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Journée OZP 2017. Atelier 2. L’autonomie des établissements : utopie ou réalité ?

31 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Journée OZP 2017

Atelier 2.
L’autonomie des établissements : utopie ou réalité ?

Animateur : Didier Bargas, IGEENR honoraire, membre du bureau de l’OZP

Si ce thème n’est pas nouveau puisque l’autonomie des établissements existe notamment dans le second degré, il est nécessaire de repenser l’autonomie comme une conquête dans le contexte de l’Éducation prioritaire et qui concernerait tout autant le 1er degré.
Deux sens à observer autour de cette question : l’un qui entend une autonomie pédagogique et fonctionnelle ; l’autre une autonomie administrative et financière. Qu’il s’agisse des programmes, du conseil pédagogique, de la gestion des personnels, des postes à profils, du rôle d’une équipe de direction comme de celui des bassins, quelles nécessités de vouloir l’autonomie et à quelles conditions ?

Les conditions de la réussite
L’autonomie se conquiert. Elle n’est pas innée dans un système pyramidal avec des contraintes parfois pesantes. Néanmoins, l’échec devrait contraindre les acteurs de l’école à s’en détacher et à construire collectivement. Pourtant l’autonomie pédagogique et administrative favoriserait la reconnaissance d’enseignants exceptionnels. Dans un cadre défini, l’autonomie peut s’élaborer sur le projet de réseau où des marges de possibles peuvent tout à fait être exploitées.

Pour ce faire, il convient de :
• Fonder l’autonomie sur une expertise collective des personnels du 1er et du 2nd degré
• Prendre le temps de :
o partager les objectifs du projet ;
o convaincre, persuader, apprendre à faire ensemble ;
o trouver des points d’appui avec les collègues
o échanger, rechercher.
• Proposer une formation et un accompagnement collectif et collaboratif qui peuvent être apportés par des compétences externes à l’établissement (IAIPR par exemple pouvant être un soutien et une aide pour l’innovation pédagogique) mais pouvant aussi être facilités par des ressources propres au site (entre pairs, chef d’établissement, IEN, conseillers pédagogiques, coordonnateurs, …)
• Concevoir la réforme du collège comme un atout pour découvrir de nouvelles formes pédagogiques
• Utiliser le conseil pédagogique en travaillant par petits groupes sur un thème qui serait un travail préparatoire
• Instituer de véritables instances d’échanges et de régularisation entre les différents acteurs pour déterminer les choix en se référant à la situation de l’établissement (cf. dialogue de gestion commun ou dialogue stratégique de terrain)
• Profiter des bassins pour échanger autour des pratiques
• Recruter à partir du projet de réseau : s’engager sur un projet pour faciliter le recrutement
• Extraire des rapports d’inspection des informations utiles pour apprécier les transformations pédagogiques

Les avancées
Ce que l’on constate :
• Des échanges de services entre le 1er et le 2nd degré
• Des formations sur site
• Des temps collectifs permettant des échanges et des régularisations entre les différents acteurs
• Des offres diversifiées (dispositif PDMQDC par exemple) et des ressources différentes d’un réseau à l’autre

Les freins
• Le 1er et le 2nd degré : des entités trop différentes pour concevoir un fonctionnement identique
• Dans diverses instances, incapacité à prendre le temps d’échanger autour de vrais sujets
• Méconnaissance du fonctionnement d’un collège : l’audit, une réponse ?
• Recrutement difficile des enseignants et des pilotes même si recruter en zone urbaine est plus simple qu’en zone rurale
• Manque de sécurité, de mise en confiance, de soutien pour expliciter les choix pédagogiques
Compte rendu rédigé par Brigitte d’Agostini, ex-coordonatrice, membre du bureau de l’OZP

 

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