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PDMQDC. Une expérimentation qui "a souffert de deux défauts" (Cour des comptes, déc. 2017)

21 février 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’Education nationale : organiser son évaluation pour améliorer sa performance
Rapport de la Cour des comptes, décembre 2017

EXTRAIT

(pages 59-60)
Le dispositif « Plus de maîtres que de classes » PDMQDC,
Ce dispositif, prévu dès 2012, a fait l’objet d’une disposition de la loi de refondation de l’école, 7 000 postes devant y être consacrés pour « renforcer l’encadrement et accompagner es organisations pédagogiques innovantes dans les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) ».

Le choix d’affecter un maître surnuméraire à une ou plusieurs classes peut paraître un dispositif complexe plutôt que de diminuer la taille des classes. Aussi une expérience de maîtres surnuméraires avait été réalisée47 entre 2001 et 2003 dans 91 écoles maternelles et élémentaires volontaires. Selon l’évaluation réalisée par la DEPP48, les effets de leur présence étaient jugés positifs par les enseignants mais ces constats étaient « très empreints de subjectivité »49.

Dans ce contexte, un suivi de cette expérimentation s’avérait particulièrement nécessaire, elle a été prévue dans la circulaire du 18 décembre 2012 instaurant ce dispositif. Elle a souffert de deux défauts.
D’une part, le cadrage du projet est resté vague dans ses objectifs (« prévenir la difficulté scolaire, tout au long de la scolarité primaire, et y remédier si elle n’a pu être évitée ») et ses modalités, d’autre part les outils méthodologiques sont demeurés confus. S’il fut recommandé d’évaluer les projets grâce « à des indicateurs et à des cibles précis » sans toutefois « corréler les résultats de l’évaluation à la décision de maintenir ou non le poste », s’il fut question « de pouvoir apprécier les résultats des élèves », il fut aussitôt précisé qu’une telle démarche ne devait pas reposer sur une approche « uniquement quantitative ». Dans les académies visitées, la Cour n’a trouvé trace d’aucune appréciation quantitative des effets du dispositif sur les résultats des élèves50.

Enfin le comité national de suivi du dispositif PDMQDC ne fut institué qu’en janvier 2014 par la DGESCO, avec pour objet « la définition des modalités d’évaluation de l’efficience du dispositif ».
En janvier 2015, alors que près de 1 850 enseignants étaient déjà affectés,
le comité concluait en accord avec la DEPP à la « difficulté d’évaluer précisément et rapidement l’efficience du dispositif », il recommandait une évaluation limitée à une simple « prise d’information »51.
Dans son rapport de septembre 2015, tout en rappelant que l’évaluation faisait « partie intégrante du projet », qui comptait désormais plus de 2200 maîtres, le comité déplorait qu’il fût « difficile d’isoler dans un ensemble de moyens mis au service d’une politique un facteur pour l’évaluer séparément ».

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