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"Les transfuges de classe" : les lycéens et les étudiants dont les parents ne sont pas diplômés (un dossier du Monde Campus)

7 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Didier Eribon : « Les grandes écoles ne sont pas un système scolaire, mais un système social »

Issu d’un milieu ouvrier, le sociologue et philosophe critique l’idéologie du mérite qui entoure notre système scolaire et universitaire. Il est également l’auteur de nombreux livres.

Pour le sociologue et philosophe Didier Eribon, les jeunes qui réussissent à changer de milieu social grâce à leurs études - les « transfuges de classe » - illustrent les failles d’un système scolaire où l’idéologie méritocratique n’est qu’un « masque », qui profite avant tout aux catégories les plus aisées.

Didier Eribon est l’auteur notamment de Retour à Reims (Fayard, 2009), La Société comme verdict (Fayard, 2013), et Principes d’une pensée critique (Fayard, 2016).

[...] C’est un point crucial. Je crois que pour comprendre les problèmes entre les parents et les enfants, la notion de concept d’Œdipe devrait être remplacée par l’analyse du rapport au système scolaire.

Extrait de lemonde.fr/campus du 04.01.19 : « Les grandes écoles ne sont pas un système scolaire, mais un système social »

 

L’orientation, un défi quand on veut « sauter une classe sociale »
Les jeunes qui sont les premiers dans leur famille à accéder aux études rencontrent de grandes difficultés pour s’orienter

Seulement 20 % des familles où personne n’a fait d’études supérieures discutent régulièrement de l’orientation à la maison, selon une enquête menée dans sept lycées franciliens par la sociologue Agnès van Zanten, directrice de recherche à l’Observatoire sociologique du changement (CNRS, Sciences Po).

Chez les parents dont au moins un parent a fait des études, 73 % des enfants obtiennent un diplôme du supérieur

Comment, dans ce contexte, s’orienter, distinguer les « bonnes » filières, opter pour les « bonnes » stratégies sur la plate-forme Parcoursup ? Face à cette grande complexité, et malgré le flot d’informations disponibles en ligne, les lycéens issus de familles socialement défavorisées sont les plus démunis. En France, les adultes dont les parents n’ont aucun diplôme ne sont que 17 % à en posséder un, selon les chiffres de l’OCDE. Lorsqu’au moins un des parents est diplômé d’un bac, d’un CAP ou d’un BEP, leurs enfants ont aussi des chances limitées de faire des études : seuls 37 % d’entre eux décrochent un diplôme du supérieur. En revanche, si au moins un parent a fait des études, l’enfant aura plus de facilité à se projeter dans cet univers : 73 % obtiennent un diplôme du supérieur.

Extrait de lemonde.fr/campus 04.01.19 : L’orientation, un défi quand on veut « sauter une classe sociale »

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