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Choukri Ben Ayed, l’un des 11 chercheurs impliqués, analyse l’expérimentation de la mixité sociale à l’école au regard des collectivités (entretien avec la Gazette des communes)

8 février 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

La mixité sociale à l’école est l’un des chevaux de bataille du gouvernement. Choukri Ben Ayed, dont les recherches portent sur les inégalités, les ségrégations scolaires et les transformations des politiques éducatives a participé à l’évolution du sujet depuis 2013. Entretien.

Après la circulaire du 7 janvier 2015 qui rappelle le rôle des conseils généraux dans la mise en œuvre de la mixité sociale au collège, on s’attendait à une réforme de la carte scolaire. Pourquoi la ministre a-t-elle choisi la voie de l’expérimentation ?

[...] Il s’agit de dire aux acteurs locaux : « Si vous voulez vous engager, on sera avec vous. On mettra des outils statistiques à votre disposition, on concevra avec vous des outils de suivi longitudinaux pour suivre les effets des décisions que vous pourriez prendre ». Le ministère veut non pas diriger les contextes locaux, mais soutenir, réguler, accompagner, éclairer. Il veut être un facilitateur. C’est un peu l’originalité du dispositif

[...] Comment cette mise en œuvre se concrétisera-t-elle dans les territoires ?
A ce jour, nous avons deux types de départements volontaires : ceux qui expérimentaient déjà quelque chose et qui souhaitent être accompagnés, et ceux qui démarrent une réflexion. Dans les deux cas le processus est long, car une mise en œuvre radicale risque de conduire à l’échec. Beaucoup de territoires consultent, en ce moment, les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants locaux, d’autres élus locaux…

Les outils statistiques sont en cours d’élaboration. Il s’agit ici de construire des indices de mixité sociale en milieu scolaire. Jusqu’à maintenant, quand on voulait objectiver la ségrégation scolaire, les chercheurs construisaient leurs propres indices, à partir de données de première main qu’ils récupéraient. Ils n’étaient jamais les mêmes d’un chercheur à l’autre. Là, un pas est franchi. Ces outils permettront de connaître les écarts de recrutement entre un collège et une moyenne départementale, ou à l’échelle d’une ville.

Extrait de lagazettedes communes.com du 05.02.16 : Construire des indices de mixité sociale à l’école

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