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Déconfinement : - comment mesurer le décrochage ? (Fondation Jean-Jaurès) - Education prioritaire : pourquoi ne reviennent-ils pas à l’école ? (la Croix)

29 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Difficultés éducatives en confinement : que mesure-t-on... ou pas ?
Ismail Ferhat

« Décrochage » : le mot est apparu très tôt dans cette crise et n’a cessé d’être utilisé afin de pointer les risques de l’école à distance pour nombre d’élèves. Quelles sont les données et estimations disponibles pour appréhender ce phénomène ? Quelles précautions et comparaisons peuvent être mobilisées pour la compréhension des chiffres des futurs décrocheurs ? Ismail Ferhat apporte des éléments de réponse pour l’Observatoire de l’éducation de la Fondation.

La crise pandémique actuelle a suscité de nombreuses inquiétudes sur l’accroissement des difficultés scolaires de certains élèves. En effet, les jeunes ont été privés depuis le 12 mars dernier d’accès aux établissements scolaires, leur rôle et leur exposition dans la pandémie ayant suscité l’inquiétude du Conseil scientifique et des pouvoirs publics[1]. De ce fait, la notion de « décrochage » a été mobilisée pour qualifier ce phénomène inédit de rupture physique entre l’institution scolaire et certains jeunes scolarisés. Le mot est explicité utilisé dans le « Vademecuum de continuité pédagogique », pour le cas des lycées professionnels, traditionnellement les plus exposés à ce risque (p. 22). Ceci n’est pas allé sans créer des débats ou des discussions, la notion de décrochage étant fortement polysémique.

Extrait de jean-jaures.org du 28.05.20

 

Education prioritaire : pourquoi ne reviennent-ils pas à l’école ?
Les écoles ont donc rouvert leurs portes. Mais partout c’est le même constat : ce ne sont pas les enfants dont on estime qu’ils en ont le plus besoin qui en ont les premiers franchi le seuil.

Ce constat-là vaut qu’on s’y arrête un instant en réfléchissant aux raisons qui ont amené certaines familles à décider que leurs enfants retourneraient en classe cependant que d’autres estimaient préférables de les garder à la maison.

[...] Ces raisons sont assurément multiples et enchevêtrées les unes dans les autres.

[...] Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la question n’est pas, ou pas seulement, celle de l’école : la question est celle du rapport au monde, celle de la confiance ou de la méfiance qu’on entretient à son égard. Elle est aussi celle d’un rapport à la vie, au futur, à l’avenir … Sur ces différents plans, la question du retour en classe met puissamment en lumière l’immense fossé qui sépare les familles les plus populaires de celles des classes moyennes et supérieures.

Sylvie Blanchet

Extrait de lacroix.com du 26.05.20

 

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