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Deux communiqués syndicaux (SGEN et UNSA) sur le statut des personnels de la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire)

14 février 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

En juin dernier, le SE-Unsa alertait le cabinet du Ministre sur les conditions de travail de nos collègues qui exercent en Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire. Alors que dans un premier temps, les personnels MLDS étaient oubliés des groupes de travail métier, la pression des organisations syndicales dont le SE-UNSA, a contraint le ministère à proposer un groupe de travail spécifique qui s’est réuni le 11 février sous la présidence du directeur-adjoint de cabinet, B. Lejeune. Cette première réunion devait porter sur les missions et obligations réglementaires ainsi que sur le recrutement et le régime indemnitaire.

A l’étude des documents remis, le SE-UNSA a exprimé son désaccord total avec les propositions du Cabinet : missions pas reconnues, pas de considération pour l’ingénierie de formation, négation des compétences spécifiques des CPIF, pas de perspective pour le déroulement de la carrière.

Face à une désapprobation généralisée, le cabinet a retiré les documents de travail et s’est engagé à proposer une nouvelle version prenant en compte nos propositions.

Le nouveau document de travail présentera les éléments qui seront discutés lors de la prochaine séance de travail (courant mars).[...]

Extrait de se-unsa.org du 11.0214 : GT métier personnels enseignant en « MLDS »

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Pour le SGEN, les personnels de la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire) "doivent être reconnus comme des enseignants"

Pour le SGEN-CFDT, les personnels de la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire) "doivent bien être reconnus comme des enseignants. La mission d’insertion, y compris professionnelle doit être reconnue. Leurs compétences d’expertise doivent être également reconnues, notamment par le versement de l’indemnité liée aux missions complémentaires prévues dans le nouveau statut des enseignants." Mais le SGEN "refusera toujours l’accès à la titularisation par les concours disciplinaires qui sont inadaptés à la réalité de la mission. Ces concours excluent, de fait, tous les contractuels des missions." C’est ce qu’affirme le syndicat qui a appelé à la mobilisation ce 12 février pour faire entendre ces revendications. Selon le syndicat, une vingtaine d’académies sont concernées par la mobilisation.

"La mission de lutte contre le décrochage est à la recherche de son identité depuis 1986, depuis que les dispositifs existent. Sa mission est de pallier les dysfonctionnements du système éducatif qui fonctionne pour éliminer un certain nombre de jeunes et fabrique de l’exclusion. (…) Nous portons la vision que la lutte contre le décrochage relève du système éducatif dans toutes ses missions et ses structures", déclare Albert Ritzenthaler, secrétaire national.

Le syndicaliste estime le nombre de personnels MLDS à 834. Un tiers d’entre eux a été titularisé dans le cadre de la loi Sauvadet, entre 2000 et 2005. A l’époque un concours spécifique avait été mis en place : le CPIF. Le reste du personnel MLDS est contractuel ou en CDI. Ces personnels sont recrutés sur profil et ne sont pas considérés comme enseignants. Pour être titularisés, ils doivent passer un concours disciplinaire, s’insurge le SGEN. Albert Ritzenthaler dénonce le recrutement de contractuels précaires dans le cadre de ce dispositif. De plus, "les coordinateurs MLDS qui sont accueillis dans les établissements ne bénéficient pas de toutes les infrastructures et ne rentrent pas dans le cadre du projet de l’établissement".

Mise en place d’un groupe de travail au ministère
Selon le syndicat "le ministère déclare la nécessité de professionnaliser les MLDS, mais ne leur permet pas d’accéder à la titularisation dans leur fonction spécifique. Le ministère prône une clarification des missions et une harmonisation de l’organisation des services mais n’acte aucun texte réglementaire qui mette fin à la disparité des pratiques rectorales". En outre, affirme le syndicat, alors que le ministère va octroyer une indemnité aux personnels intervenant dans les réseaux d’éducation prioritaire, il "occulte toute reconnaissance indemnitaire aux personnels de la MLDS qui prennent en charge le même type de publics dans des conditions plus difficiles et avec des moyens inférieurs".

Le SGEN demande pour tous les contractuels "le passage en CDI dans les mêmes conditions que les autres enseignants contractuels de la formation initiale". Mais également "l’accès au plan de titularisation dans la discipline ‘coordination pédagogique ingénierie de formation’ dans le cadre de la loi Sauvadet". Le syndicat revendique aussi "la nomination au moins à l’année sur un bassin de formation des enseignants-coordinateurs". Pour les titulaires, le syndicat exige notamment "la reconnaissance de la spécificité ‘coordination pédagogique ingénierie de formation’ dans la formation initiale, l’accessibilité du CAPES (…) par les concours internes et externes, une évolution de carrière, l’instauration de droit de mutation". Pour l’ensemble des personnels, le SGEN demande le versement de la part variable de l’ISOE, le remboursement des déplacements internes à la résidence administrative en milieu urbain, le versement d’une prime de pénibilité et un droit à l’inspection.

Un groupe de travail, mis en place suite à une demande du SGEN, présidé par Bernard Lejeune, directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon s’est réuni le 11 février. Selon le syndicat, le ministère estime que "la mission MLDS est pérenne. (…) Les personnels sont donc des enseignants, intégrés dans les équipes éducatives des établissements. Tout enseignant peut exercer cette mission en complément de service ou au cours de sa carrière. Les personnels MLDS ont la particularité de prendre en charge des élèves en décrochage avec une mission pédagogique et d’expertise en ingéniérie de formation." En outre, pour le ministère "comme ce sont des enseignants, le recrutement se fait sur la base des recrutements disciplinaires, cet ancrage disciplinaire permettant d’assurer leur mobilité". Selon le SGEN, le ministère précise que "le document de travail n’a qu’une valeur de base de discussion préalable qui n’engage pas les conclusions. Il considère que tout reste ouvert (…) Reste à construire un modèle qui valide l’expérience passée, qui propose un dispositif de certification pour l’avenir, avec des entrées multiformes." En outre, "la possibilité de postes spécifiques est une piste à étudier". La prochaine réunion du groupe de travail se tiendra mi-mars.

Extrait du site ToutEduc du 1Z3.02.2014 : Pour le SGEN, les personnels de la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire) "doivent être reconnus comme des enseignants"

 

Voir aussi

Extrait de sgenpic.fr du 18.02.14 : Compte rendu du groupe de travail "missions sur la MLDS", mardi 11 février 2014

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