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La lutte contre le décrochage : devant les correspondants académiques, Najat Vallaud Belkacem rappelle les conventions et les dispositifs en vigueur (le texte du discours)

25 septembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] Le décrochage est un mot terrible.

Il ne faut jamais l’oublier. Car le risque est grand, à force de le voir écrit sur des documents administratifs, des dossiers de presse, des notes internes, de le banaliser. Or c’est un mot particulièrement violent.

Décrocher, c’est un lien qui se rompt. En montagne, décrocher peut entraîner une chute mortelle dans un abîme. De façon moins dramatique, ce sont ces coureurs décrochés dans une étape du Tour de France, ces coureurs dont le visage, déformé par la souffrance, s’accompagne de vains efforts pour rattraper le peloton.

Le mot décrochage, appliqué à l’école, convoque ces deux images, celle de la chute et de l’isolement. Mais si le mot est terrible, la réalité l’est encore plus.

C’est la solitude d’un élève qui ne tient plus à rien : ni à l’institution, ni à la société, ni, le plus souvent, à sa famille.

C’est, pour les parents, une angoisse croissante, tant la réponse à cette question pourtant essentielle, "que deviendra-t-il ?", se fait chaque jour de plus en plus incertaine.

Le décrochage entraîne des effets psychologiques parfois dévastateurs, et surtout durables. Ce n’est pas un instant bref, mais un temps long, un temps qui n’avance plus, et rien n’est plus terrible.

Le décrochage signe souvent la fin de tout espoir d’insertion professionnelle stable, le début d’un long parcours scandé par des portes qui ne s’ouvriront plus.

Et derrière le désastre humain, ce sont aussi des coûts économiques considérables pour la société, puisqu’ils sont estimés entre 200 000 et 300 000 euros par élève décroché, tout au long de sa vie [...]

Extrait de education.gouv.fr du 24.09.15 : Première réunion nationale des correspondants académiques sur el décrochage scolaire. Discours de Najat Vallaud-Belkacem

 

Réunissant les correspondants académiques sur le décrochage scolaire le 23 septembre à Paris, N Vallaud-Belkacem les a invités à la fois à travailler les réformes pédagogiques et les relations avec le tissu local. Des propos généraux, des incitations peu précises que marquent l’absence d’engagements précis du ministère. Si la lutte contre le décrochage concerne tout le monde, quelle est la part réelle de l’Education nationale ?

[...] Qui pilote la lute contre le décrochage ? A entendre le discours de N Vallaud-Belkacem devant les correspondants académiques sur le décrochage scolaire le 23 septembre, son ministère est en pointe. Mais là aussi le dossier a été repris par le président de la République en 2014 puis par Manuel Valls en novembre 2014. Un an après la ministre n’a donné aucune visibilité aux engagements pris si ce n’est annoncé la création d’un comité interministériel de pilotage en novembre 2015, un an après le plan gouvernemental présenté par M Valls.

La convention avec l’ARF
Signée le 29 juillet 2015, la convention passée entre l’Association des régions de France et le ministère de l’éducation nationale vise à renforcer les plates formes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD) et à mieux coordonner les efforts des services de l’Etat et de la région. Dans chaque région un comité régional Crefop " est le lieu de concertation sur la définition des priorités régionales et la cond
uite d’une politique partenariale en matière de lutte contre le décrochage scolaire". Mais " la conduite de cette politique partenariale et collective se structure autour des plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs, qui constituent l’outil de coordination de l’ensemble des acteurs locaux intervenant sur les phases de repérage, d’accompagnement et de suivi des jeunes ayant quitté le système de formation sans diplôme ni qualification".

Enfin c’est la région qui est responsable de la coordination. " Ce travail en commun s’appuie sur une connaissance partagée de l’offre de solutions des différents acteurs du territoire, notamment ceux de l’éducation nationale (réseaux Foquale, dont les actions menées au titre de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire - MLDS) et ceux de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes (notamment les Missions locales, les dispositifs 2e chance et l’Epide)", précise la convention. Des conventions régionales types sont parues au BO du 27 aout . Ce sont elles que la ministre invite les rectorats à signer avant novembre.

[...] Elle évoque la mission sur la prévention du décrochage pilotée par Anne Armand et Claude Bisson Vaivre. "Un vaste plan de formation des enseignants sera développé " dit la ministre. Elle évoque aussi la refonte des programmes, la généralisation de la mallette des parents, les relations avec les partenaires de l’Ecole. [...]

Extrait de cafepedagogique.net du 24.09.15 : Décrochage : L’Education nationale entre injonction présidentielle et action locale

 

"La priorité doit porter sur la prévention du décrochage", estime Najat Vallaud-Belkacem. La ministre de l’Éducation nationale est intervenue, ce 23 septembre devant les "correspondants académiques sur le décrochage scolaire" et elle a placé son discours sous le signe de l’extrême gravité, évoquant "la solitude d’un élève qui ne tient plus à rien : ni à l’institution, ni à la société, ni, le plus souvent, à sa famille", un tableau qu’elle a aussitôt contrebalancé d’un appel à l’action, puisque le décrochage "se fabrique, par une interaction entre des facteurs de risque et des facteurs internes à l’École", et que celle-ci a donc les moyens d’agir.

Elle rappelle l’existence d’un "accord-cadre interministériel" sur le SPRO (service public régional d’orientation) pour la prise en charge des jeunes sortis du système éducatif sans qualification et elle demande que ses déclinaisons "soient rédigées et signées avant le 1er novembre".

La ministre évoque les PAFI, les "parcours aménagés en formation initiale "qui offrent, à ceux qui en ont besoin, du temps. Du temps pour respirer, pour réfléchir, pour s’interroger, pour valider aussi des compétences transversales, du temps enfin, qui est nécessaire pour ne plus subir, mais pour agir".

Elle annonce "un vaste plan de formation des enseignants" qui sera développé "sur deux années" et elle demande que soit encouragée "l’innovation pédagogique et l’évolution des pratiques pour favoriser la réussite de tous les élèves (...) Nombreux sont les travaux qui soulignent, par exemple, que la réussite en filière professionnelle ne se réduit pas à la question du choix, mais bien à l’accueil fait à l’élève au sein de cette filière par ses enseignants et par ses pairs. La prévention du décrochage scolaire est donc aussi une question pédagogique."

Par ailleurs un comité de pilotage interministériel sera mis en place en novembre.

Extrait de touteduc.fr du : Décrochage. la priorité doit porter sur la prévention

 

Le décrochage scolaire, au coeur d’une journée de mobilisation ce mercredi 23 septembre, touche chaque année plus de 100 000 jeunes. Un fléau contre lequel la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, reste mobilisée.

Elle participera mercredi après-midi à la Journée nationale de refus de l’échec scolaire, organisée pour la 8e année consécutive par l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev). L’objectif : venir en aide aux élèves ayant quitté le système scolaire sans aucun diplôme. Le ministère de l’Education nationale a fait de cette lutte une de ses priorités depuis trois ans, en agissant sur plusieurs fronts à la fois

Extrait de directmatin.fr du 23.09.15 : L’échec scolaire n’est pas une fatalité

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