> INEGALITES SCOL., MIXITE SOCIALE, PAUVRETE, ETHNICITE, OUVERTURE (...) > Ethnicité, Laïcité, Racisme, Immigration > Les oubliés de l’égalité des chances : participation, pluralité, (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Les oubliés de l’égalité des chances : participation, pluralité, assimilation... ou repli ? ( Yazid Sabeg et Laurence Méhaignerie, Institut Montaigne, janvier 2004)

2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Les oubliés de l’égalité des chances
Participation, pluralité,
assimilation... ou repli ?

Contribution de Yazid Sabeg et Laurence Méhaignerie

Institut Montaigne, Janvier 2004

 

AVANT-P R O P O S

La discrimination positive, inspirée de la
politique américaine d’intégration des
minorités, n’a trouvé jusqu’à présent
qu’un écho limité en Europe.

En France, pays où le principe d’égalité se
trouve au fondement de l’ordre juridique et du
contrat social, un certain nombre de dispositions
s’inspire cependant plus ou moins directement
de la discrimination positive : ainsi en
va-t-il des zones franches qui bénéficient de
dispositions fiscales préférentielles ou de la
parité entre les hommes et les femmes qui a été
introduite dans la Constitution en 2000.
Aujourd’hui, le débat autour de la discrimination
positive a été relancé à propos de
l’intégration des populations issues de l’immigration
récente.

L’Institut Montaigne a jugé nécessaire de
contribuer à cette réflexion en constituant un
groupe de travail placé sous l’autorité de Yazid
Sabeg, ayant pour mission de dresser un état
des lieux et d’avancer des propositions.
Fruits de longues réflexions, de confrontations
d’opinions et d’avis parfois très éloignés, le
rapport issu de ces travaux prend nettement position en faveur de la discrimination positive
et préconise de l’appliquer concrètement
aux politiques de l’emploi ou du logement.
Son contenu peut donc susciter adhésion ou
rejet - et l’unanimité n’est pas faite au sein de
l’Institut Montaigne lui-même - mais tout
lecteur de bonne foi reconnaîtra la cohérence
et l’intérêt de cette contribution.
C’est pourquoi il est apparu essentiel de la
verser au débat.

Claude Bébéar

 

P R É F A C E de Yazid Sabeg (extrait)

La relation entre représentativité et
citoyenneté me tient à coeur. Non seulement
en raison de mon appartenance
pleine et entière à la vie de mon pays,
à mes sentiments nationaux profonds mais
aussi à cause de ce que je suis et de mes
origines.
Fondamentalement Français et tout à la fois
profondément Maghrébin, j’ai cumulé mes
deux identités avec grand bonheur. C’est
pourquoi j’attends le jour où l’on me reconnaîtra
ces deux identités sans me renvoyer à
mes origines. Pour moi et pour tous les filles
et fils de l’immigration, j’attends le jour où
l’on cessera d’être présentés, à la façon des
vins d’appellation contrôlée, comme des
Français « d’origine étrangère » pour devenir
des Français maghrébins, ou des minorités
franco-maghrébines.
Mon pays, la France, m’a apporté beaucoup,
elle a fait de moi ce que je suis, un homme
d’entreprise. Mais une chose me frappe
depuis quelques années. Une troisième génération
de Maghrébins arrive en âge de travailler
et je suis toujours un des très rares
Maghrébins à occuper une position significative
dans le paysage économique français.

(...)

Documents joints

Répondre à cet article