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La participation de l’OZP (Marc Douaire) à l’émission "Le Téléphone sonne", sur France Inter le 18 décembre 2014 sur la carte de l’éducation prioritaire

22 décembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 20.12.14

Rappelons que le principe de l’émission n’est pas d’instaurer un débat entre les invités mais d’amener ceux-ci à répondre directement aux questions des auditeurs. Les questions étant en majorité adressées au ministère, c’est son représentant qui a été le plus sollicité par l’animatrice de l’émission pour répondre.

Marc Douaire, président de l’OZP, a notamment déclaré :
- Je rappelle d’abord que notre association est totalement indépendante des pouvoirs publics et des organisations syndicales ou politiques.
- Sur le plan budgétaire, il faut être raisonnable. Le budget actuel tranche avec celui des gouvernements précédents. Il ne faut pas oublier les menaces de dépôt de bilan qui pesaient sur l’éducation prioritaire il y a quelques années. L’essentiel de l’éducation prioritaire n’est pas dans la carte mais dans la construction d’une véritable refondation au niveau des pratiques.
- Le périmètre de l’éducation prioritaire s’est étendu au fil des années. Le label Education prioritaire doit être réservé à une minorité de territoires où le système éducatif ne fonctionne plus.
Si on continuait à étendre le dispositif à tous les établissements qui accueillent des publics populaires, d’une part cela rendrait caduque la possibilité même de priorité effective, d’autre part cela laisserait entendre que la scolarisation des élèves issus de ces publics relève de l’éducation prioritaire, l’école ordinaire étant réservée aux classes moyennes et supérieures ce serait la fin de l’école publique pour tous.".
C’est pourquoi, à côté de ce dispositif limité et provisoire, nous soutenons le principe général pour les autres établissement d’une répartition des moyens selon les difficultés sociales.
- Nous avons il y a longtemps déjà alerté le ministère sur la nécessité de donner la priorité à l’école maternelle et nous saluons l’effort actuel en ce sens.
- S’agissant de priorité, n’oublions pas que le système éducatif français a toujours accordé la sienne à la formation des élites, aux grandes écoles et à la reproduction sociale. Il y a là une marge importante de rééquilibrage.

- Il faudrait organiser une autre émission sur ce qui marche en éducation prioritaire.

 

A noter que la question des APV a été soulevée par une invitée : (Pauline Odekerken), professeure documentaliste au collège [sortant] de Lizy sur Ourcq (77)
"La réforme de l’APV ( Affectation à caractère prioritaire
justifiant une valorisation) va provoquer une vague de demandes de mutation chez les collègues "sortants" qui avaient prévu de rester 5 ans en éducation prioritaire pour pouvoir ensuite rejoindre plus facilement l’académie de leur choix. Ils sont nombreux dans mon collège dans ce cas, et cela aura de graves conséquences sur la stabilité des équipes voulue par le Ministère."

 

Le Téléphone sonne de France Inter jeudi 18 décembre, de 19h20 à 20h
"Etre ou ne pas être REP"

avec :
Roger Vrand : Education nationale
Marc Douaire, président de l’OZP
Bruno Mer, enseignant en Lettres en collège. Secrétaire national du SNES FSU. Responsable secteur collège
Pauline Odekerken, professeure documentaliste au collège de Lizy sur Ourcq (77)

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