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Que sont les NETT (jeunes ni en études, ni en emploi, ni en formation) ? Plusieurs études : Dares, Injep, Eurostat, Ocde, Eduscol... (dossier ToutEduc)

11 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Qui sont les NEET, ces jeunes qui ne font pas d’études, ne sont pas en formation, ne travaillent pas ? (DARES)

En 2018, 963 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans n’étaient ni en études, ni en emploi, ni en formation, calcule la DARES. Le service statistique du ministère du Travail reprend, à peu de choses près, la définition d’Eurostat des NEET (Not in Education, Employment or Training) pour qui il s’agit des jeunes âgés de 15 à 24 ans qui (a) ne sont pas employés (au chômage ou inactifs) et (b) n’ont pas suivi d’études ou de formation dans les quatre semaines précédant l’enquête. A noter que l’OCDE, très souvent citée dans le rapport de la DARES, élargit la cible et parle de 15-29 ans.

La DARES fait état d’une évolution positive : Ce nombre s’élevait à 1 025 000 jeunes NEET en 2015. "En 2018, ils représentaient 12,9 % des jeunes de cette classe d’âge et 27,9 % des jeunes qui ont terminé leur formation initiale, contre respectivement 13,7 % et 29,4 % en 2015 (...) Les jeunes NEET sont moins diplômés, vivent plus souvent chez leurs parents et ont plus fréquemment un handicap reconnu que les autres jeunes. 63 % des jeunes NEET sont en contact avec le service public de l’emploi ou un autre organisme d’insertion. Ces jeunes ayant entrepris une démarche d’insertion ont plus souvent été en emploi au cours des douze mois précédents, tandis que les autres étaient plus souvent en études. 48 % des jeunes NEET sont sans emploi ni formation depuis un an ou plus. Ces jeunes NEET de longue durée sont moins diplômés que la moyenne des NEET et cumulent les difficultés socio-économiques." Un peu plus de la moitié des NEET "recherchent activement un travail et sont prêts à l’occuper dans un court délai" tandis que les autres sont inactifs, "pour une partie d’entre eux pour des raisons de garde d’enfant ou d’aide auprès d’une personne dépendante, ou d’un état de santé dégradé".

Pour sa part, l’INJEP met en évidence l’hétérogénéité des situations en distinguant cinq groupes d’individus, les "nouvellement diplômés du supérieur en recherche d’emploi" (16 %), les "bacheliers recherchant des petits boulots en attente de reprise d’études " (19 %), les "mères éloignées du marché du travail" (14 %), les "diplômés de l’enseignement professionnel au chômage de courte durée" et les "sans diplôme éloignés de l’emploi" (20 %). La prise en compte de leurs spécificités "semble essentielle pour cibler les politiques à destination des jeunes". Ces spécificités peuvent être liées au logement, à la présence d’enfants à charge, à la recherche d’emploi, au fait d’avoir travaillé ou non, au fait d’avoir étudié récemment ou non, au fait de vouloir reprendre des études et au fait d’avoir des problèmes de santé.

L’Education nationale de son côté s’intéresse plutôt au décrochage, "un processus qui conduit chaque année un grand nombre de jeunes à quitter le système de formation initiale sans avoir obtenu une qualification équivalente au baccalauréat ou un diplôme à finalité professionnelle, de type certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou brevet d’études professionnelles (BEP)". Ainsi les NEET ne sont pas tous des décrocheurs, ils peuvent avoir un diplôme, ni les décrocheurs des NEET, puisqu’ils peuvent être en emploi. En 2014, le ministère a indiqué que "les coûts associés au décrochage d’un jeune, cumulés sur la durée, ont été évalués pour la France à 230 000 euros pour chaque élève ayant décroché, soit près de 30 milliards de dette contractée chaque année".

Dès 2010, le conseil européen avait réaffirmé l’enjeu pour les systèmes éducatifs européens : réduire le taux d’abandon scolaire, améliorer les niveaux d’éducation et favoriser l’inclusion sociale. L’objectif fixé consistait à faire passer, d’ici la fin de la décennie 2010-2020, le taux d’abandon scolaire moyen dans l’Union européenne sous la barre des 10 %. Pour ce faire, "la lutte contre le décrochage scolaire articule prévention et remédiation sur un objectif central : faire que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel et réussir sa vie en société."

Le site d’Eurostat

Le site de l’OCDE

Le site du ministère du Travail (Dares)]

Le site de l’INJEP

Sur le décrochage :
Eduscol
Vie publique, mars 2014

Hélène Cénat

Extrait de touteduc.fr du 10.02.20

 

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