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Les EPSF : quel rapport avec "l’école du socle" de la loi de 2005 ? Débat

16 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Débat : L’« école du socle » serait-elle victime d’une malédiction ?

Pour le rapporteur de la loi Blanquer au Sénat, « l’école du socle est un beau sujet, qui mérite d’être discuté ». Beau sujet donc qu’une structure couvrant tous les niveaux de la scolarité obligatoire et les savoirs fondamentaux, mais sujet trop explosif ?

Comment comprendre que la perspective d’une telle école, naguère favorablement envisagée par la gauche, avant d’être apparemment abandonnée, soit l’objet de violentes critiques quand elle refait brutalement surface sous la forme de l’Établissement public des savoirs fondamentaux (EPSF), regroupant un collège et une ou plusieurs écoles primaires voisines ?

[...] Des obstacles territoriaux
La loi Fillon du 23 avril 2005, pour la première fois, fixait pour objectif à la scolarité obligatoire l’« acquisition d’un socle commun… qu’il est indispensable de maîtriser ». Dans la logique de l’élaboration consensuelle de ce socle commun de connaissances, de compétences, et de culture, nombreux étaient les esprits affirmant les atouts d’une école du socle, expression couramment utilisée depuis 2011.

Il s’agit, comme le rappelle l’« exposé sommaire » de l’amendement voté le 30 janvier 2019, « de faciliter le parcours et le suivi individuel des élèves de la petite section à la troisième ». De construire un continuum de scolarité obligatoire, certes scandé par deux temps (primaire, puis collège), mais permettant de surmonter sans trop de mal la triple rupture cognitive, pédagogique, et éducative, que constitue le passage du CM2 à la sixième (rapport « Terra Nova » du 6 mars 2014).

Le regroupement d’écoles et de collèges a fait l’objet d’expérimentations déjà nombreuses, et positives. Mais, si l’école du socle est pour certains « l’école de demain », ne s’est-on pas enthousiasmé trop vite, tant les obstacles pouvaient être nombreux sur le chemin d’une école apportant, selon le mot d’une directrice, une « plus-value pour tous » ? Cela fait plusieurs décennies que la volonté de construire une « école fondamentale » pour la scolarité obligatoire vient buter sur les intérêts catégoriels et les partis pris idéologiques.

C’est que l’entreprise est difficile. Elle croise des problèmes pédagogiques, institutionnels, et territoriaux. Il s’agit d’homogénéiser, à partir de réalités très hétérogènes. Le primaire et le secondaire constituent deux mondes différents. Certes, les instituteurs sont devenus des professeurs des écoles. Mais il y a toujours deux cultures différentes, deux entités administratives distinctes, deux systèmes d’obligation de service, deux séries d’identités sociales et professionnelles. Et il faut faire face à de difficiles exigences d’aménagement équitable du territoire.

Extrait de theconversation.com du 14.05.19

 

Les "écoles du socle", cette expérimentation qui inspire le projet de loi Blanquer

Le projet de loi Blanquer arrive au Sénat mardi. Les écoles du socle, qui ont inspiré l’amendement sur les "établissements des savoirs fondamentaux, devraient de nouveau être au cœur des discussions. Que cache cette appellation technique ? Le JDD a mené l’enquête.

[...] Elles sont essentiellement dans des zones très rurales
Retour aux origines donc : aux "écoles du socle", visant à garantir un continuum pédagogique du CP à la 3e. Certaines sont déjà expérimentées en Bretagne, en Haute-Saône, en Ardèche ou en Martinique. Le ministre de l’Education y fait souvent allusion. Mais personne ne sait précisément combien il en existe. "Une quinzaine", avance la députée LREM Cécile Rilhac, qui s’en est inspirée pour proposer l’article sur les écoles des savoirs fondamentaux à l’Assemblée.

Les objectifs semblent d’ailleurs identiques. D’une part, pédagogiques : il s’agit de faciliter le parcours et le suivi des élèves de la petite section de maternelle à la troisième. D’autre part, territoriaux : renforcer de très petites écoles (la moitié des 45.000 que compte la France comporte moins de quatre classes !) en leur permettant d’atteindre une taille critique.

Extrait de lejdd.fr du 14.05.19

Source La revue des presse des Cahiers pédagogiques
 

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