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Rapport d’information au Sénat sur le métier d’enseignant (avec des extraits sur l’éducation prioritaire)

23 juin 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

Rapport d’information sur le métier d’enseignant,
n° 601,
101 pages PDF,
par Mme Brigitte Gonthier-Maurin, Sénateur.

I. UN CONSTAT : LA SOUFFRANCE ORDINAIRE DES ENSEIGNANTS
A. LES MANIFESTATIONS DE LA CRISE DU MÉTIER
1. Un travail empêché et grevé de dilemmes
a) La nécessité de dépasser l’individualisation des difficultés des enseignants
b) La réalité ordinaire de la souffrance au travail : sentiment d’impuissance, pression évaluative et solitude
c) Le durcissement des dilemmes du travail
d) Des inquiétudes sur la santé des enseignants
e) Le défaut de soutien extérieur
2. Des enseignants démunis face à la difficulté scolaire
a) Une démocratisation de l’école largement inachevée
[p. 13] [...] C’est aussi une façon de traiter une des sources du malaise et du mal-être des enseignants que de leur donner les moyens d’amender leurs pratiques pour permettre la démocratisation de l’école, complément nécessaire de sa massification. Pour assumer le défi de la réduction des inégalités scolaires, les enseignants sont à ce jour laissés à eux-mêmes pour se débrouiller avec le balancement perpétuel entre une invocation à l’initiative personnelle et les prescriptions normatives des textes règlementaires.[...]
b) La nécessité d’analyser les malentendus sociocognitifs et les obstacles aux apprentissages

B. L’EXACERBATION DES CONFLITS DE TRAVAIL
1. L’établissement scolaire, un lieu d’interactions complexes
a) L’évolution des rapports des enseignants avec les élèves et les chefs d’établissement
b) La prise de décision au sein des établissements scolaires
2. Des tensions plus aiguës avec la hiérarchie et les parents d’élèves
a) L’inflation des conflits avec la hiérarchie
b) Les incompréhensions mutuelles entre les enseignants et les parents d’élèves

II. UN DIAGNOSTIC : UN SYSTÈME ÉDUCATIF DÉBOUSSOLÉ PAR UNE
SUCCESSION DE RÉFORMES BRUTALES
A. DES VAGUES DE RÉFORMES DÉSTABILISANT L’EXERCICE DU MÉTIER
1. Des coupes budgétaires insoutenables
a) Une gestion des ressources humaines dépourvue d’objectif pédagogique
b) L’analyse des leviers de suppressions d’emploi
[p. 28-29]
[...] Dans le 1er degré, l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) a relevé lors de l’examen de la préparation de la rentrée 2011, que la baisse de la préscolarisation dès deux ans était tellement nette depuis plusieurs années que ce gisement d’économies faciles était presque asséché « à l’exception de quelques départements où cette question est en revanche très sensible ». C’est le cas dans le Nord ou le Finistère où environ 40 % des enfants de deux ans sont encore scolarisés.
En revanche, la taille des classes est demeurée le levier le plus massivement employé et beaucoup d’inspecteurs d’académie ont augmenté les seuils « y compris en milieu rural et y compris dans les écoles de l’éducation prioritaire qui ne sont pas sanctuarisées mais traitées comme les autres ». En outre, de grandes tensions devaient perdurer « dans les départements démographiquement dynamiques et ayant un taux d’encadrement faible, pour l’essentiel situés en banlieue parisienne et en Rhône-Alpes. » Aucune de ces orientations ne saurait être interprétée comme favorable aux apprentissages des élèves, notamment des plus faibles et des plus modestes, victimes d’une forte ségrégation sociale et scolaire. [...]

c) Un recours démesuré aux heures supplémentaires
[p. 30]
[...] Votre rapporteure est donc convaincue, que même dans un contexte budgétaire difficile en raison de la conjoncture internationale, les moyens sont là pour mener une autre politique avec des priorités éducatives plutôt que gestionnaires et financières. Les marges de manœuvre existent pour réactiver les RASED, pour restaurer le potentiel de remplacement, pour accroître la préscolarisation à deux ans et améliorer le taux d’encadrement dans l’éducation prioritaire. [...]
[p.32] Un dispositif d’accompagnement éducatif après les cours existe depuis la rentrée 2007 dans tous les collèges publics et privés sous contrat, ainsi que dans les écoles relevant de l’éducation prioritaire. Les personnels enseignants assurant l’aide aux devoirs et aux leçons au titre de l’accompagnement éducatif sont rémunérés sous forme d’HSE ou de vacations pour un montant total d’environ 96,2 millions euros pour l’année scolaire 2010-2011, correspondant à 2,6 millions d’HSE. [...]
2. Une succession rapide de réformes brouillant les missions de l’éducation nationale
a) La prolifération des missions imparties à l’école et le déplacement du cœur de métier
[p.33] [...] La succession rapide et tous azimuts des réformes (socle commun, aide personnalisée, ECLAIR, etc.) aboutit à une prolifération difficile à articuler des missions imparties à l’école qui vont de la formation du citoyen à la constitution d’une élite, de la démocratisation à la personnalisation, de la concentration sur les fondamentaux à l’ouverture sur la société et la diversité des savoirs. L’appareil administratif produit en conséquence une multitude de textes normatifs, de décrets, de circulaires, d’instructions et de discours, qui ne hiérarchisent et ne clarifient pas les priorités mais formulent et empilent des contraintes irréconciliables. Mais les circulaires qui mettent en avant le travail en équipes, le travail sur les compétences, les projets, les évaluations, etc. paraissent ne pas tenir compte concrètement du maintien nécessaire d’un temps de travail correct et d’une charge de travail acceptable. Beaucoup de réformes se heurtent à la réalité du travail, à un défaut d’expertise local, à des surcharges horaires, à l’absence de consensus au sein même des établissements. [...]
b) L’invisibilité du travail réel des enseignants et des conditions concrètes de mise en œuvre des réformes
c) L’exemple de la réforme de la voie professionnelle
(1) Une généralisation brutale après des expérimentations peu concluantes
[p. 36] [...] La réforme de la voie professionnelle fut le premier laboratoire de la politique du précédent gouvernement avant sa généralisation à l’ensemble du système éducatif. Le nouveau mode de gestion de l’éducation nationale, initié par la rénovation du lycée professionnel, se retrouve en particulier dans l’évolution de la politique d’éducation prioritaire.
Ainsi, l’expérimentation CLAIR (Collèges et lycées pour l’innovation, l’ambition et la réussite), qui devait initialement rester restreinte et soumise à une évaluation rigoureuse, est d’une année sur l’autre étendue aux écoles, puis généralisée brutalement à tous les établissements pour reconfigurer de facto les réseaux ambition réussite aux mépris des objections de la communauté éducative. Retrait de l’échelon central, faiblesse de l’évaluation, autonomie des établissements sans cadrage national solide sont devenus les maîtres-mots. [...]

(2) Une augmentation prévisible des inégalités sociales et territoriales
[p. 38]
[...] En mettant en segment conjointement l’enseignement professionnel, et l’éducation prioritaire, segments très fragiles du système scolaire, la politique menée dans les dernières années pénalise surtout les enfants de milieu populaire qui sont concentrés dans ces établissements. Parallèlement, l’enseignement supérieur et le lycée général, qui s’adressent à des élèves plus favorisés ont connu une préservation de leurs ressources. La contrainte budgétaire s’est donc mécaniquement traduite par des arbitrages au détriment des plus faibles. Ce sont ceux-là même qu’on stigmatisait parallèlement au nom de la lutte contre la violence scolaire et le décrochage. [...]
(3) Une accumulation de points de crispation pénalisant la conduite de la formation en lycée professionnel
[p. 39] [...] Dans la refonte de la voie professionnelle, les logiques organisationnelles et administratives finissent par l’emporter au détriment du pédagogique, ce que votre rapporteure regrette. Le même tropisme réapparaît dans toutes les réformes récentes, qu’elles touchent le 1er degré, le collège ou le lycée, qu’il s’agisse du socle commun, des évaluations nationales, de l’aide personnalisée, de l’éducation prioritaire ou de la refonte des filières technologiques.
(4) Une hétérogénéité croissante des publics d’élèves pesant sur les pratiques des professeurs de lycée professionnel

B. UNE FORMATION EN DÉSHÉRENCE
1. Une division intenable entre l’éducation nationale et les universités
a) L’articulation déficiente du master et du concours
b) Le statut incertain des IUFM et l’insuffisance de la préparation au métier en master br>
c) Des difficultés accentuées dans la voie professionnelle
2. Un accompagnement insuffisant des enseignants-stagiaires
a) Une professionnalisation mise à mal
[p.51]
[...] Par ailleurs, la Cour des comptes a relevé dans son dernier rapport public annuel que la proportion d’enseignants-stagiaires affectés en éducation prioritaire était dans le 1er degré plus élevée que celle des titulaires dans huit académies (Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Caen, Guyane, Martinique et Montpellier). En outre, les multiaffectations sur plusieurs établissements n’ont pas épargné les enseignants-stagiaires. [...]
b) Un exemple de terrain : l’accueil des stagiaires du 1er degré dans le Val-d’Oise
(1) Les modalités d’accueil des stagiaires retenues par l’inspection académique
(2) Les difficultés rencontrées par les enseignants-stagiaires
(3) Le rôle central des maîtres formateurs et des conseillers pédagogiques
(4) L’accompagnement des jeunes enseignants après leur titularisation
[p. 55] Votre rapporteure s’est également inquiétée de ce qui advenait des enseignants- stagiaires titularisés. Les moyens humains étant contraints, il est en effet prévisible que l’accompagnement lors de la deuxième année d’exercice soit moins fort que pendant l’année de stage. En outre, même s’ils ont pu être préservés en tant que stagiaire par une affectation dans un poste plus facile, les contraintes du mouvement rendent inévitables leur affectation, à partir de la deuxième année, là où les besoins sont les plus pressants et dans des postes plus difficiles, en éducation prioritaire notamment. La même séquence peut d’ailleurs se reproduire pendant plusieurs années avant leur stabilisation dans un établissement où ils pourront dans la durée s’installer dans un collectif pédagogique. Tout est donc à reconstruire plus ou moins chaque année, ce qui risque d’engendrer malaise et souffrance tant chez les jeunes titulaires que dans leurs classes. Votre rapporteure souhaite que dans chaque académie, il soit veillé à rallonger les durées d’affectation dans les premiers postes pour éviter les rotations perpétuelles de jeunes enseignants qui déstabilisent les établissements et perturbent l’entrée dans le métier. [...]

III. LES VOIES DU REDRESSEMENT
A. REDONNER SENS À L’ÉCOLE
1. Refonder les missions du service public d’éducation
a) Recentrer l’école sur l’objectif de démocratisation
b) Lutter contre les biais sociaux et sexués
2. Critiquer l’idéologie élitiste de la méritocratie et affirmer le principe du « tous capables »

B. RESTAURER LA CONFIANCE POUR REFONDER LE MÉTIER D’ENSEIGNANT
1. Répondre à l’urgence en prononçant l’arrêt de la RGPP
[p. 62] [...] Parallèlement, il est nécessaire de lancer un plan de recrutement pluriannuel pour couvrir tous les départs en retraite et les évolutions démographiques des prochaines années. Votre rapporteure tient à ce que l’école maternelle bénéficie d’un effort particulier fin de pouvoir couvrir la préscolarisation dès deux ans de tous les enfants dont les familles le souhaitent, notamment en éducation prioritaire et dans les zones de revitalisation rurale conformément aux dispositions du code de l’éducation. En outre, un volet spécial devra être consacré à l’outre-mer afin de permettre une pleine scolarisation en primaire dès six ans de tous les enfants, notamment en Guyane et à Mayotte. Enfin, afin de mettre en place une refonte de la formation et du recrutement des enseignants, il sera également impératif de prévoir un accroissement régulier des moyens de remplacement dans le premier comme dans le second degré.
Pour calibrer convenablement le recrutement d’enseignants à court et à moyen terme, il faut au minimum anticiper les départs réduisant les moyens d’enseignement et l’évolution démographique de la population scolarisée. Ensuite, selon les choix de politique scolaire qui seront faits par le gouvernement et le parlement, d’autres besoins de recrutement pourront se faire sentir, par exemple en faveur de la maternelle, de l’aide spécialisée, de l’éducation prioritaire ou de l’outre-mer. En tout état de cause, des arbitrages entre les segments du système éducatif, entre les dispositifs, entre les publics scolarisés et les territoires, ainsi qu’entre les disciplines seront nécessaires pour répartir au mieux les recrutements. [...]

2. Remettre à plat la formation
a) Préparer une refonte partagée de la mastérisation
b) Mettre la prévention des difficultés d’apprentissage et de l’échec scolaire au cœur de la formation
c) Maintenir des structures de formation des enseignants spécifiques et autonomes
d) Mettre en place des dispositifs de prérecrutement pour reconstituer le vivier et sécuriser les parcours des étudiants
e) Redéfinir l’articulation du master et du concours
f) Dynamiser la formation continue tout au long de la carrière
3. Favoriser l’émergence de collectifs enseignants hors des logiques hiérarchiques
[p. 71] [...] Un large consensus règne pour favoriser l’émergence de collectifs enseignants stables et innovants dans les établissements. Pourtant, l’autonomie des établissements, cheval de bataille du précédent gouvernement, se résume en pratique au dessaisissement des enseignants via le renforcement de l’autorité du chef d’établissement notamment dans les établissements ECLAIR et l’alourdissement des instructions émanant du ministère. Les logiques administratives l’emportent sur les logiques pédagogiques. Les groupes de travail d’enseignants suivis par le CNAM ont eux, au contraire, le mérite de renforcer les liens horizontaux entre collègues en donnant corps et intérêt à la notion d’équipe pédagogique autonome. [...]
4. Préparer les futures réformes dans la concertation avec les enseignants reconnus comme experts de leur métier
[p. 73] [...] En revanche, la fixation d’une norme hebdomadaire d’heures de cours devant élèves est un élément structurant que votre rapporteure estime important de préserver. Une modulation du service hebdomadaire en fonction de la difficulté du travail peut être envisagée, en prévoyant par exemple moins d’heures de cours hebdomadaires devant élèves pour les professeurs exerçant dans l’éducation prioritaire. En outre, le travail collectif de réflexion entre collègues et les relations avec les parents devraient être comptabilisés selon des modalités encore à définir, peut-être sous la forme d’un volet annualisé de quelques heures par semaine. [...]
[p. 75] [...] Avant d’engager toute nouvelle réforme, qui nécessitera par ailleurs une concertation approfondie, des mesures urgentes doivent être prises pour soutenir un métier en crise. L’arrêt de la RGPP doit être immédiatement prononcé et un premier collectif budgétaire adopté pendant l’été afin de suspendre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2012.
Parallèlement, il faut lancer un plan de recrutement pluriannuel pour couvrir les départs en retraite et les évolutions démographiques à venir. Dans ce cadre, l’école maternelle devrait bénéficier d’un effort particulier afin de permettre la préscolarisation dès 2 ans de tous les enfants dont les familles le souhaitent, notamment en éducation prioritaire et en zone de revitalisation rurale. De même, un volet spécial devrait être consacré à l’outre-mer afin de permettre notamment une pleine scolarisation en primaire dès 6 ans de tous les enfants
.
[p. 78] [...] En revanche, la fixation d’une norme hebdomadaire d’heures de cours devant les élèves est un élément structurant qu’il est important de préserver. Une modulation du service hebdomadaire en fonction de la difficulté du travail peut être envisagée, en prévoyant par exemple moins d’heures de cours dans l’éducation prioritaire.[...]

DISCUSSION
M. Jacques Legendre :
[p. 80] [...] L’affectation des jeunes enseignants là où les besoins sont pressants en zone d’éducation prioritaire (ZEP), est inévitable, écrit Mme la rapporteure. Je ne suis pas d’accord : il faut y attirer les professeurs confirmés, via des incitations suffisantes. Nous faisons des propositions à ce sujet. [...]

Les préconisations du groupe UMP du Sénat :
[p. 96] [...] Il faut reconnaître la spécificité du métier d’enseignant en ZEP. Aussi serait-il souhaitable, comme l’a proposé la mission commune d’information sur l’organisation territoriale du système scolaire1, d’empêcher l’affectation d’enseignants néo-titulaires en ZEP. [...]

Le rapport intégral

 

Conférence de presse au Sénat lors de la présentation du rapport sur le métier enseignant par Mme Brigitte Gonthier-Maurin, au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication présidée par Marie-Christine Blandin.

[...] C’est d’ailleurs cette réduction de candidats qui amène dans le rapport à placer en mesure d’urgence le lancement d’un plan de recrutement pluri-annuel, avec l’arrêt de la RGPP et de la réduction des recrutements enseignants. De même est-il préconisé de revenir très rapidement sur les conditions de la mastérisation, mais également de la formation continue, pas seulement initiale donc. Et ce jusqu’aux aménagements de carrière.

Parmi les autres mesures envisagées, vient le refus des guides formatés des bonnes pratiques qui ont fait florès ces dernières années, au profit de la réflexion "haute couture", sur mesure, à la mesure donc des situations, des contextes d’établissements. Mais cela nécessite selon ce rapport de passer d’un fonctionnement vertical injonctif qui laisse clairement les enseignants dans le désarroi et face à leur solitude, à un fonctionnement horizontal dans lequel le collectif redonne une voix. Et des voies. [...]

Extrait du site des Cahiers pédagogiques du 22.06.2012 : Enseignant : un métier en crise

 

Un rapport parlementaire dénonce la "souffrance ordinaire" des enseignants

[...] Très inspirés par les thèses de P. Rayou, A. Barrère, F. Lantheaume et S. Bonnéry, le rapport Gonthier Maurin observe la crise du métier d’enseignant du coté de la profession. Après une multitude d’expertises qui rendent les enseignants seuls responsables de la crise de l’Ecole, c’est assez rare pour être souligné. Mais il s’intéresse finalement très peu à l’évolution du statut et du métier et aux nouvelles missions des enseignants. Cet aspect là, le devenir des différents corps, la refonte du métier, est survolé au profit de thèses déjà connues.

Extrait de L’Expresso du 21.06.2012 : Un rapport parlementaire dénonce la "souffrance ordinaire" des enseignants

 

Métier enseignant : le Sénat rend aujourd’hui sa copie

C’est aujourd’hui que le Sénat publie le rap­port de sa mis­sion d’information sur le métier ensei­gnant, qui avait été lan­cée en jan­vier der­nier. Colette Mélot (UMP, Seine-et-Marne) en est la pré­si­dente, et Brigitte Gonthier-Maurin (CRC, Hauts-de-Seine) la rap­por­teure.

Propos recueillis par Sandra Ktourza.

[...] A côté des grandes pré­oc­cu­pa­tions de la com­mu­nauté éduca­tive — effec­tifs ensei­gnants, for­ma­tion ini­tiale et mas­te­ri­sa­tion — le rap­port offre des pistes d’analyse ori­gi­nales sur des sujets d’habitude peu évoqués. L’idée des col­lec­tifs d’enseignants par exemple pour lut­ter contre la soli­tude, en par­ti­cu­lier des jeunes ensei­gnants, est à rete­nir, ainsi que celle d’un "for­fait cultu­rel" pour per­mettre aux ensei­gnants de pra­ti­quer, dans le cadre de leur ser­vice, une péda­go­gie plus souple, mais non moins efficace.

Extrait de Vousnousils.fr du 22.06.2012 : Métier enseignant : le Sénat rend aujourd’hui sa copie

 

Voir aussi sur le même rapport Rapport de la commission du Sénat sur le métier d’enseignant (juin 2012, 101 p.). Les extraits concernant l’éducation prioritaire

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