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Rapport du Sénat (Gérard Longuet, 2008) : le rôle de la coordonnatrice, des professeurs d’appui et des assistants pédagogiques dans le RAR "Paul Eluard" de Garges-lès-Gonnesse

16 octobre 2008 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du site du Sénat le 15.10.08 : Rapport sur l’éducation prioritaire dans les académies de Versailles et Créteil

"La visite du collège Paul Eluard à Garges-lès-Gonesse, classé Réseau ambition réussite a mis en avant le changement des pratiques et des conceptions d’enseignement permis par l’attribution de moyens supplémentaires.

M. Emard Lacroix, principal du collège Paul Eluard, a qualifié de « très grand changement » la relance de l’éducation prioritaire en 2006, qui s’est traduite pour son établissement classé en réseau ambition réussite, par des moyens supplémentaires : professeurs d’appui, assistants pédagogiques, coordonnateurs.

Selon lui, ces moyens permettent, d’une part, de dégager une réelle réflexion sur l’individualisation des réponses à apporter, et d’autre part, de garantir les transitions entre l’école et le collège.

La présence de professeurs d’appui, d’assistants pédagogiques et de coordinateurs permet, en outre, un meilleur accompagnement des équipes pédagogiques, ainsi qu’une amélioration de la relation élèves-enseignants, plus ouverte au dialogue.

Les entretiens de votre rapporteur spécial ont été, de ce point de vue, particulièrement instructifs :

- s’agissant de la mise en place des coordonnateurs (notamment 1er degré/2nde degré), une des premières taches de la personne coordonnatrice (coordonnatrice à mi-temps et enseignante à mi-temps) a été de se faire accepter, ce qui a été facile au sein de son école, mais plus difficile dans les autres écoles rattachées au réseau ambition réussite ;

- s’agissant de la mise en place des enseignants d’appui, un des points de discussion a été leur légitimité vis-à-vis de leurs collègues. La situation du collège visité était favorable dans la mesure où les enseignants d’appui (dont le rôle est notamment d’aider, grâce à leur expérience, des collègues plus jeunes ou en difficulté) ont été choisis parmi l’équipe pédagogique en place. Les intervenants ont estimé que l’arrivée de personnes extérieures était plus difficile à gérer ;

- s’agissant du soutien apporté par les assistants pédagogiques dans le cadre de la mise en place d’actions pédagogiques particulières pendant le temps scolaire (constitution de groupes restreints, tutorat le soir), les intervenants ont expliqué qu’il s’agissait d’une méthode d’intervention qui rassurait les enseignants (ils « gardent la main »), et permettait un suivi relativement global et régulier des élèves.

Ils ont insisté sur la nécessité de recruter des personnels compétents, c’est-à-dire qui se destinent aux métiers de l’éducation. Ces exigences pouvaient poser des problèmes de recrutement et le collège d’Aulnay-sous-Bois avait, au vu des expériences passées, choisi cette année de ne pas pourvoir un poste plutôt que de recruter quelqu’un par défaut. D’aucuns ont estimé que la présence des assistants pédagogiques en classe permettait de préparer à terme une intervention d’autres enseignants.

Toutefois, il convient de souligner qu’en la matière tout est question de personnes, puisque les cours de français faisaient déjà l’objet de co-intervention entre enseignants (visite du matin, dans deux ateliers d’écriture).

Les intervenants ont insisté sur le fait que ces nouvelles pratiques les conduisaient à s’interroger sur la manière d’enseigner en éducation prioritaire, de prendre du recul sur les pratiques pédagogiques traditionnelles et les enseignements de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). A ce titre, ils ont notamment souligné que leur formation ne leur permettait pas suffisamment de répondre aux besoins spécifiques de l’éducation prioritaire."

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