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L’intérêt du partenariat

juin 2006, par Lucienne Siuda Version imprimable de cet article Version imprimable

Des fiches pour tout savoir sur l’éducation prioritaire

L’intérêt du partenariat

Mise à jour : juin 2009

 

Dans les territoires de l’éducation prioritaire, le partenariat entre l’école et les familles, les associations, la police, la justice, les communes, les conseils généraux, ..., a pour objectif d’améliorer la réussite scolaire des élèves. Le rapport Moisan-Simon, datant de 1997, fait clairement apparaître le partenariat école-famille comme un des vecteurs de réussite scolaire ; le rapport Anne Armand et Béatrice Gille rappelle le partenariat entre l’Ecole et la Ville et clarifie les différents types de partenariat

Le partenariat n’est pas une notion nouvelle. Depuis la fin du XIXe siècle, les communes doivent fournir aux écoles les moyens de fonctionner. Locaux, entretien, matériel scolaire ne sont pas à la charge de l’Éducation nationale. Le mouvement s’est accéléré et a pris de l’ampleur avec l’éducation prioritaire. Le partenariat fait maintenant partie du paysage scolaire. Ainsi, par exemple, jusqu’aux années 1980, une action commune Éducation nationale-Police-Justice-associations n’était pas concevable. On ne pouvait imaginer un représentant de l’ordre ou un militant d’association franchir le portail d’ un établissement scolaire pour intervenir auprès des élèves.

Le colloque de l’INRP (Institut national de recherche pédagogique) de 1993 a défini le partenariat comme étant « le minimum d’actions communes visant la résolution d’un problème reconnu commun ». En ce qui concerne l’Education prioritaire, il permet à tous les acteurs intervenant sur un même territoire d’agir en système, de manière à améliorer les résultats scolaires. Pour atteindre cet objectif, le travail prend en compte tous les aspects de la vie de l’enfant :
- la santé : il peut s’agir de l’alimentation, des soins dentaires, de dépistages, ...
- les loisirs, la culture,
- les rythmes de vie,
- l’accompagnement scolaire,
- les relations avec les parents,
- ...

Ces actions ne peuvent se mener dans le cadre strict de l’école et uniquement avec les enseignants. C’est tout l’environnement social du public scolaire qui est amené à « éduquer ». Pour cela, différents outils sont mis en place afin d’améliorer une situation. Par exemple, les CESC (comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté) qui sont des outils de coordination des différents partenaires : collectivités locales, police, justice, gendarmerie, intervenants du domaine sanitaire et social.
Autre exemple, le partenariat visant à "lutter contre les incivilités" qui peut mobiliser des acteurs de divers horizons : police, justice, caisse d’allocations familiales, associations, familles... permet de mettre en place des actions d’éducation et de prévention.

Des acteurs parfois bénévoles, oeuvrant dans des champs qui ne relèvent pas de la compétence de l’école ou des compétences et des missions actuelles des enseignants, participent à des projets élaborés en commun et adaptés à chaque situation. Tous les acteurs interviennent en synergie dans des situations toujours pensées comme étant en évolution.

Le partenariat est particulièrement développé dans les territoires de l’éducation prioritaire. Mais il dépasse largement ce cadre avec la mise en place des nouveaux dispositifs de réussite éducative : les PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative), portés par l’Education nationale et PRE (programme de réussite éducative), portés par le ministère de la Cohésion sociale.

Il reste à mettre en synergie tous les dispositifs existants. L’Observatoire des zones prioritaires les a recensés et les a classés :
- L’ESPACE des acteurs éducatifs du plan Espoir banlieues
- L’ESPACE des équipes de réussite éducative et des PRE

 

Documents
- Définition et mise en œuvre du volet éducatif des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS), circulaire du 11-12-2006, parue au BO n° 2 du 11/01/2007
- Education dans la ville : une responsabilité partagée. Actes des Rencontres nationales des acteurs de la ville, Tours 30 et 31 mars 1999. Délégation Interministérielle à la Ville. Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement.

 

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