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Formateur/Professeur : "Où je reparle des temps partagés en INSPE" (Philippe Watrelot)

28 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Où je reparle des "temps partagés" en INSPÉ…

La direction de l’INSPÉ de Paris demande à ses enseignants de faire des propositions concernant le statut des « temps partagés ». Le message de la directrice adjointe précise un peu la commande : « certains points en particulier peuvent peut-être faire l’objet de suggestions : les modalités de recrutement de ces collègues, la part de l’INSPÉ dans les évaluations contribuant aux évolutions de carrière, les possibilités d’aménagements du service qui est composé de deux parties. »

J’ai donc tenté de répondre à cette demande. Ce qui va suivre n’est pas une « note technique » mais plutôt un récit et un retour d’expérience. Ce qui n’exclut pas quelques propositions. Je le publie sur mon blog car je me dis que cette réflexion n’est peut-être pas propre à l’institut où je travaille et peut intéresser d’autres formateurs.

[...] Formateur/professeur

Je vais terminer de la même manière que j’ai commencé. Au risque d’agacer certains de mes collègues. J’ai écrit que "formateur" et "prof" étaient deux métiers différents. Mais je crois aussi que l’un doit nourrir l’autre par l’alternance (simultanée ou successive), c’est une question de légitimité et de cohérence

Je ne dis pas que tout le monde devrait être, comme moi, en temps partagé mais je pense qu’il serait nécessaire qu’il y en ait un peu plus plus et qu’on crée de meilleures conditions pour cette alternance simultanée. Et puis je continue à penser que formateur ne peut pas être non plus un métier « à vie ». Plus que la perte du contact avec le terrain que peut compenser les visites, c’est aussi une nécessité pour maintenir une certaine "modestie" et nuance dans son action. Car la critique formulée par les stagiaires sur des formateurs trop prescriptifs ou s’érigeant en « juges » d’une certaine conformité ne résiste pas bien longtemps à cet aller-retour avec la réalité de la classe. On ne pourra défendre nos formations en INSPÉ qu’à condition de se livrer à un véritable aggiornamento plutôt qu’à une simple défense de l’existant

Il faut aussi se pencher sur la pédagogie pratiquée dans les instituts de formation. Si les stagiaires subissent essentiellement des cours magistraux comment s’étonner de la permanence de cette forme scolaire avec les élèves ? Le rôle de la formation c’est aussi de faire vivre des situations de formation et des dispositifs variés pour que chacun puisse les expérimenter assez tôt. On parle beaucoup de didactique dans les INSPÉ, et si on parlait un peu plus de pédagogie ? Ce débat sur les temps partagés peut être aussi l’occasion de se poser cette question...

Extrait de philippe-watrelot.blogpot.com du 19.09.20

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