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Grandes écoles : la stratégie du "coup de pouce" au concours pour les boursiers (Le Monde)

6 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Concours d’entrée dans les grandes écoles : la stratégie du « coup de pouce » aux boursiers
Face à une pression politique grandissante pour accroître l’ouverture sociale, HEC, l’Essec et les ENS vont mettre en place, dès 2022, des systèmes de bonus pour les boursiers aux écrits de leurs concours.

HEC, l’Essec, les Ecoles normales supérieures (ENS), Polytechnique… Depuis une dizaine d’années, la pression s’accroît pour amener ces établissements très sélectifs, au sommet de la hiérarchie des grandes écoles, à moins d’entre-soi dans leur recrutement. En octobre 2019, ces établissements ont remis à la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, des propositions pour accentuer leur ouverture sociale. Un comité installé par la ministre et piloté par Martin Hirsch a également émis des recommandations en décembre 2020.

Les mesures nées de ces réflexions touchent, pour la première fois, le cœur du réacteur : les concours des élèves des classes préparatoires. Avec des décisions hautement symboliques, comme l’attribution de points bonus aux candidats boursiers (c’est-à-dire éligibles aux aides attribuées par les Crous), à partir de 2022.

Jusqu’ici, la plupart des initiatives prises par ces écoles se sont focalisées sur l’amont du concours (tutorat d’étudiants défavorisés, stages de préparation aux concours, campagnes de sensibilisation, etc.) ou sur l’aval, avec des aides financières pendant la scolarité. Un arsenal qui a aidé des milliers de jeunes, mais sans produire d’effet notable sur le recrutement : en quinze ans, la diversité sociale au sein des grandes écoles n’a pas progressé, a montré un rapport très détaillé de l’Institut des politiques publiques paru en janvier.

[...] olytechnique, en revanche, ne touchera pas à son concours – et préfère développer ses actions de sensibilisation auprès des lycéens.

[...] Ces modalités de recrutement parallèles, réservées aux jeunes défavorisés, constituent l’autre grand chemin vers la diversité – une voie ouverte il y a vingt ans par Richard Descoings, à Sciences Po. Un autre dispositif de ce type, très symbolique, va être mis en place par l’ENS de Saclay à la rentrée, en partenariat avec l’Institut Villebon-Georges-Charpak. L’objectif est de recruter une dizaine de jeunes boursiers par an, sans concours, et de leur fournir une aide mensuelle de 1 000 euros.

Extrait de lemonde.fr du 05.07.21

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