> ACTES ET PRODUCTIONS DE L’OZP > TOUT SAVOIR SUR LES ZEP. Une série de fiches OZP (2004-2012) > Le pilotage local (Fiche OZP)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Le pilotage local (Fiche OZP)

juin 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Des fiches pour tout savoir sur l’éducation prioritaire

 

Le pilotage local

L’instance du pilotage local de l’éducation prioritaire est composée du comité exécutif, constitué du principal du collège et de tous les directeurs des écoles maternelles et élémentaires rattachées ainsi que de l’IEN de la circonscription. Il élabore le projet formalisé par un contrat d’objectifs scolaires ou par un contrat ambition réussite. Le secrétaire du RAR ou du RRS est chargé de la préparation de ses décisions et de leur mise en oeuvre.

Le pilotage local de l’éducation prioritaire a pour objectif de mobiliser une équipe autour d’un projet s’intégrant dans un projet plus vaste, permettant ainsi d’obtenir moyens et formations adéquats. Information, concertation, mise en cohérence et évaluations des actions, régulation, négociation et gestion des moyens, relations avec l’ensemble de la communauté éducative et avec les partenaires de l’école, telles sont les multiples tâches ou défis auxquels se trouve confrontée l’équipe de pilotage du réseau de réussite scolaire ou du réseau ambition réussite.
Le projet est élaboré à partir des caractéristiques territoriales et des résultats scolaires. Des outils, comme ICoTEP, construits au niveau national, en réponse aux demandes du terrain permettent de situer le réseau dans un ensemble plus vaste. La mémoire du territoire, si elle est tenue à jour, peut constituer un outil intéressant. Les points d’appui peuvent être les suivants :
- les résultats aux évaluations nationales en CE2 ou en 6ème, ou encore aux épreuves du brevet : c’est l’évolution des résultats et des écarts par rapport à une moyenne de référence qui est retenue,
- le suivi des élèves : le suivi des cohortes plutôt que la comparaison des résultats annuels,
- les orientations, le suivi post troisième,
- l’évolution des retards scolaires de 2 ans et plus en CM2, en sixième, en troisième.
- l’évolution de l’orientation à l’issue de la classe de troisième,
- le suivi post troisième : le devenir des élèves orientés en lycée et en lycée professionnel,
- le suivi et l’évolution de l’absentéisme,
- le suivi et l’évolution des actes de violence,
- le suivi et l’évolution des décisions d’exclusion,
- les départs en cours d’année scolaire en lycée ou en lycée professionnel,
- ...

Après l’étude fine de tous ces éléments, le groupe de pilotage local impulse la dynamique commune à tout le réseau en mobilisant toutes les ressources locales pour améliorer la situation. Il définit les objectifs, met en place éventuellement des actions innovantes, assure la cohérence et la mise en réseau, élabore le tableau de bord qui permet de suivre et d’évaluer l’ensemble des actions. Tous les dispositifs locaux liés au territoire et les dispositifs de réussite éducative du plan de Cohésion sociale s’articulent dans un projet qui se formalise en un Contrat Ambition Réussite ou en un Contrat d’Objectifs Scolaires.

 

Documents
- Emin, Jean-Claude, Oeuvrard, Françoise, Cousquer, Jean-Luc, Schmitt Jean-François. Le pilotage de l’éducation prioritaire. Education & formations n° 61, octobre-décembre 2001. p.p. 23-31. Ministère de l’Education nationale.
- Les contrats de réussite : nouvel outil ou formalité ? Journée nationale de l’OZP du 17 mai 2003.
- Principes et modalités de la politique de l’éducation prioritaire. Circulaire n°2006-058 du 30 mars 2006. BOENn°14 du 6 avril 2006.
- Le rapport Anne Armand et Béatrice Gille a rappelé, dans son inventaire des situations locales, l’importance du rôle du secrétaire de réseau (ex coordonnateur de ZEP/REP) dans le pilotage local :
...« D’autres partenariats sont d’initiative locale (associations, communes), ce sont essentiellement des partenariats d’action qui sont parfois formalisés dans les contrats de réussite, action par action. Mais le niveau académique ne maîtrise pas cette information et laisse le pilotage au soin du local. Souvent les lettres de mission des coordonnateurs ZEP invitent à une contractualisation locale. » (p. 108) (...)
« Et, récemment, le 9 mars 2006, le conseil interministériel des villes a créé un nouveau contrat "hégémonique", le CUCS (le contrat urbain de cohésion sociale), qui remplace le contrat de ville. Les CUCS regrouperont l’ensemble des programmes existants (équipe de réussite éducative, contrat éducatif local, fonds interministériel pour la ville, école ouverte, ville vie vacances...). Il est trop tôt pour juger si cette nouvelle tentative d’harmonisation des dispositifs connaîtra plus de succès que les précédentes. Comme chaque ministère et chaque organisme doivent pouvoir rendre compte de leur action, la fusion des dispositifs n’est guère envisageable. C’est au niveau de chaque préfecture qu’une harmonisation peut être recherchée, afin d’éviter notamment de convoquer les mêmes responsables à des réunions multiples. Quant au plan local, le rapport sur les politiques locales à caractère interministériel a montré que la multiplicité des dispositifs n’était pas un obstacle réel pour des coordonnateurs ou des responsables avertis. »(p. 117)

 

Retour au sommaire des fiches

Répondre à cet article