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La galère des sortants du système éducatif non diplômés

29 novembre 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « 20 minutes » du 28.11.06 : Galère 100 % garantie pour les non-diplômés

Si la vie n’est pas rose pour les diplômés, elle est franchement grise pour les autres. Sans surprise, ceux qui terminent leurs études sans ou avec peu de qualifications sont plus affectés par le chômage, note le Cereq. Une réalité qui a poussé le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale à tirer la sonnette d’alarme, mi-novembre.

Dans son rapport, le Cerc a enjoint le gouvernement à ouvrir « sans délai » « un chantier d’intérêt national » pour les 190 000 jeunes qui quittent chaque année le système éducatif sans diplôme. En cause, selon le Cerc, l’absence d’orientation efficace des élèves et les lacunes de l’enseignement. Sans compter la « complexité » de la formation continue, qui profite peu aux moins qualifiés.

AB

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Les jeunes doivent trimer pour s’insérer

A défaut de solution, les syndicats et le gouvernement auront des chiffres à se mettre sous la dent lors de la Conférence sur l’emploi et les revenus prévue le 14 décembre prochain. Après le Conseil de l’emploi, des revenus et la cohésion sociale (Cerc), c’est au tour du Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Cereq) de passer au crible l’emploi en France. Son étude, « Génération 98 », publiée hier, analyse l’insertion de 16 000 jeunes en 2005, soit sept ans après leur arrivée sur le marché du travail. Avec un constat inquiétant : elle relève du parcours du combattant.

Aujourd’hui, 86 % de ces jeunes ont un poste - dont près de 75 % en contrat à durée indéterminée - et 9 % en cherchent un. Mais les disparités sont fortes. La plus flagrante touche les non-diplômés, dont 20 % sont sans emploi. Et qui dit boulot ne dit pas nécessairement progression de carrière. « Sept ans après leur entrée dans la vie active, 41 % des jeunes ont encore comme priorité de trouver ou de conserver un emploi stable. Celui qu’ils occupent ne l’étant pas assez », souligne Alberto Lopez, chef de département au Cereq.

Il faut dire que depuis 1998, les trois quarts des jeunes ont changé au moins une fois d’employeur. La moitié contre leur gré. Pour eux, le retour à l’emploi ne s’accompagne pas d’une progression salariale. Pire, le nouvel emploi est parfois d’un niveau inférieur. Seuls les diplômés de l’enseignement supérieur font le chemin inverse. Après avoir accepté des conditions modestes en début de carrière, ils changent de boîte et prennent du grade.

Sylvie Laidet

L’article du Cereq

L’article de la Dares

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