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Le pilotage de l’éducation prioritaire : rôle, fonction, mission du coordonnateur de REP, par Marceline Lappara (février 2002)

30 juin 2008 Version imprimable de cet article Version imprimable

Compte rendu de la journée de formation du Jeudi 7 février 2002 (CAREP de Montpellier)

Marceline LAPARRA, maître de conférence Sciences du langage, Université de Metz.

Pourquoi une journée spécifique sur ce thème ?

A l’heure actuelle, la majorité des enseignants ayant pour mission la coordination d’un REP l’assure
à temps plein.
En 20 ans, le temps accordé à cette mission a augmenté sensiblement passant de quelques heures
de décharge à un véritable temps plein, avec une diversité étonnante de situations pratiques.

Le système éducatif a évolué avec d’une part la croissance des contrats partenariaux, induisant la
nécessité de positionner des intermédiaires, des interlocuteurs. D’autre part l’émergence d’une
nouvelle culture professionnelle a permis d’encourager fortement le travail en équipe, en réseau.

Les caractéristiques globales d’un REP

L’apparition des ZEP en 1981 a officialiser des pratiques qui existaient déjà, néanmoins
l’opérationnalité des ZEP n’a pu être effective que dans les années 84 - 85.
Il est sûr que sous des termes différents, (le REP, la ZEP, voire la REP), nous retrouvons les mêmes
définitions centrées sur la discrimination positive.

Initialement, lors de la mise en place des ZEP, les proviseurs de lycée professionnels auraient dû
endosser la responsabilité de la zone, nous avons été confrontés à l’incapacité de pouvoir calquer
la carte des lycées professionnels avec la carte des ZEP : ainsi les Recteurs ont eu libre choix pour la
nomination des responsables de ZEP : selon la fonction du responsable ZEP (IEN ou chef
d’établissement) l’impulsion des projets, le rôle du coordonnateur demeurent sensiblement
différents.

Par ailleurs, aucune directive ministérielle n’a précisé les plus values à apporter aux moyens
financiers des ZEP, ce qui induit des disparités importantes selon les académies et les départements.
Le coordonnateur détient l’histoire de la ZEP (« coordonnateur historique »), le plus souvent il a pris
ses fonctions en même temps que la création de la ZEP, il joue beaucoup sur son réseau personnel
de relation dans les classes, avec les parents, les associations, et les partenaires.

Le départ du coordonnateur vers d’autres horizons entraîne le risque de perdre l’histoire de la ZEP
(si son remplacement n’est pas objectivement réfléchi).
Lors d’un départ, pourquoi ne pas mettre, en doublon, pendant un certain temps le successeur ?
Il serait intéressant de faire une étude sérieuse sur les
coordonnateurs (âge, fonction d’origine, formation
initiale...), nous serions tous très étonnés.
Un changement de coordonnateur entraîne
systématiquement une modification dans les
relations au sein du réseau.

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