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Journée "Agir pour l’éducation en milieu urbain" : "L’école ne doit pas être un sanctuaire", Olivier Klein (ANRU)

24 septembre 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

"L’école ne doit pas être un sanctuaire", Olivier Klein (ANRU)

"L’école ne doit pas être un sanctuaire." Olivier Klein, maire de Chlichy-sous-bois et président de l’ANRU (l’agence nationale pour la rénovation urbaine), intervenait en clôture de la journée organisée par la ville de Saint-Denis et les Francas, hier 20 septembre, sur le thème "Agir pour l’éducation en milieu urbain".
Pour lui, la question du logement ne peut être la seule prise en compte quand on veut penser mixité sociale dans un quartier. "L’école peut être le point de départ, commençons par sa réhabilitation, associons les parents à la réflexion." Comme il avait été dit dans un des ateliers, on peut ouvrir la cour de récréation le week-end pour en faire un terrain de jeu pour les enfants, mais on peut aussi installer la bibliothèque municipale dans l’école, voire un relais assistantes maternelles...

Les architectures institutionnelles peuvent bouger comme à Angers où un collège qui perd des élèves accueille maintenant dans ses murs des classes de CM1 et de CM2, donnant ainsi au "cycle III" une réalité. Il faut aussi, insiste Olivier Klein, "retravailler l’accueil des parents à l’école", qui sinon vivent "un retour vers le passé" quand ils s’asseyent sur les chaises des enfants et que les genoux leur arrivent au menton. Au-delà, c’est la question des PEDT qui est posée.

"Attention à ne pas contractualiser sur tout", ajoute l’élu qui se méfie de projets éducatifs de territoires qui seraient "des projets pour des projets" si les parents, les élèves, les professionnels de l’éducation, toutes les parties prenantes ne participaient pas à son écriture.

C’est, là aussi, un point débattu en atelier. "La question n’est plus de savoir si nous devons travailler ensemble, mais de définir la cohérence qui nous unit", explique l’un des participants. Parmi les autres sujets abordés figurent notamment l’importance du travail sur l’estime de soi des jeunes avant de leur proposer des sorties ou des voyages et l’intérêt qu’il y a à voir les espaces publics comme des "espaces éducatifs partagés" puisqu’ils supposent des règles d’usage, implicites ou explicites, un cadre commun.

Extrait de touteduc.fr du 21.09.18 : "L’école ne doit pas être un sanctuaire", Olivier Klein (ANRU)

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