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L’UNSA93 dénonce le "marasme" de l’éducation en Seine-Saint-Denis. Un communiqué de la ministre

8 novembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable
  • Dernier ajout le 10 novembre 2014

[...] De son côté, pour remédier au manque d’attraction du département, le syndicat veut aller plus loin, avec l’idée de favoriser un recrutement local. Il propose ainsi d’étendre aux étudiants non boursiers la possibilité, offerte par la loi sur les emplois d’avenir, de suivre une formation en alternance pour devenir professeur des écoles ou d’ouvrir des antennes universitaires dans plusieurs communes du département.

Enfin, l’UNSA Education 93 continue de réclamer un « choc indemnitaire » (à hauteur de 500 euros par mois) pour les candidats acceptant de travailler en zone d’éducation prioritaire. Une indemnité qui s’ajouterait à d’autres avantages liés à la carrière, au logement et au transport. [...]

Extrait de lemonde.fr du 07.1.14 : Appel des enseignantts de Seine-Saint-Denis contre le marasme éducatif

 

[...] L’UNSA-Education organisait, ce 7 novembre une rencontre avec la presse des sections départementales de ses syndicats et toutes font état de "l’épuisement" des personnels, et de la nécessité de leur "redonner un espoir".

[...] Au total, les syndicats de l’UNSA éducation font plusieurs propositions, mais ils demandent avant tout "un audit de la Cour des comptes". Ils n’ont manifestement pas confiance dans leur administration pour dresser un tableau objectif de la situation.

[...] Pour favoriser le pré-recrutement, il faudrait renforcer le dispositif des EAP (emplois d’avenir professeur) et notamment l’étendre à des étudiants non boursiers ; assurer le suivi des contractuels (ce à quoi le ministère a répondu par avance, voir ToutEduc) ; mieux accueillir les stagiaires ; créer des postes pérennes dans l’administration ; envisager un traitement spécifique pour la quinzaine d’écoles qui posent le plus de problèmes ; provoquer un "choc indemnitaire" (estimé à 500 €/mois) pour les postes en REP+ ; [...]

Extrait de touteduc.fr du 07.11.2014 : Les personnels UNSA de l’éducation de Seine-Saint-Denis en appellent au président de la République, et demandent un audit de la Cour des comptes

 

Réponses à la situation des écoles de la Seine-Saint-Denis
Communiqué de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 07/11/2014

Afin de répondre aux difficultés particulières rencontrées en Seine-Saint-Denis, un plan d’action ambitieux a été mis en place dans le département.

Information presse
Ce vendredi 7 novembre à 15h, trois représentants du collectif des "Bonnets d’âne" ont été reçus en préfecture de Seine-Saint-Denis par Didier LESCHI, préfet délégué à l’égalité des chances auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis, Béatrice GILLE, rectrice de l’académie de Créteil, chancelière des universités, Jean-Louis BRISON, inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’Éducation nationale, et David PROULT, adjoint au maire de Saint-Denis, délégué à l’enseignement primaire et secondaire.

À l’occasion de cette réunion, la rectrice a rappelé la mobilisation de l’ensemble des services de l’Éducation nationale afin de permettre une nette amélioration de la situation du recrutement et du remplacement dans le département. Cette mobilisation se traduit notamment par le plan d’action ambitieux annoncé hier par Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (voir ci-joint le communiqué du 6 novembre).

Tout d’abord, un effort important a été réalisé en termes de moyens. À l’échelle de l’académie de Créteil, en 2013, 405 nouveaux emplois d’enseignants ont été créés dans le premier degré et 430 dans le second degré. En 2014, 380 emplois d’enseignants ont été créés dans le premier degré et 233 dans le second degré. A l’échelle du seul département de Seine-Saint-Denis, la dotation en emplois d’enseignants, rien que pour le premier degré, a été très élevée : 150 en 2013 et 147 en 2014.

Cet effort a permis, outre l’accueil des élèves, de renforcer le remplacement (une centaine d’emplois supplémentaires en deux ans), de mettre en place 38 dispositifs "plus de maitres que de classes" et d’ouvrir 26 classes pour les enfants de moins de trois ans. Cet effort sera poursuivi dans le même rythme pour les trois prochaines années.

Pour faire face à ces fortes créations d’emplois dans le premier degré, le nombre de places au concours de professeur des écoles dans l’académie de Créteil a été fortement augmenté. De 840 postes en 2012, ce nombre est passé à 1085 en 2013, à 1090 en 2014 (auxquels s’ajoutent les 1120 postes du concours exceptionnel) et à 1635 en 2015.

Le nombre de candidats a également progressé passant de 3911 en 2012 à 3466 en 2013, 4314 en 2014 et 5395 en 2015 (soit une hausse de 25% par rapport à 2014). Les postes au concours ont été de plus en plus couverts puisque seulement 53 postes restaient non pourvus en 2014 après les 97 du concours exceptionnel et les 166 du concours 2013. La situation est donc en amélioration. Cependant, cette amélioration n’est pas encore suffisante pour pourvoir tous les postes aux concours, ce qui explique le recours à des enseignants contractuels.

Pour faire face aux besoins immédiats dans les meilleurs délais, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait annoncé dans un communiqué du 9 octobre 2014 la mise en œuvre de mesures visant à améliorer l’accueil et l’accompagnement des enseignants contractuels. Celles-ci se déclinent désormais en actions très concrètes :
Pour renforcer l’accueil et la formation des contractuels : 6 sessions de formation dédiée sont mises en place les mercredis après-midi à compter du 19 novembre 2014 sur les thèmes suivants : exploitation du livret d’accueil ; connaissance des partenaires et de l’institution dans le premier degré ; organisation de l’espace de la classe, les emplois du temps et les règles de vie ; programmations disciplinaires et progressions des élèves ; gestion de l’hétérogénéité et évaluation ; préparation aux concours. De plus, depuis le 6 novembre, un espace pédagogique sur Internet leur est consacré, mettant à leur disposition tous les documents pédagogiques et administratifs utiles.
Pour renforcer l’accompagnement des contractuels tout au long de l’année : un tuteur expérimenté est désigné pour chaque enseignant contractuel. Un accompagnement à la prise de fonction est par ailleurs assuré par les conseillers pédagogiques.
Pour améliorer l’efficacité des services académiques : une troisième circonscription est créée à Saint-Denis. Concrètement, un inspecteur de l’Éducation nationale supplémentaire sera donc présent sur le territoire pour affiner l’accompagnement des enseignants. De plus, une cellule spécifique de trois personnes est créée à la direction académique pour prendre en charge la gestion et le suivi des personnels contractuels. Enfin, une adresse électronique dédiée est créée pour que les contractuels n’aient plus qu’un seul interlocuteur pour toutes leurs questions, avec une réponse assurée dans les 24 heures.

Enfin, concernant l’affectation des remplaçants à Saint-Denis, un suivi est effectué au cas par cas. Depuis le 6 octobre, seul 1% des enseignements n’a pas pu être assuré, ce qui correspond à l’un des meilleurs taux de France. Dans ces quelques cas, les élèves ont alors été pris en charge par les autres enseignants de l’école.

À Créteil comme dans les autres académies, le ministère demeure pleinement mobilisé pour améliorer la situation du recrutement, du recours à des contractuels et du remplacement, dans l’intérêt des élèves et des enseignants.

Extrait de education.gouv.fr du 07.11.14 :Communiqué de presse

 

[...] "La situation de la Seine Saint-Denis (93) est extraordinaire", explique Isabelle Guigon, secrétaire départementale du Se-Unsa 93, le 8 novembre. "La situation sociale ici est hors norme", confie Nicolas Monteil, un enseignant contractuel de Saint-Denis. Les syndicats de la Fsu ont déposé un préavis de grève pour le 20 novembre quand l’Unsa 93 réclame "un choc indemnitaire" pour les personnels des Rep du département. A écouter tous ces professionnels de l’éducation nationale, le système éducatif en Seine Saint Denis est près de l’écroulement humain et moral. Quels remèdes y apporter ? [...]

Extrait de cafepedagogique.net du 10.11.2014 : Enseigner dans le 93 : "Accepterait-on cela à Paris ?"

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