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16/02/06 Dans les ZEP de Revin, Torcy et Paris

16 février 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable
  Sommaire  

84. 16/02/06 - Dans les ZEP de Revin, Torcy et Paris

Extrait de « L’Union » du 15.02.06 : « Ambition réussite » pour le collège Jean-Moulin

Le collège Jean-Moulin vient d’être classé « Ambition réussite ». Une labellisation qui doit lui permettre de bénéficier d’un coup de pouce ministériel. Inventaire.
Le ministre de l’éducation nationale, Gilles de Robien, a dévoilé, la semaine passée, la liste des 249 collèges les plus difficiles. Baptisés Ambition réussite, ces établissements vont être dotés de moyens supplémentaires.
Le collège Jean-Moulin (210 élèves et l’équivalent de 16,8 emplois enseignants), implanté dans une zone défavorisée bénéficiera de ce nouveau dispositif.

Un encadrement plus solide

« Ce n’est pas une surprise, on s’attendait à cette nouvelle. C’est une reconnaissance de la difficulté particulière de l’établissement. Et aussi un réconfort au niveau des futures conditions de travail », réagit Roland Loeb, proviseur de la cité scolaire et principal du collège intéressé.

Celui-ci répond, en effet, au profil retenu pour être considéré « ultra-prioritaire ». A savoir les critères suivants : un nombre important d’élèves appartenant à une catégorie sociale défavorisée, un retard à l’entrée en 6e et des résultats qui témoignent de certaines faiblesses.
Toutes ces données restent d’actualité. Et la ZEP-REP (zone d’éducation prioritaire-réseau d’éducation prioritaire) mise en place il y a quelques années va donc changer de labellisation. Car, outre le collège, ce projet englobera aussi les écoles maternelles et élémentaires du secteur pris en compte. L’ensemble se voyant allouer des moyens accrus.

« Concrètement, si je me réfère au discours du ministre, on devrait être renforcé par quelques professeurs chevronnés et volontaires (NDLR. : 4 ou 5 par réseau) et par un groupe d’assistants pédagogiques (NDLR. : 9 à 10) comprenant des étudiants à bac +2 se destinant aux métiers de l’éducation » envisage, avec prudence, le patron de la cité scolaire, encore en attente de précisions.
Pas de redoublement

Alors que les premiers renforts apporteront une aide personnalisée en accompagnant les élèves déjà en retard ; les seconds contribueront à l’aide aux devoirs, aux études accompagnées ainsi qu’aux méthodes pédagogiques innovantes.
A cette bouffée d’oxygène capable de donner un nouveau souffle au collège, s’ajoutera un suivi plus régulier du corps d’inspection aux équipes pédagogiques.
Ces nouveaux moyens doivent permettre de « réduire la fracture ». L’objectif avoué est que les élèves ne redoublent plus.

Roland Loeb voit dans cette réforme « l’occasion de travailler autrement pour amener tous les élèves à la réussite et leur permettre de sortir d’ici avec le socle commun de connaissances en français, maths, langues vivantes et informatique ».

Pour les personnels, « Ambition réussite » doit, donc, être un encouragement pour l’avenir ».

Et de conclure : « A Revin-Orzy, on fait au mieux dans les conditions que la vie extérieure nous impose. L’ambition et la réussite étaient déjà des maîtres mots. Maintenant, nous avons l’obligation de faire encore mieux dans un contexte économique et social qui reste difficile. C’est le défi à relever ».
Plus qu’un slogan, on espère qu’Ambition réussite soit une véritable promesse d’avenir.

Pascal Remy

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Action interdegrés dans la ZEP de Torcy

Extrait du « Journal de Saône-et-Loire » du 15.02.06 : Les élèves de CM2 en visite au collège des Épontots
Après leurs jeunes camarades de l’école primaire de la Pépinière, les élèves des classes de CM2 des deux groupes scolaires de Torcy se sont rendus à leur tour au collège des Épontots.
Les collégiens ont reçu cette fois les écoliers de la classe de M. Richard de l’école élémentaire Champ-Cordet venus visiter les lieux et se familiariser avec leur futur environnement et notamment découvrir le CDI (centre de documentation et d’information). Réunis dans cette salle, les écoliers ont rempli un questionnaire à partir de la recherche de documentation avant de formuler des demandes et d’avoir des réponses aux questions données par des collégiens.

Cette action pédagogique était encadrée par les enseignants concernés, Nadia Boudet documentaliste et Anne Roy coordonatrice de la ZEP Torcy-Creusot qui comprend également le collège des Épontots. Avant de repartir à leur école, les jeunes visiteurs ont apprécié un intermède artistique proposé par les élèves de Mme Abiad professeur d’EPS. La démonstration de hip-hop par les collégiens est tout à fait compatible avec le cours d’éducation physique car cette « danse urbaine » requiert souplesse et rythme dans son exercice.

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L’effort de la ville de Paris pour ses ZEP

Extrait de « 20 minutes » du 15.02.06 : Le périscolaire à l’étude

Depuis 2002, dix millions d’euros supplémentaires sont consacrés au secteur périscolaire par la Mairie de Paris. Afin de mesurer l’impact de cet effort financier, un audit, dont les résultats ont été publiés hier sur Internet (www.paris.fr), a été confié à l’inspection générale. Il dresse aussi un état des lieux de la prise en charge des enfants en dehors de l’école, y compris le midi.

La principale évolution est le recrutement de 800 animateurs titulaires, ce qui porte leur nombre à 1 700. D’autres initiatives ont vu le jour comme les aides individualisées aux enfants des ZEP, les « espaces premiers livres » dans les maternelles, ou encore l’augmentation du nombre de places en séjour de vacances.

Au centre de loisirs Pelleport (20ème), où Bertrand Delanoë s’est rendu hier, le personnel jugeait le recrutement de titulaires comme étant l’amélioration essentielle. « Cela permet plus d’encadrement et surtout une meilleure reconnaissance de notre métier », souligne Adjira Bakir, la directrice, « même si nous sommes encore trop considérés comme une garderie. »

En parallèle de l’étude, un sondage réalisé au printemps dernier auprès de 20 000 parents parisiens révèle que 81 % d’entre eux sont satisfaits des centres de loisirs, qui accueillent 16 % des enfants. Mais 79 % des parents jugent insuffisantes les activités proposées le midi à l’école, avant et après la cantine. Pourtant 100 000 enfants (soit 75 % des élèves) restent déjeuner à l’école. Un point que la Mairie a promis d’améliorer.

Tiphaine Boucher-Casel

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