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Trois nouvelles notes d’information de la DEPP, diffusées à l’occasion de PISA, soulignent le caractère inégalitaire du système scolaire français et le poids des facteurs socio-économiques dans les résultats à la fin du collège

9 décembre 2010 Version imprimable de cet article Version imprimable

Dans le cadre du cycle d’évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon
(CEDRE), la reprise, en 2009, de l’évaluation de 2003 portant sur les compétences générales des élèves de troisième permet de comparer les performances de ces élèves à six ans d’intervalle.
Le score moyen des élèves baisse de manière significative entre 2003 et 2009. Cette baisse se traduit par une augmentation de la proportion des élèvesles plus faibles (de 15%à 17,9 %) et par une diminution de la proportion des élèves les plus
performants (de 10%à 7,1 %).
Cette tendance touche particulièrement le secteur de l’éducation prioritaire : près
d’un tiers des élèves scolarisés dans les collèges de l’éducation prioritaire font partie des groupesles moins performants en 2009, contre un quart il y a six ans.

Note d’information 10.22, décembre

Extrait du site du MEN : L’évolution des
compétences générales
des élèves en fin de collège
de 2003 à 2009

 

En 2009, 4 300 élèves de 15 ans,
scolarisés au collège
ou au lycée, ont participé
à l’enquête internationale PISA
visant à évaluer principalement
la compréhension de l’écrit.
Deux autres domaines, mineurs
en 2009, la culture mathématique
et la culture scientifique,
ont été évalués.
Cette évaluation 2009, en
reprenant des exercices de 2003
pour la culture mathématique
et de 2006 pour la culture
scientifique, permet une
comparaison temporelle,
dans le cadre de PISA,
des acquis des élèves.
Après une baisse entre 2003
et 2006, les résultats de
la France indiquent une tendance
à la stabilité en culture
mathématique depuis 2006,
que ce soit par rapport
à elle-même ou par
rapport à la moyenne
des pays de l’OCDE.
En culture scientifique,
les résultats de la France
sont stables par rapport
à elle-même ainsi que
par rapport à la moyenne
des pays de l’OCDE.

[...] Le choix a été fait de définir sept niveaux
de compétences sur l’échelle de culture
mathématique. Un élève dont le score le
place au niveau X, est susceptible de
résoudre au moins 50 % des items situés
à ce niveau. Le niveau le plus bas est le
niveau au-dessous du niveau 1 et le plus
élevé est le niveau 6.
Après la baisse constatée entre 2003 et
2006, on observe une stabilisation entre
2006 et 2009. Cependant, plus d’un élève
de 15 ans sur cinq se situe au niveau 1 ou
en dessous (tableau 3). Les items réussis
par les élèves de ces bas niveaux mobilisent
des connaissances mathématiques
enseignées en primaire et s’appuient sur
un contexte qui leur est familier (jeux, vie
quotidienne...). Dans le domaine numérique
par exemple, ces items mobilisent
des additions sur les nombres entiers. Pour
la quasi-totalité, ce sont des QCM.
Les proportions d’élèves dans les groupes

Note d’information 10.23, décembre

Extrait du site du MEN : L’évolution des acquis
des élèves de 15 ans
en culture mathématique
et en culture scientifique
Premiers résultats de l’évaluation internationale PISA 2009

 

[...] Davantage d’élèves
dans les faibles niveaux
de compétences
Les élèves sont répartis en sept niveaux
de compétences. Un élève est affecté à un
niveau selon son score et il est susceptible
de réussir au moins 50 % des items de ce
niveau. En 2009, deux niveaux de compétences
ont été ajoutés pour affiner les
hauts et les bas niveaux.
Un accroissement régulier depuis 2000
de la population des élèves rattachée aux
faibles niveaux de compétences est observable
dans le cas de la France (tableau 4)
où, en 2009, les élèves des bas niveaux
– inférieurs au niveau 2 – représentent
19,7 % contre 15,2 % en 2000.
Dans le même temps, pour l’OCDE, les
bas niveaux représentent 18,8 % en 2009
contre 17,9 % en 2000 (tableau 4). Parmi
ces élèves, en France, la proportion des plus
faibles (groupes inférieurs au niveau 1a)
a augmenté, évoluant de 4,2 % en 2000
(groupe inférieur au niveau 1) à 7,9 % en
2009 (groupes inférieurs au niveau 1a) ;
ces valeurs situent la France au-dessus de
la moyenne des pays de l’OCDE (5,7 %).br>
La légère hausse du pourcentage d’élèves
dans les hauts niveaux (5 et 6)

[...] En 2009, le statut économique, social et
culturel est, en France, significativement
plus corrélé à la performance des élèves
que dans l’ensemble des pays de l’OCDE.
Ainsi, en France, le statut économique,
social et culturel explique une plus grande
part de la variation des scores des élèves
qu’en moyenne dans l’ensemble des pays
de l’OCDE. En revanche, malgré une
augmentation de l’écart de score associé
à la variation de l’indice SESC, il n’y a pas
eu, en France, d’évolution significative de
l’influence du milieu social sur la performance
des élèves entre 2000 et 2009

Note d’information 10.24, décembre

Extrait du site du MEN L’évolution des acquis
des élèves de 15 ans en
compréhension de l’écrit.
Premiers résultats de l’évaluation
internationale PISA 2009

 

Note du QdZ : Voir les précédentes notes d’information d’octobre 2010 sur les compétences à la fin du primaire et à la fin du collège

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