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L’association des professeurs de langue vivantes (APLV) favorable au développement de l’enseignement de l’arabe

26 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Réaction de l’APLV aux propositions du Ministre de l’Education Nationale sur BFMTV le 10 septembre

L’APLV ne peut que se réjouir de l’intention du Ministre de l’Education Nationale de développer l’enseignement de l’arabe, du chinois et du russe, langues de grande diffusion et/ou langues familiales de nombreux élèves dans le système éducatif.

L’annonce du Ministre fait suite au rapport de Hakim El-Karoui, qui préconise diverses mesures pour lutter contre la montée du fanatisme chez les jeunes musulmans, notamment le développement de l’enseignement de l’arabe dans l’Education Nationale. Sa faible présence actuelle fait en effet que beaucoup de parents vont chercher pour leurs enfants un enseignement de l’arabe dans des structures qui n’offrent aucune garantie, que ce soit en matière pédagogique ou en matière de respect des valeurs de la République.

Pendant l’année scolaire 2017-2018, lors de ses entretiens au ministère et dans plusieurs courriers, l’APLV a rappelé au Ministre l’urgence qu’il y avait à augmenter le recrutement de professeurs dans ces trois langues, ainsi que dans d’autres, notamment le portugais et le turc, où les besoins de renouvellement du corps enseignant sont flagrants.

L’APLV a aussi rappelé par courrier au Ministre l’urgence qu’il y avait à lutter contre les dérives dues à certains dispositifs d’enseignement (ELCO-EILE) confiés à des intervenants nommés par des gouvernements étrangers qui, pour certains, sont peu ou de moins en moins démocratiques. Nous exprimions dans ce courrier notre conviction que les professeurs recrutés par l’Education Nationale étaient les mieux à même de garantir dans leurs cours le respect de la laïcité et des valeurs de la République.

L’APLV s’est aussi exprimée à propos d’une des conséquences de la réforme du lycée et du baccalauréat : les lycéens qui possèdent une langue maternelle autre que le français ne pourront plus la présenter au baccalauréat s’ils n’ont pas suivi de cours dans cette langue. Ce choix de l’administration aura sans aucun doute l’effet délétère de donner à de nombreux jeunes issus de l’immigration l’impression que la France ne reconnaît plus leurs compétences linguistiques propres et ignore leurs cultures familiales.

Extrait de aplv-langues modernes du 14.09.18 : Réaction de l’APLV aux propositions du Ministre de l’Education Nationale sur BFMTV le 10 septembre

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