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Emmanuel Macron annonce la création : - d’un concours Talents dans 5 écoles de la haute fonction publique - d’une plate-forme anti discriminations. Le dossier Egalité des chances sur le site de l’Elysée

12 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Emmanuel Macron veut faire émerger de nouveaux « talents » dans la haute fonction publique
Un concours spécifique « Talents » devrait être créé dès 2021 pour les jeunes issus de milieux modestes dans cinq écoles de la fonction publique, dont l’ENA.

Comment faire en sorte que la haute fonction publique ressemble davantage à la population française ? Lors d’un déplacement à Nantes, jeudi 11 février, Emmanuel Macron devrait faire de premières annonces sur un thème relevant du chantier « Egalité des chances », que le gouvernement a ouvert en janvier.

Le président de la République devrait annoncer la création, dès 2021, d’un concours spécifique, « Talents », dans cinq écoles de la fonction publique.

Ces établissements − Ecole nationale d’administration (ENA), Ecole nationale supérieure de la police, Ecole des hautes études en santé publique, Institut national des études territoriales, Ecole nationale d’administration pénitentiaire − ouvriront une voie réservée à des jeunes de milieux modestes, issus de classes préparatoires « Talents » qui doivent être créées sur tout le territoire. Evoquée par la ministre de la transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin, dans Le Monde en octobre 2020, la création de cette voie dédiée est très symbolique.

Extrait de lemonde.fr du 10.02.21

 

Une plate-forme pour signaler les comportements discriminants mise en ligne par le gouvernement
L’objectif de ce dispositif, qui devrait être inauguré par Emmanuel Macron vendredi, sera de dénoncer des discriminations, qu’elles soient liées au handicap, au genre, aux origines, ou qu’elles aient lieu dans le cadre d’une recherche de logement ou d’emploi.

Il s’agit de la deuxième « brique » de « l’agenda égalité des chances » du chef de l’Etat. C’est ainsi que l’Elysée présente la plate-forme antidiscriminations qui devrait être officiellement lancée par Emmanuel Macron, vendredi 12 février. Après une première série de mesures consacrées à la politique de la ville, le 29 janvier, la promotion de la diversité dans la haute fonction publique et la lutte contre les discriminations veulent à leur tour répondre à la « promesse d’émancipation au cœur du projet du président depuis 2017 », assure-t-on à l’Elysée.

L’objectif de cette plate-forme Internet et du numéro d’appel unique, le 3928, est de permettre aux victimes de comportements discriminants – qu’ils visent le handicap, le genre, les origines ou le lieu de résidence, qu’ils aient lieu dans le cadre d’une recherche de logement ou d’emploi, du travail ou d’un échange avec les forces de l’ordre – de les signaler plus facilement, de bénéficier d’une véritable écoute, d’une garantie d’un suivi du dossier et d’une « vraie prise en charge ». Six écoutants formés en droit ont déjà été engagés. Quinze juristes spécialisés, dont cinq référents territoriaux, sont en cours de recrutement. Une application Web permettra également aux plaignants de discuter en direct avec eux.

Rattachée à la Défenseure des droits – qui traite déjà 5 000 dossiers chaque année –, Claire Hédon, cette plate-forme avait été annoncée en décembre par Emmanuel Macron, lors d’une interview au média en ligne Brut, dans laquelle il évoquait les violences policières : « C’est vrai qu’aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (…), le seul moyen de bouger, c’est de faire ce qu’on a su faire sur d’autres violences, c’est de mettre en place une plate-forme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple, unique et nationale. » La mise à disposition d’un « nouveau dispositif d’accès au droit » devrait ainsi produire un « effet de levier sur le nombre de saisines », espère l’Elysée.

Extrait de lemonde.fr du 11.0221

 

Voir sur le site de l’Elysée le dossier "Liberté. Fraternité. Egalité des chances.Egalité des chances" qui intègre aussi un volet éducation : doublement des classes en éducation prioritaire, Devoirs faits, Apprentissage, Cordées de la réussite...

EXTRAIT

Fidèle à sa devise, la France travaille à bâtir une société plus juste, qui donne à chacun les moyens de s’épanouir et ne laisse personne sur le banc de touche.

Une école pour tous.

Un système plus inclusif :

Parce que tous les enfants ne partent pas avec les mêmes chances de réussite dans la vie, 155 000 élèves ont bénéficié des petits-déjeuners équilibrés et gratuits dans les écoles des réseaux prioritaires, tandis que la cantine à 1 euro a déjà fait son apparition dans 3 900 communes modestes.

Notre objectif est que chaque enfant en situation de handicap puisse rentrer à l’école en étant accompagné au regard de ses besoins. En 2022, les unités d’enseignement autisme dans les écoles maternelles et élémentaires auront plus que doublé par rapport à 2018. En trois ans, 60 000 élèves handicapés supplémentaires ont franchi les portes des établissements scolaires qui leur étaient fermées jusque-là, tandis que dans le supérieur le nombre d’étudiants handicapés est passé de 24 000 à 35 000.

L’école primaire, un socle structurant :

Pour que les enfants s’élancent dans la vie sur la même ligne de départ, l’école est désormais obligatoire dès 3 ans. Afin de personnaliser leur suivi et de limiter le décrochage, le nombre d’élèves par classe de CEP et CE1 a été divisé par deux en Réseau d’éducation prioritaire (REP) et sera limité pour ces mêmes classes à 24 élèves dans le reste de la France, tandis que la possibilité d’une aide aux devoirs après les cours a été systématisée. Pour mieux cerner les besoins de nos enfants, leurs compétences sont désormais évaluées à travers toute la France en début de CP et en 6e. Pour les enfants vivant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, 80 cités éducatives ont été mises en place pour leur offrir des activités périscolaires et extrascolaires. 40 nouvelles cités éducatives vont être créées en 2021. Enfin, pour soutenir nos équipes enseignantes, nous avons mis en place une prime de 3 000 € nets pour les enseignants en zone prioritaire renforcée, tandis que 11 904 nouveaux postes ont été créés depuis la rentrée 2017.

Le deuxième cycle, un tremplin vers l’âge adulte :

Au collège et au lycée, les portables ont été interdits, l’école devant rester avant tout le lieu de l’apprentissage. Le dispositif « devoirs faits » a été mis en place. Les parcours bilingues et européens, passerelles sur le monde, ont été rétablis, et les échanges Erasmus ont été ouverts aux collégiens et aux lycéens. Des « vacances apprenantes » ont été lancées à l’été 2020 afin de soutenir les élèves volontaires jusqu’au lycée, en particulier ceux dont la scolarité a été mise à mal par le confinement. 400 000 jeunes en ont bénéficié. Un internat d’excellence sera installé dans chaque département d’ici la fin du quinquennat. Et pour que nos jeunes décident de leur vie librement et en pleine connaissance de cause, ils disposent désormais de 54 heures d’orientation en seconde.

L’obligation de formation jusqu’à 18 ans, pour les jeunes qui ne travaillent pas encore, est entrée vigueur à la rentrée 2020. 60 000 personnes sont concernées.

Le nombre d’élèves soutenus par les cordées de la réussite passera de 80 000 à 200 000 d’ici 2022, afin de favoriser leur accès aux formations supérieures. Parcoursup est également devenu un fer de lance de ce combat, par son équité et sa transparence. Les taux de boursier y sont désormais fixés en fonction du pourcentage de boursiers parmi les candidats, auxquels sont ajoutés 2%, un coup de pouce pour ceux qui partent parfois de plus loin. Pour une formation qui enregistre 10% de boursiers lors de la phase de vœux, le quota minimum sera par exemple de 12% avec un quota plancher de 5% dans toutes les filières. Grâce à cette mesure, près de 10 000 lycéens boursiers supplémentaires ont déjà intégré l’enseignement supérieur.

L’apprentissage, une clé pour l’insertion professionnelle :

Grâce à la nouvelle aide à l’apprentissage, le nombre d’apprentis a augmenté de 16% en 2019 et de 25% depuis 2018, soit la plus forte hausse jamais enregistrée. Les apprentis peuvent désormais profiter des échanges Erasmus. Et les changements ne s’arrêteront pas là, car la réforme de l’apprentissage et de l’alternance bénéficie d’investissements massifs.

 

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