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Une enquête publiée récemment par le MEN fait de nombreuses comparaisons entre le métier d’enseignant en collège RAR et en collège hors RAR

18 novembre 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

LES DOSSIERS, n° 174, octobre 2009

Enseigner en collège
et lycée en 2008

Interrogation réalisée en septembre-octobre 2008 auprès de 1 200 enseignants du second degré dans les collèges et lycées publics.
Les dossiers évaluations et statistiques - n°194, octobre 2009, 222 p.

 

Ci-dessous les nombreux passages qui concernent les RAR

p. 16 - Selon cette enquête et en retenant une approche par les centre de classe, on peut estimer que :
- les enseignants en collège RAR travaillent dans des établissements accueillant en moyenne environ 500
élèves
- les enseignants en collège hors RAR travaillent dans des établissements accueillant en moyenne environ
600 élèves

p. 20 - L’analyse selon le type d’établissement indique que les enseignants des collèges RAR sont plus jeunes que les autres : la moitié d’entre eux a en effet moins de 35 ans (22% sur l’ensemble), leur moyenne d’âge étant
inférieure de 5 ans à celle observée sur l’ensemble (37 ans et ½ contre 43 ans et ½). En revanche, dans les
lycées, la moitié des enseignants a 50 ans ou plus (52% en lycée général et technologique et 47% en lycée
professionnel).

p. 21 - Les niveaux de diplôme varient selon le type d’établissement et surtout selon l’ancienneté des enseignants. Les enseignants en collège (hors RAR ou RAR) sont plus nombreux à avoir un bac + 3 ou un bac + 4. Les
enseignants de lycée général et technologique sont quant à eux les plus diplômés, le tiers d’entre eux ayant au
moins un bac + 5. A l’opposé, les enseignants en lycée professionnel sont les moins diplômés, 34% d’entre eux
ayant un niveau bac + 2 ou inférieur. Ces écarts s’expliquent évidemment par les corps d’enseignement (Par
exemple : professeur certifié, niveau bac + 3, professeur agrégé, niveau bac + 4, professeur des lycées
professionnels : niveau bac + 3 ou 5 années d’expérience professionnelle, etc.)

p. 23 - Là encore, le corps d’appartenance n’est logiquement pas le même selon le type d’établissement. Ainsi, les professeurs certifiés sont majoritairement en collège (RAR ou non), les professeurs agrégés ou titulaires du CAPET enseignent quant à eux dans les lycées ordinaires. Les enseignants appartenant au corps des PLP sont évidemment dans les lycées professionnels.

p. 25 - Nous avons vu précédemment que les enseignants des collèges RAR étaient plus jeunes, ceux des lycées
généraux et technologiques étant plus âgés. Il est logique de retrouver ces tendances à travers l’analyse de
l’ancienneté d’exercice du métier par type d’établissement (Cf. tableau en page suivante). L’exercice du métier
des enseignants en collège RAR est ainsi plus récent :
- 54% des enseignants en collège RAR exercent depuis moins de 10 ans en tant que titulaire ou nontitulaire
(61% en tant que titulaires), soit près de deux fois plus que la moyenne.
- 30% des enseignants en collège hors RAR exercent depuis moins de 10 ans en tant que titulaire ou nontitulaire

A l’inverse, l’exercice du métier des enseignants en lycée général et technologique remonte à plus longtemps :
- 36% des enseignants en collège RAR exercent depuis 15 ans ou plus en tant que titulaire ou non-titulaire
(26% en tant que titulaires),
- 54% des enseignants en collège hors RAR exercent depuis 15 ans ou plus en tant que titulaire ou nontitulaire
(43% en tant que titulaires),

p. 32 - Onze pourcents des enseignants du second degré travaillent à temps partiel. Ce taux varie selon plusieurs caractéristiques des enseignants :
- La variable la plus clivante est le sexe : 18% des femmes
sont à temps partiel et seulement 2% des hommes ;
- A un niveau moindre, le type d’établissement influe
également sur le temps de travail : les temps partiels sont
ainsi plus fréquents dans les établissements hors RAR
(12%, que ce soit en collège ou en lycée) que dans les
autres établissements (5% en collège RAR et 7% en
lycée professionnel) ;

p.35 - Les enseignants en collège (RAR ou non) semblent plus sensibles que les autres à leur capacité à fournir
aux élèves des moyens de comprendre le monde et de s’y situer ainsi qu’à former leurs élèves en tant que
futurs citoyens.
p. 38 - Les enseignants les plus récents (plus nombreux en collège RAR, rappelons-le) sont les seuls à placer
l’acquisition des compétences avant la transmission des savoirs.
p. 40 - La fonction de coordinateur d’une discipline est plus souvent pratiquée dans les collèges hors RAR ; Les activités de soutien scolaires sont plus fréquemment pratiquées dans les collèges (RAR ou ordinaires) ;
La coordination d’activités éducatives au titre d’un EPLE ou en relation avec des partenaires extérieurs est
une pratique plus fréquente en collège RAR ainsi qu’en lycée professionnel.
p. 42 - Quatorze tâches étaient soumises aux enseignants. Pour chacune d’entre elles, ils devaient préciser si, selon eux, elle faisait ou non partie du métier d’enseignant et s’ils les pratiquaient ou les avaient pratiquées l’année passée. Finalement, 11 des 14 tâches font partie du métier pour une large majorité des enseignants du second degré.
Ainsi, seules 3 de ces tâches sont moins souvent associées au métier :
- L’organisation d’une classe PAC, tâche faisant partie du métier pour 61% des enseignants,
- Mais surtout enseignant référent dans un établissement RAR (46%),
- Et coordinateur TICE, ZEP (31%).

p. 59 - Les élèves en difficulté quotidienne sont particulièrement nombreux en collège RAR puisque, selon les enseignants de ces collèges, 58% des élèves rencontrent de graves difficultés dans leur vie quotidienne, difficultés les empêchant de travailler correctement à l’école. Ce taux est également très élevé dans les lycées professionnels, à savoir 43%. A titre de comparaison, cette proportion est de 19% si l’on considère l’ensemble des établissements. A l’inverse, les élèves rencontrant de pareilles difficultés sont moins nombreux dans les établissements ordinaires :
- Pour 37% des enseignants de lycée général et technologique, moins de 10% des élèves de leur
établissement sont concernés par ce genre de difficultés,
- Ils sont 31% en ce qui concerne les enseignants en collège hors RAR.

p. 62 - Sans grande surprise, le tableau ci-dessous indique des élèves appartenant à un milieu social défavorisé et/ou très défavorisé particulièrement nombreux en collège RAR. Les élèves des lycées professionnels sont quant à eux plus souvent issus d’un milieu social plutôt défavorisé (mais moins souvent très défavorisé) et/ou d’un milieu social intermédiaire. Le milieu social des élèves des établissements hors RAR est plus hétérogène, avec des
élèves provenant d’un milieu plus favorisé, mais toujours avec une majorité d’élèves provenant d’un milieu
intermédiaire. Notons même qu’en collège hors RAR, les élèves issus d’un milieu social défavorisé sont plus
nombreux que ceux provenant d’un milieu social favorisé.

p. 68 - les enseignants ont effectué des HSA, le temps qui leur a été consacré est légèrement supérieur en lycée
(d’environ une ½ heure par rapport aux collèges). Les certifiés CAPET et les professeurs en lycée professionnel
sont les plus nombreux à avoir effectué des HSA. Par contre, c’est auprès des agrégés (ayant effectué des HSA)
que ces HSA sont les plus importantes (plus de 3 heures hebdomadaires en moyenne).
Les heures supplémentaires effectives sont un peu plus fréquentes en collège RAR. Par contre, le temps qui leur
est consacré est plus important en lycée professionnel (environ 2 heures et ½).
Les enseignants en lycée général et technologique sont nettement plus nombreux à avoir effectué des heures de
décharge. Ce résultat se traduit également avec 38% des agrégés en ayant effectué la semaine précédente. Par
contre, ces heures de décharge sont les moins importantes (en terme de durée) auprès de ces 2 catégories
d’enseignants. Même s’ils sont proportionnellement moins nombreux à en réaliser, les enseignants de collège
RAR et de lycée professionnel sont ceux dont le volume (en terme de durée) d’heures de décharge est le plus
élevé (4 heures ½ en moyenne pour les collèges RAR et 4 heures pour les enseignants appartenant au corps
des professeurs de lycée professionnel.

p. 80 - Les enseignants en collège sont un peu plus nombreux que les enseignants de lycée à venir au moins 5 fois par semaine pour faire cours : 37% des enseignants en collège RAR, 42% en collège hors RAR alors qu’ils ne sont
"que" 31% en lycée général et technologique et 27% en lycée professionnel.

p. 92 - C’est dans les collèges RAR que le temps de cours réel dure le moins longtemps (38 minutes en moyenne, pour
44 minutes sur l’ensemble des enseignants), les consignes et la gestion de la classe représentant pour ces
professeurs 31% de la durée totale des cours (20% sur l’ensemble). A contrario, les cours des enseignants en
lycée général ou technologique durent en moyenne 47 minutes (sur la base d’un cours de 55 minutes).

p. 96 - Le travail en équipe est une pratique très fréquente puisque 52% des enseignants travaillent cette année ou ont travaillé en équipe l’année précédente au moins une fois par quinzaine et 21% au moins une fois par mois. Finalement, 10% des enseignants ne travaillent jamais en équipe. Cette pratique est encore plus fréquente pour les enseignants de collège RAR (59% travaillent en équipe au moins une fois tous les 15 jours) et ceux de lycée professionnel (69%). Le travail en équipe semble par contre moins pratiqué au fur et à mesure qu’augmente
l’ancienneté des enseignants.

p. 106 - Deux principaux obstacles au travail en équipe sont mis en avant par les enseignants du second degré, qu’ils le pratiquent ou non :
- L’incompatibilité des emplois du temps, soulignée par 59% des enseignants. Ce frein est plus souvent mis en
avant par les enseignants les plus récents dans le métier (73%) ainsi que par les enseignants en collège
RAR (73% également) ;
- L’alourdissement de la charge de travail, avancé par 55% d’entre eux. Cet aspect est quant à lui plus
particulièrement souligné par les enseignants exerçant depuis au moins 10 ans, ainsi que par les
enseignants en lycée.
Parmi les principaux obstacles au travail en équipe, retenons le manque de moyens, avancé par 24% des
enseignants et surtout 38% des enseignants les plus récents, 38% aussi des enseignants en collège RAR et
32% des enseignants en collège hors RAR.

p. 116 - PROPOSITIONS DES ENSEIGNANTS POUR AMÉLIORER LEUR MÉTIER

- Améliorer l’avancement de carrière, selon l’investissement professionnel et non selon l’ancienneté,
- Améliorer la formation continue,
- Améliorer les affectations (proposition plus importante pour les enseignants les plus récents dans le métier),
- Abaisser le temps d’enseignement en fin de carrière (proposition plus importante pour les enseignants
exerçant depuis 20 ans et plus),
- Favoriser le travail en équipe,
- Améliorer la formation initiale (proposition plus importante pour les enseignants en collège RAR et les
enseignants les plus récents dans le métier),
- Abaisser le temps d’enseignement dans les établissements difficiles (proposition plus importante pour les
enseignants en collège RAR et en lycée professionnel).

p. 120 - La quasi-totalité des enseignants, à savoir 93% exactement,pensent que le malaise enseignant existe réellement. Ce taux est identique à celui observé en 2005 (91%). Ce taux ne varie absolument pas selon l’ancienneté et seulement légèrement selon le type d’établissement :
- Collège RAR : 88%,
- Collège hors RAR : 95%,
- Lycée : 92%,
- LP : 94%.
La première explication avancée par les enseignants à ce malaise concerne l’absence de reconnaissance professionnelle. Cette raison est plus souvent avancée par les enseignants en collège hors RAR (51%) et les lycées (46%) qu’en collège RAR (41%) ou en lycée professionnel (48%).

p. 127 - LE MÉTIER D’ENSEIGNANT : LE MÊME MÉTIER POUR TOUS ?

Il est manifeste que le métier n’est pas le même pour tous les enseignants. Cette opinion est largement
partagée par tous les profils d’enseignants.
- "On n’enseigne pas en lycée comme on enseigne en collège, ni dans le 16ème comme en ZEP."
- "Le temps de préparation des cours est plus long au lycée qu’au collège. La gestion de classe est plus difficile au collège."
- "Les problèmes sont différents selon que l’établissement est RAR ou non RAR. Les pratiques pédagogiques sont
différentes d’un collège à un autre en fonction de la classification RAR ou non RAR. "
- "Etablissement RAR, l’éducateur, l’assistant social. Eloignement de mon métier d’enseignant, aussi "gendarme"."
- "Collège RAR beaucoup d’éducatif/métier. Tout le monde ne peut le pratiquer. Travail global au delà
d’enseignement de ma discipline."
- "Le métier d’enseignant d’une ZEP n’a rien à voir avec l’enseignement dans un lycée à côté. Dans une ZEP, la
grosse partie de l’enseignement consiste à gérer la classe."
- "La place consacrée à la gestion des conflits, à la sociabilisation des élèves est beaucoup plus importante en
ZEP. On passe beaucoup plus de temps pour la gestion individuelle des élèves."
- "Ca dépend des lieux d’exercice, si on en ZEP ça n’est pas de l’enseignement, on essaie de les intéresser mais
c’est de la garderie."

Lire le texte intégral de l’enquête
Note : Attendre le téléchargement complet du document pour éviter le risque de "plantage"

 

La présentation de l’enquête (réalisée par un organisme privé) sur le site du ministère

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