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Les inégalités sociales influent aussi sur la scolarisation des enfants handicapés (DEPP)

26 octobre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Les inégalités sociales influent aussi sur la scolarisation des enfants handicapés (DEPP)

"Les parcours des enfants (en situation de handicap) dépendent également de leur origine sociale : les enfants de milieux très favorisés parviennent en CM2 ’à l’heure’ plus souvent que ceux de milieux défavorisés (39 % contre 15 %)." La Depp a suivi le parcours scolaires d’enfants handicapés nés en 2005 et constate qu’ils entrent "moins souvent à l’école maternelle dès trois ans", qu’ils ne sont que six sur dix "à l’heure" au CP, et que moins de 40 % entrent à 10 ans au CM2, une moitié d’entre eux étant passés "progressivement dans une classe ou un établissement spécialisés".

Le service statistique de l’Education nationale constate encore que l’âge auquel sont établis les PPS (projets personnalisés de scolarisation) varient avec la nature du handicap, ils sont établis dès 3 ans pour 25 % des enfants présentant un trouble visuel, moteur, viscéral ou plusieurs troubles associés alors que "les troubles du langage et de la parole se révélant par des difficultés dans les apprentissages, les PPS correspondants sont instaurés après l’âge de l’entrée à l’école élémentaire et même après sept ans pour plus de la moitié des enfants présentant ces difficultés".

Le poids de l’origine sociale, y compris sur la nature du handicap

De même, les retards et les orientations en CLIS ou en établissement spécialisé varient avec le handicap. Mais la Depp note aussi qu’un enfant de milieu défavorisé est beaucoup plus souvent en CLIS qu’un enfant de milieu favorisé : "22 points les séparent à dix ans contre 4 points à six ans." Cet écart se retrouve pour les élèves "à l’heure" en classe ordinaire "qui appartiennent beaucoup plus souvent à un milieu favorisé". Si les enfants déficients visuels, moteurs ou ayant un trouble viscéral "sont les plus nombreux à atteindre le CM2 ’à l’heure’, ils sont moins souvent parvenus à ce niveau quand ils sont d’un milieu défavorisé que les enfants ayant un trouble du langage ou de la parole de milieu très favorisé (...) À six ans, les enfants présentant des troubles intellectuels ou cognitifs de milieu défavorisé étaient déjà plus souvent en CLIS que ceux de milieu très favorisé." Sans explications, la Depp note aussi que "la nature du handicap diffère également selon l’origine sociale".

La note d’information "Pour la première fois, un regard sur les parcours à l’école primaire des élèves en situation de handicap"

Télécharger la note (4 pages)

Extrait du detouteduc.fr du 22.10.16 : Les inégalités sociales influent aussi sur la scolarisation des enfants handicapés (DEPP)

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