> 8 - PÉDAGOGIE, ACTIONS LOCALES, FORMATION > ACTIONS LOCALES par niveau et discipline)/ > Actions locales en MATERNELLE > Maternelle (Numérique, communication, presse) > B* Une tablette pour agir, comprendre, apprendre en 2014 à l’école maternelle (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

B* Une tablette pour agir, comprendre, apprendre en 2014 à l’école maternelle RRS Olivier Compas à Kourou (Guyane)

20 janvier 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Une tablette pour agir, comprendre, apprendre en 2014
Expérimentation art.34

Ecole élémentaire Olivier Compas
Rue Pablo Picasso, 97310 Kourou
Site de l’école
Auteur : Barbeau Cédric
Mél : cbarbeau@ac-guyane.fr

Le projet, après équipement en tablette d’une classe de CE1 au sein de l’école Olivier Compas de Kourou (Guyane française), vise à améliorer, entre-autre, le lire (lecture/compréhension) par le biais de tablettes type Ipad en utilisant les fonctions avancées de cet outil ; le tactile, le visuel et l’auditif.
L’expérimentation menée actuellement s’insère dans une pédagogie active ou l’action et l’agir sont au cœur des situations d’apprentissages ; AGIR, COMPRENDRE, APPRENDRE.
Pour ce faire la tablette, au vu des applicatifs déjà développés permet, entre autres de :
• Développer des acquisitions par l’attractivité de l’outil tactile,
• (re)Trouver la motivation pour mieux apprendre,
• Construire une individualisation des parcours de façon « immédiate »,
• L’appropriation de son travail scolaire,
• L’autonomisation et la responsabilisation au quotidien,
• Préparer l’adulte en devenir à agir avec son temps,
Les apports possibles sont nombreux et de tout ordre mais les tablettes se démarquent surtout par la mobilité et la différenciation plus facile qu’elles permettent dans le parcours individualisé de l’élève. Cette action génère des modifications importantes tant au point de vu de l’élève que de l’enseignant. La construction d’un E.N.T. Permet aux différents acteurs de l’action d’acquérir et de développer de nouvelles attitudes, capacités et connaissances.

Plus-value de l’action
« Le chant du possible », c’est-à-dire qu’un enseignant pour enseigner doit être en perpétuel mouvement et/ou recherche. Donc son enseignement s’adapte, bouge, varie... L’Agir doit être conforté dans les situations d’apprentissages car c’est essentiellement par l’action que les attitudes, les capacités et les connaissances se construisent, se développent puis se consolident. Comment développer une pédagogie active qui soit ancrée dans son temps tout en variant les supports ? Cet enjeu de l’éducation est multiple et complexe néanmoins, les savoirs doivent se construire de manière pro-active c’est à dire en vision prospective (innovation, développement) tout en continuant à être vécus.
Actuellement les tablettes représentent un outil, certes numérique, mais surtout « manipulatoire » or la manipulation, l’action directe, est un vecteur incontournable à nos enseignements. A mon sens, la réussite passe par l’action. L’action de l’enseignant, l’action de la tutelle étatique et/ou locale, l’action des parents, l’action des enfants/élèves. Or la mise en synergie doit être accompagnée au vu des besoins et autres adaptations à notre société évolutive.
Communiquer via :
• Un site
• Via des formations
• Colloques d’enseignants et de chercheurs pour approfondir les expérimentations, les améliorer, les développer, les partager.

Nombre d’élèves et niveau concernés
24 élèves de CE1 en ZEP

A l’origine
Je suis enseignant en CE1, fin de cycle 2, depuis 2 ans dans cette école. La classe se compose de 24 élèves tous scolarisés depuis la grande section de maternelle au minimum. Le profil des élèves est varié et hétérogène. Les évaluations diagnostiques menées en troisième semaine de septembre donnent les résultats de classe suivants sur les compétences attendues en fin de Cycle Préparatoire : Un taux de réussite de 50 % sur le lire et le comprendre. Les items comportaient des exercices de phonologie, composition syllabique, lecture de mots connus/inconnus, lecture de texte et des questions de compréhension, écoute de texte et compréhension. En synthèse des ces évaluations diagnostiques et au vu des productions des élèves, j’ai dégagé le constat suivant :
Lecture :
• 4 élèves n’ont pas de conscience phonologique (acquisition des phonèmes et des graphèmes complexes)
• 6 élèves décodent avec des lacunes sur les mots peu connus. La lecture d’un texte de 5 lignes est très difficile.
• 8 élèves décodent mais n’accèdent pas au sens. Le décodage n’est pas fluide et assuré.
• 5 élèves correspondent aux critères attendus de fluidité (rythme, ton, intonation), Compréhension :
• 6 n’ont pas encore accès au sens car ils sont centrés sur la technique de déchiffrage
• 14 sont en difficulté sur : lire et comprendre un énoncé, une consigne et comprendre ce qui est attendu. Ainsi que sur : dire de qui ou de quoi parle le texte lu ; trouver dans le texte ou son illustration la réponse à des questions concernant le texte lu, reformuler son sens.
• 3 sont au niveau de 70 % de réussite en lecture. La compréhension fine est à développer. • Le constat mené au travers de ces évaluations diagnostiques met en exergue l’hétérogénéité des besoins et les enjeux d’apprentissage pour les élèves.
• En effet, améliorer le lire pour les élèves « en difficulté » et développer le comprendre pour l’ensemble de la classe. Néanmoins, ces améliorations doivent se construire dans une approche globale de l’élève afin d’identifier les freins à l’apprentissage.

Objectifs poursuivis
Cette expérimentation vise outre les compétences de fin de cycle et le palier 1 du socle commun, la différenciation pédagogique. L’utilisation de la tablette devra permettre au travers de ce qu’elle représente, un objet numérique attractif et intuitif, une amélioration des compétences des élèves notamment les items du palier 1 du socle commun suivants :
Compétence 1 : La maîtrise de la langue française
• Lire seul, à haute voix, un texte comprenant des mots connus et inconnus.
• Lire seul et comprendre un énoncé, une consigne simple.
• Dégager le thème d’un paragraphe ou d’un texte court.
• Lire silencieusement un texte en déchiffrant les mots inconnus et manifester sa compréhension dans un résumé, une reformulation, des réponses à des questions.
J’ajouterai les items transversaux suivants :
Compétence 4 : La maîtrise des T.U.I.C : • Commencer à s’approprier un environnement numérique.
Compétence 7 : L’autonomie l’initiative :
• Écouter pour comprendre, interroger, répéter, réaliser un travail ou une activité.
• Travailler en groupe, s’engager dans un projet.

Description
Les élèves ont à disposition un Ipad individuel. Il sont regroupés par groupes de besoins au gré des séances. Les séances sont variées en thermes de supports ; livres, manuels, photocopies et tablettes.

Modalité de mise en oeuvre
Plusieurs axes se dégagent par l’utilisation des tablettes :
- 1 Séances d’acquisition des phonèmes simples et complexes
• Les objectifs prioritaires visés : Développer le vocabulaire et favoriser la motivation pour apprendre à lire. Acquérir les phonèmes et graphèmes. Développer une écoute active pour comprendre un texte lu,
• Les applications choisies : Sons des lettres Montéssori, phonémo, mémo
• La durée : de 20 à 30 minutes sur la tablette afin de respecter les recommandations de santé . Les élèves se regroupent autour d’une table ronde ou bien travaillent sur leur table habituelle.
- 2. Séances d’amélioration de la fluidité de lecture et du sens principal du texte.
• Objectifs prioritaires visés : Maîtriser le décodage des mots connus ou non. Améliorer la lecture (déchiffrage et fluidité). Développer la compréhension d’une consigne lue ainsi que savoir répondre à des questions portant sur le texte « Qui », « Quand ? », « Où »,« Quoi ? » et « Comment ? ».
• Les applications choisies:phonémo, chocolapps, itooch.
• La durée : de 20 à 30 minutes sur la tablette afin de respecter les recommandations de santé.
- 3 Séances d’amélioration de la lecture « fluide » et d’une compréhension « fine »
• Objectifs prioritaires visés : Accroître la fluidité (rythme, ponctuation, ton). Consolider le repérage des inférences, affiner la compréhension et son attitude critique.
• Les applications choisies : « Chocolapps, Itooh, AudioMemos et ibooks »
• La durée : de 20 à 30 minutes. Avec enseignant deux fois par semaine. Les élèves ont accès aux tablettes sur les temps d’accueil en activités libres.

Trois ressources ou points d’appui
• Principalement le Net via des sites d’expériences et d’échanges.
• Ma formation initiale pour monter des projets et chercher des financements.
• Les ouvrages et/ou périodiques traitant du sujet.

Difficultés rencontrées
• Le pilotage via un D.O.M. 
• Le suivi de l’aspect financier (fortement chronophage)
• Le manque de formation technique (pas de compétences particulière en informatique)

Moyens mobilisés
Les Ipad des élèves ainsi que les supports variés (livres, manuels, photocopies). Soit 24 Ipad, un vidéoprojecteur, une BCD de classe, autres supports. Budget de 19 636 euros.

Partenariat et contenu du partenariat
- En premier lieu la ville de Kourou :
• Pour son soutien financier (Réserve sénatoriale du Sénateur-Maire, apport financier)
• Pour son soutien logistique (connexion internet haut débit, réseau wifi, aménagements en mobilier ou autres si nécessaires).
• Pour son soutien technique via le service informatique de la ville pour la réalisation du projet de classe.
• Pour son accompagnement quant à l’évaluation de l’action L’éducation nationale (circonscription, rectorat, ministère)
• La formation de l’enseignant (CAFIPEMF)
• Le suivi pédagogique de l’action (amélioration de pratique, acquisition des savoirs et compétences du socle commun)
• La valorisation de l’action via le site Eduscol et la participation au dossier expérimental des tablettes tactiles en école primaire.
- Les parents et les élèves :
• Par leur adhésion au projet et leur participation aux bilans et analyse du dispositif.
• Par leur confiance et leur investissement tout au long de l’année scolaire Les partenaires informels :
• Collègues, chercheurs, et autres personnes qui de part leurs témoignages et ou leurs apports nourrissent notre réflexion et enrichissent nos pratiques.

Liens éventuels avec la Recherche
Cette action initiée à moindre niveau l’année passée a permis :
• L’obtention du CAFIPEMF option TRE (mémoire:utilisation de la tablette tactile en ce1).
• Projet ITEC pas inscrit cette année.

Modalités du suivi et de l’évaluation de l’action
Au sein de la classe :
• Elle est menée avec des évaluation mi-parcours et fin de parcours par le biais d’un outil de type tableur.
• Suivi au niveau de la mairie de façon informelle et informelle.
• Les modalités d’évaluation externe sont à consolider

Effets constatés
- Sur les acquis des élèves : Lors d’un bilan récent , les élèves ont exprimé plusieurs ressentis dont voici quelques extraits
• « C’est plus facile de travailler avec le doigt qu’avec une souris »
• « Moi, j’aime parce que je peux changer de travail facilement »
• « Avec la tablette, on peut effacer vite ou recommencer souvent »
• « C’est facile de travailler et je suis content d’avoir une tablette »
• « On peut travailler à plusieurs et c’est bien »
• « On peut entendre bien les sons et les histoires. Ça aide pour lire »
• Motivation, rapidité de mise au travail, augmentation de la concentration et de la durée de celle-ci, autonomie des élèves avec l’outil, vitesse d’appropriation et aisance d’utilisation (cet outil fait partie de leur univers et ne leur pose aucun problème).
• Rapport au travail bouleversé pour les élèves. Leur regard face au travail scolaire change : ils ne le subissent plus mais se l’approprient, l’apprécient, et en profitent donc bien plus.
• Facilité de préparation du travail pour l’enseignant, différenciation plus facile, suivi individualisé de l’élève facilité. Je peux donc dire que la tablette agit sur la motivation et l’estime de soi à un degré important. De plus, les usages montrent que la tablette n’est pas qu’un outil individuel. Elle favorise la coopération et l’échange tout en facilitant la multiplication des entraînements.
Les résultats obtenus : Au vu des évaluations de mi-parcours :
• Sur le lire (items 1-9)
◦ 1 élève a obtenu -60 % de réussite (elle a chuté sur des réalisations de consignes simples de discrimination visuelle).
◦ 3 élèves obtiennent entre 80 et 90 % de réussite.
◦ 3 élèves obtiennent 100 % de réussite.
• Sur le comprendre (items 10-18)
◦ 1 élève obtient 33 % de réussite.
◦ 2 élèves obtiennent entre 50 et 60 % de réussite.
◦ 2 élèves obtiennent entre 60 et 70 % de réussite.
◦ 2 élèves obtiennent entre 75 et 90 % de réussite. Les taux de réussite bas, c’est à dire inférieurs à la médiane de 60 %, s’expliquent par la correction liée au livret de passation. En effet, nous avons déterminé des éléments de réponses obligatoires pour valider la bonne réponse. Or, certains élèves ont répondu de façon imprécise et non explicite ce qui a entraîné l’échec à l’item..
Effectivement, la tablette permet de favoriser par le renforcement de la motivation, de l’attention et de l’estime de soi, l’apprentissage de la lecture.
Je n’ai pas noté de limite particulière si ce n’est la problématique de la santé à plusieurs titres :
• La fatigue visuelle par le biais d’un écran rétroéclairé.
• La connexion Wi-fi dont on ne connaît pas actuellement les portées sur la santé des utilisateurs.
• Une surcharge cognitive quand il y complexification de la tâche (gérer plusieurs applications en même temps.)
Néanmoins, à mon sens, il ne faut pas entrevoir la tablette numérique comme une solution miracle qui permettrait d’apporter de façon intrinsèque des avancées didactiques et pédagogiques. La tablette tout comme l’ensemble des outils numériques, doit s’entendre comme un élément faisant partie de l’Environnement Numérique de Travail des élèves. Les programmes de 2008 imposent « l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et de l’Internet » tout en favorisant leur pratique dans la plupart des situations d’enseignement. L’enseignant doit donc doser l’utilisation tout en favorisant l’utilisation d’un ENT dans sa pratique de classe. Les TUIC représentent bien des outils transversaux aux services d’apprentissages disciplinaires précis.

- Sur les pratiques des enseignants : L’apport majeur à mon sens, est la nouvelle situation d’apprentissage développée. En effet, la tablette combine l’autonomie des élèves et l’interactivité des supports ainsi que les échanges entre pairs bien au-delà de ce que j’envisageais. Cependant cette souplesse de fonctionnement risque d’être le plus grand frein à l’introduction des TUIC dans les pratiques de classe. De fait, l’utilisation de la tablette s’accompagne d’une modification de fonctionnement au sein de la classe. Les élèves peuvent travailler de façon individuelle, en groupe ou encore en groupe classe. Ils sont amenés à se déplacer à interagir, à échanger et à communiquer. Autant de paramètres que l’enseignant doit prévoir afin d’aménager l’espace, développer les points d’étapes avec remédiation et enfin les programmer dans le temps. Il y a donc un travail en dehors du présentiel (préparation), en présentiel avec les élèves (groupes ou classe) et enfin une relation à distance différée ou immédiate.
Pour ma part, ces changements inhérents à la présence d’un ENT permanent en classe ne m’impose de modifications trop importantes. Je dirais même que le développement d’un ENT dans ma classe est la suite logique de mon fonctionnement pédagogique. La différenciation pédagogique et l’accompagnement individualisé sont facilités par l’intégration de la tablette dans les séances d’apprentissages.
La technicité de la tablette et sa prise en main en situation pédagogique peuvent parfois rencontrer des difficultés dues à une crainte ou une résistance liée à la nouveauté, à un refus des systèmes fermés proposés par les fabricants. Mais au vu des apports bénéfiques qui sont possibles, ces limites ne m’apparaissent pas comme bloquantes. Néanmoins, cette mobilité au sein de la classe doit être encore réfléchie et améliorée afin de devenir plus fluide et cohérente.
En tant qu’enseignant/formateur, il m’apparaît primordial d’aborder la formation continue institutionnelle. Les limites me semblent plutôt se trouver dans cet axe. En effet, la posture des ATICE est rendue difficile par « les demandes institutionnelles et les attentes de terrain ». F. Villemonteix alerte sur les ATICE et leurs caractéristiques changeantes : ATICE praticien expérimentateur, ATICE bricoleur technico-pédagogique, ATICE agent de maintenance. Caractéristiques qui peuvent se transposer sur le maître-formateur spécialisé TRE alors qu’il doit, à mon sens se concentrer sur la didactique de la discipline et le développement des pratiques. Dans le cadre du projet de loi de la refondation de l’école, le gouvernement souhaite « faire entrer l’école dans le numérique » avec comme axe principal la modification de notre relation aux savoirs et aux connaissances.
Pour ce faire, il est prévu de développer un « service public de l’enseignement numérique » pour accompagner, dynamiser et mutualiser les pratiques par le biais :
• d’une clarification au niveau des collectivités territoriales afin de favoriser l’équipement et la maintenance des équipements.
• d’une formation des enseignants.
Agir avec un ENT en classe au niveau de l’enseignant et des élèves modifie la posture de l’enseignant en « médiateur du savoir ». Actuellement, les échanges s’exercent via des blogs et autres forums collaboratifs. L’émergence de la formation continue hybride devrait, à mon sens, se développer pour accompagner l’école numérique d’aujourd’hui.

- Sur le leadership et les relations professionnelles : L’évolution du numérique est indiscutable et elle modifie les paradigmes scolaires. Sans aucun doute, elle permettra l’intervention de l’enseignant en dehors du temps scolaire tout comme le maître-formateur (formation hybride, blogs, plate-formes parents/élèves). La maîtrise par l’enseignant d’un ENT efficient est à mon sens, une priorité pour l’école de demain. La tablette est un outil numérique qui va créer des liens entre les cognisciences et l’enseignement. Lien, à mon avis, indispensable pour améliorer la transmission des savoirs auprès des élèves d’aujourd’hui. Nous sommes, actuellement, dans la phase expérimentale mais au vu des projets en cours de développement, il semble que cet outil confirme ses potentialités et devrait modifier la relation didactique et pédagogique ainsi que le contenu du B2i. L’école et ses enseignants doivent être, à mon sens, acteurs de ces changements.

- Sur l’école / l’établissement : Les établissements scolaires doivent développer, au plus vite, un outil souple de communication et d’interaction avec les parents et le réseau partenarial via le numérique. L’interactivité doit permettre à chacun de s’inscrire dans le projet éducatif développer par l’école. Pour ce faire, les positionnements des acteurs doivent êtres consolidés tant sur leurs apports que sur leurs limites. A nous, professionnels de l’éducation de développée l’entremise propice à la construction d’une « pacte éducatif » clair où chacun contribue aux objectifs visés. L’action développée au sein de ma classe est « limitée » du fait de son manque d’ouverture. Je réfléchis actuellement a un blog et/ou un site.
- Plus généralement, sur l’environnement : Les tablettes ne se prêtent pas à un enseignement disciplinaire, elles sont dans la pédagogie active. Je milite pour ce changement afin qu’on intègre les technologies de communication dans les établissements scolaires comme des éléments de la culture de tout enfant. Si j’imaginais l’école de demain, ce serait avec une réflexion profonde sur les objectifs du système. On peut apprendre beaucoup mieux avec le numérique, beaucoup plus. On peut mieux travailler sur des "têtes bien faites et bien pleines". Demain, le système éducatif aura tranché un peu plus sur les conditions d’apprentissage des élèves. L’évolution technologique actuelle redistribue les apports des cognisciences dans nos pratiques. Nous devons en tant qu’enseignant nous saisir de ces évolutions afin d’améliorer notre accompagnement de l’adulte en devenir.
Pour ce faire, la transdisciplinarité m’apparaît comme l’élément central de mon positionnement professionnel. La tablette est un outil transdisciplinaire puisqu’il représente une porte ouverte vers un ensemble de ressources pluridisciplinaires. « La transdisciplinarité n’est une solution que dans le cadre d’une pensée complexe. Il faut substituer une pensée qui relie à une pensée qui disjoint... que la causalité unilinéaire soit remplacée par une causalité en boucle, multiréférentielle ». L’utilisation de la tablette va dans ce sens, elle représente une expérience multisensorielle, multiréférentielle en s’adaptant à chacun.
Mon action ne teste pas un outil, mais un usage avec des élèves. « Il s’agit de fournir à chaque élève les moyens d’affronter les problèmes fondamentaux et globaux qui sont ceux de chaque individu, de chaque société,..25 ». L’expérimentation permet de confirmer que l’interaction entre la tablette et les élèves contribue à susciter l’intérêt et à recréer une attention dans la tâche. L’autonomie et l’initiative, s’est fortement ancrée dans les attitudes et comportements des élèves les plus en difficulté.

Extrait du site Expérithèque : Une tablette pour agir, comprendre, apprendre en 2014

Répondre à cet article