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Cnesco : La chaire évaluation des politiques publiques ouverte au Cnam

3 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Cnesco : La chaire évaluation des politiques publiques ouverte au Cnam
Le Cnesco survivra t-il à la loi Blanquer ? Le Journal officiel du 2 juillet annonce la création au Cnam d’une chaire " Evaluation des politiques publiques d’éducation" confiée à Nathalie Mons, encore présidente du Cnesco. Cette création est annoncée alors que l’Assemblée, le 2 juillet, et le Sénat , le 4, doivent adopter définitivement la loi Blanquer.

Des soutiens de gauche et de droite

Le Cnesco n’a pas manqué de soutien tout au long du débat sur la loi Blanquer. Des députés aussi bine de droite comme F Reiss (LR) que de gauche , comme R Juanico (PS), ont soutenu le maintien du Cnesco. Ecoutons Maxime Minot (LR) le 15 février à l’Assemblée. "Monsieur le ministre, en tant que membre du CNESCO, où je siège en qualité de représentant de l’Assemblée nationale, je voudrais savoir pourquoi vous supprimez un organisme qui fonctionne bien, qui a réussi à faire travailler plus de 250 chercheurs au service de l’école, un organisme et qui a la confiance de la communauté éducative avec, en 2018, plus d’un demi-million de visiteurs uniques sur son site internet. Vous prenez le risque de détruire ce qui fonctionne".

Mais le ministre voulait une nouvelle instance , le Conseil d’évaluation de l’école (CEE), en lieu et place du Cnesco. La nouvelle instance est sous son autorité et s’occupera de publier les évaluations des écoles, collèges et lycées.

Les partisans du Cnesco ont arraché la création d’une chaire, c’est l’objet du décret publié le 2 juillet, sans qu’on connaisse les moyens qui lui seront rattachés.

Retour au siècle précedent
L’enjeu est pourtant de taille. C’est le maintien d’une évaluation indépendante de l’Ecole. La suppression du Cnesco ramène la France un siècle en arrière. En 2000, le gouvernement créait le Haut Conseil d’évaluation de l’Ecole. Il est remplacé en 2005 parle Haut Conseil de l’Education. Puis en 2013 par le Cnesco. Ces trois instances ont marqué leur époque par l’indépendance dont elles ont fait preuve. Elles ont publié des études qui ont pesé sur le débat éducatif.

Elles se sont faites des ennemis. Notamment un certain JM Blanquer, dont les évaluations nationales sont vivement démontées par le HCE qui dénonce des évaluations sans base scientifique. L’ancien directeur de la Dgesco n’ a pas oublié l’affront. Ministre de l’éducation nationale il prend soin d’inclure dans la loi sur l’école de la confiance la suppression du Cnesco et son remplacement par une instance sous controle. Les résultats des évaluations de CP et Ce1 sont publiés alors que les critiques portées sur les conditions de leur réalisation restent valables. Les résultats des dédoublements sont exploités par la communication ministérielle en contradiction avec leurs résultats. La communication règne mais l’évaluation n’est plus nulle part... L’avenir de l’évaluation de l’école française tient à une chaire.

F Jarraud

Le décret

Extrait de cafepedagogique.net du 02.07.19

 

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