateur de la « méthode globale ». En conférence plénière d’ouverture, Roland Goigoux – qui, c’est un euphémisme, n’est pas en ce moment le chercheur préféré du ministère de l’éducation – a une nouvelle fois démontré, en livrant son état des lieux, sa maîtrise du sujet et son exceptionnel brio d’expression. Son intervention fait écho à une crainte partagée par les membres du SNUipp et plus largement au sein de la profession.

Le ministre « entretient l’idée qu’il y a une bonne façon d’enseigner, une bonne méthode qui résoudrait tous les problèmes », a dit Francette Popineau, cosecrétaire générale et porte-parole du syndicat, dans son allocution d’ouverture. La tentation semble en effet s’affirmer de faire des professeurs des écoles de simples exécutants des « bonnes pratiques », décrétées en haut lieu performantes, en imposant, derrière le leitmotiv de la « confiance » aux équipes, une conception strictement et minutieusement descendante de l’autorité

Extrait de education.blog.lemode ;fr du 26.10.17 : Trois jours en automne ou la passion du métier

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